Mercredi 21 juillet 2010 3 21 /07 /Juil /2010 09:27

  by Chief Editor

par la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme (FIDH).

Rwanda: La FIDH appelle à mettre un terme à l’actuelle vague de violence et demande une enquête indépendante et impartiale sur les assassinats d’opposants politiques et de journalistes.

La FIDH condamne avec la plus grande fermeté la vague de violence qui sévit au Rwanda à l’approche de l’élection présidentielle prévue le 9 août 2010. Les assassinats, arrestations et détentions arbitraires, menaces, actes de harcèlement et d’intimidation à l’encontre d’opposants politiques et de journalistes ne cessent de se multiplier, ce qui ne laisse en rien présager de la tenue d’un scrutin libre, transparent et surtout sécurisé.
Le 14 juillet 2010, André Kagwa Rwisereka, Vice-Président du Parti Démocratique Vert qui, selon les membres de son parti, avait récemment fait l’objet de menaces, a été retrouvé mort dans le sud du pays. Le 24 juin 2010, c’est Jean-Léonard Rugambage, Rédacteur en chef adjoint du bimensuel Umuvugizi et correspondant au Rwanda de Journalistes en Danger (JED), qui a été abattu devant son domicile à Kigali. Le 19 juin 2010, Faustin Kayumba Nyamwasa, ancien chef d’état major de l’armée rwandaise et ancien proche du Président Paul Kagame, a quant à lui échappé à une tentative d’assassinat en Afrique du Sud où il est réfugié depuis février 2010. Ces récents assassinats et tentative d’assassinat sont le reflet d’une dégradation générale de la situation des droits de l’Homme au Rwanda, caractérisée par une répression accrue à l’encontre de toutes les voix contestataires.

L’État du Rwanda, dont le rapport périodique a été examiné en mai 2010 par la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP), avait été interpellé par les nombreuses ONG présentes, dont la FIDH, mais également par certains Commissaires, sur la nécessité de garantir les libertés individuelles d’expression, d’opinion et de réunion, de même que la sécurité de tous les citoyens en amont, pendant et après l’élection présidentielle. Aujourd’hui, la FIDH réitère cette interpellation.

« Le Rwanda se félicite souvent des progrès qu’il a réalisés en matière de démocratie et de bonne gouvernance. L’escalade de la violence et de la répression que connaît le pays à l’approche de l’élection présidentielle démontre au contraire qu’il y a encore très peu de place pour le respect des libertés individuelles des citoyens rwandais » a déclaré Souhayr Belhassen, Présidente de la FIDH.

La FIDH appelle les autorités rwandaises à :

* Faire toute la lumière, par le biais d’une enquête indépendante et impartiale, sur les circonstances des assassinats de André Kagwa Rwisereka et Jean-Léonard Rugambage ; à poursuivre et punir les auteurs de ces crimes ;

* Prendre toutes les mesures nécessaires, dans le respect des normes régionales et internationales de protection des droits de l’Homme, pour mettre un terme aux actes de harcèlement et d’intimidation à l’encontre des opposants politiques, des journalistes et des défenseurs des droits de l’Homme ;

* Se conformer aux dispositions de la Résolution adoptée en mai 2010 par la CADHP sur les élections en Afrique, en particulier celles appelant les États parties à « veiller à ce que toutes les parties concernées, en particulier les partis d’opposition, puissent mener leur campagne librement, sans violence, ni intimidation », et à « veiller à protéger, avant, pendant et après les élections, les journalistes, les défenseurs des droits de l’Homme, les observateurs et superviseurs électoraux des intimidations et autres abus des droits humains ».

* Ratifier la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance et à en respecter l’ensemble des dispositions.

La FIDH appelle en outre les Chefs d’État et de Gouvernement de l’Union africaine, réunis à Kampala, Ouganda, du 19 au 27 juillet 2010, à l’occasion de leur 15ème Sommet, à condamner publiquement et avec la plus grande fermeté les assassinats de André Kagwa Rwisereka et de Jean-Léonard Rugambage et à appeler les autorités rwandaises à prendre toutes les mesures nécessaires pour mettre un terme immédiat aux actes de harcèlement et d’intimidation à l’encontre des opposants politiques, des journalistes et des défenseurs des droits de l’Homme et pour garantir l’intégrité physique de l’ensemble des citoyens lors du prochain scrutin.

Contacts presse :
FIDH : Karine Appy/Fabien Maitre : + 33 1 43 55 14 12/ + 33 1 43 55 90 19 / + 33 6 48 05 91 57

 

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Mercredi 21 juillet 2010 3 21 /07 /Juil /2010 09:20

Bureau régional pour l’Afrique

Siège du HCR

Genève, Suisse

Novembre/décembre 2009

A)        Concernant les réfugiés rwandais encore en exil aujourd’hui

1.         Combien y a-t-il aujourd’hui de réfugiés rwandais et où sont-ils ?

Selon les statistiques du HCR, il y aurait 75 530 réfugiés rwandais enregistrés dans quelque 40 pays d’asile, pour la plupart en Afrique.  La République démocratique du Congo (22 643 réfugiés rwandais), l’Ouganda (16 162), la République du Congo (7 897), la Zambie (4 898), le Kenya (2 524), le Malawi (1 774), le Cameroun (1 369), et l’Afrique du Sud (1 266) constituent les principaux pays d’accueil en Afrique. En Europe, la région extérieure à l’Afrique comptant le plus grand nombre de réfugiés et de demandeurs d’asile rwandais est la France (avec 2 184 Rwandais au bénéfice de différentes formes de protection à la fin de 2008) suivie du Royaume-Uni (1 742), de la Belgique (1 108) et des Pays-Bas (920).

2.         Quel est leur profil ? Ont-ils pour la plupart été contraints à l’exil suite au génocide au Rwanda ?

La plupart des réfugiés ont quitté le Rwanda après le génocide de 1994.  Toutefois, on compte un petit nombre de réfugiés rwandais ayant choisi le chemin de l’exil après les événements de 1959 et de 1973, mais la plupart d’entre eux seraient rentrés au Rwanda lors du changement de régime en 1994 suite au génocide. [Note : les réponses du HCR à ces questions doivent s’efforcer autant que faire se peut de s’éloigner d’une ventilation ethnique des réfugiés.]

3.         Des millions de réfugiés rwandais déplacés dans des circonstances semblables sont rentrés au Rwanda.  Quelles sont les raisons pour lesquelles ce groupe est resté en exil ?

Le HCR a interviewé les réfugiés sur cette question de façon approfondie.  Les raisons avancées peuvent être ainsi regroupées :

i)                    - un espace politique restreint au Rwanda, particulièrement concernant la liberté d’expression ;

ii)                  - l’équité au niveau de l’administration de la justice, particulièrement en ce qui concerne le processus judiciaire « Gacaca » et l’usage abusif des instruments spécifiques au niveau du dispositif pénal ; et

iii)                - les questions foncières du fait que leurs propriétés ont été occupées par d’autres et qu’ils n’ont pas pu avoir accès à des mécanismes efficaces de restitution ou d’indemnisation.  Il y a d’autres raisons et préoccupations, y compris d’ordre personnel.   

B)        Concernant la stratégie globale du HCR

4.         Pourquoi le HCR a-t-il élaboré et annoncé cette stratégie à ce stade ?

Il est clair que des changements importants sont survenus au Rwanda depuis le génocide.  La plupart des réfugiés déplacés par ce génocide (comme ceux qui ont été déplacés par les événements antérieurs) sont rentrés au Rwanda.  Le HCR a suivi de près la situation de ceux qui sont restés en exil.  Cela fait partie du travail du HCR.  D’autres groupes de réfugiés dans une situation similaire, y compris les Angolais, les Burundais, les Sierra-léonais, ont également fait l’objet d’études semblables.

5.         On avance que le HCR a fait l’objet de pressions de la part du Gouvernement rwandais pour invoquer la clause de cessation du statut de réfugié pour les réfugiés rwandais

Tout d’abord, la stratégie n’est pas exclusivement centrée sur la clause de cessation du statut de réfugié mais s’oriente davantage vers un programme de retrait global, conformément au droit international des réfugiés.  Deuxièmement, la stratégie à l’heure actuelle ne peut se ramener à l’invocation définitive de la cessation du statut de réfugié pour les réfugiés rwandais.  Il est vrai que la cessation du statut de réfugié pour ce groupe constitue une question qui a été posée à plusieurs reprises au HCR tant de la part des autorités rwandaises que de la part d’un certain nombre de pays d’asile et même par d’autres gouvernements.  L’étude du HCR et les décisions annoncées dans le cadre de cette stratégie constituent toutefois un exercice complètement indépendant des responsabilité s statutaires comme de par le passé.

C)        Concernant la cessation

6.         Que signifie la cessation du statut de réfugié ?

Le droit international prévoit l’octroi de l’asile et d’une protection au titre du droit des réfugiés pour les personnes ayant été contraintes à l’exil du fait d’une crainte fondée de persécution.  Ces personnes ne jouissent plus de la protection dont elles pouvaient se prévaloir auprès des autorités de leur pays de nationalité ou de résidence habituelle.  La protection ne saurait toutefois être considérée comme permanente.  Le droit des réfugiés prévoit que le statut de réfugié et la protection peuvent cesser lorsque les circonstances ayant motivé l’octroi du statut de réfugié ont cessé d’exister.  Cette clause se traduit par le fait qu’une personne ne peut plus refuser de se prévaloir de la protection de son pays de nationalité.  C’est ce que l’on appelle la cessation du statut de réfugié.

7.         Quelles en sont les conséquences ?

Lorsque le statut de réfugié est ainsi caduc, la personne qui en bénéficiait tombe sous le coup des mesures de régularisation de statut pour les étrangers conformément à la législation applicable dans le pays où elle se trouve.  Selon le pays, cette législation peut inclure :

  • L’option de régulariser le séjour dans le pays, ce qui peut inclure une forme de résidence permanente ou autre ou la possibilité d’acquérir la nationalité de ce pays par le biais de la naturalisation, de l’enregistrement ou d’une autre procédure.
  • La nécessité de quitter ce pays ou d’être passible d’un renvoi forcé.

Il n’y a toutefois aucun ensemble obligatoire de droits qu’une personne peut revendiquer une fois que son statut de réfugié à cessé, et on part généralement de l’hypothèse que cette personne retrouvera la protection de son pays de nationalité ou de résidence habituelle et qu’elle quittera le pays d’asile.

8.         Quelles sont les opinions du HCR sur la situation intérieure au Rwanda aujourd’hui ?

Le HCR est obligé de prendre position non seulement sur le Rwanda en tant que pays au sens large mais principalement sur les faits ou circonstances pertinents concernant ces responsabilité s.  A cet égard, le HCR reconnaît que des changements positifs importants ont eu lieu au Rwanda suite au génocide de 1994.  En conséquence, le HCR a encouragé le retour volontaire vers le Rwanda des réfugiés rwandais depuis 2002 et a depuis lors aidé quelques 130 000 personnes à rentrer sous ses auspices.  Aujourd’hui, le HCR a conclu 11 accords tripartites avec le Rwanda et les pays d’asile concernés pour promouvoir le rapatriement.  Le HCR est d’avis que les conditions prévalant aujourd’hui justifient le besoin continu de protection des citoyens de ce pays qui restent à l’extérieur en tant que réfugiés.  Cela ne représente pas l’opinion globale du HCR concernant le Rwanda en tant que pays.  Il s’agit plutôt de sa position sur les circonstances particulières qui entourent l’exercice de ses responsabilité s statutaires dans ce cas.

9.         Quelle est exactement la décision prise par le HCR concernant la cessation du statut de réfugié pour les réfugiés rwandais ?

La stratégie que le HCR a adoptée concernant les réfugiés rwandais inclut, sans pour autant s’y limiter, la question de la cessation.  Il s’agit d’une stratégie à quatre volets articulée sur l’incitation résolue au rapatriement librement consenti pour les réfugiés rwandais en exil, examinant et encourageant les solutions dans les pays d’asile ou de résidence pour ceux qui le nécessiteraient ; la poursuite de la satisfaction des besoins de protection ; et l’examen échelonné des indicateurs et paramètres sur la base desquels la cessation du statut de réfugié pour les réfugiés rwandais pourrait entrer en vigueur à partir du 31 décembre 2011.

10.       Cela signifie-t-il que le statut de réfugié des réfugiés rwandais prendra définitivement fin au 31 décembre 2011 ?

Le 31 décembre 2011 est une date indicative.  L’idée consiste à élaborer un ensemble de paramètres et d’indicateurs agréés par le HCR et les Etats concernés qui pourraient permettre d’aboutir à la cessation du statut de réfugié pour les réfugiés rwandais à compter du 31 décembre 2011.  Par ailleurs, si les conditions ne sont pas réunies, aucune décision ne serait prise quant à cette cessation.

11.       S’agit-il d’un moyen normal d’invoquer les clauses de cessation ? Et pourquoi 2011 ?

Un délai doit toujours être respecté avant que les clauses de cessation ne prennent effet. L’entrée en vigueur des clauses de cessation n’est en général pas conditionnelle.  Le délai permet aux réfugiés de trouver des solutions de rechange, généralement le retour dans le pays d‘origine, bien que d’autres options puissent être examinées.  Dans le cas de la situation des réfugiés rwandais, on reconnaît qu’il s’agit d’une situation complexe, que la situation intérieure au Rwanda et dans certains des pays d’asile, le profil et la dynamique des populations réfugiées sont complexes.  La stratégie visant à régler définitivement et de façon adéquate la situation des réfugiés rwandais comporte beaucoup d’autres dimensions. L’objectif est de réduire ainsi la population réfugiée en exil – surtout moyennant la promotion résolue du rapatriement librement consenti et l’examen d’options possibles dans les pays d’asile et de résidence.  Compte tenu d’un délai de deux ans, on peut espérer diminuer la population résiduelle encore en exil, ce qui allégerait les retombées éventuellement néfastes de la cessation du statut de réfugié.

12.       Quel processus sera adopté pour parvenir à une décision définitive quant à l’application des clauses de cessation ?

Ce processus doit encore être arrêté.  Il devrait néanmoins suivre la procédure traditionnelle impliquant un processus consultatif avec le HCR, les pays d’asile, le pays d’origine et d’autres parties intéressées, y compris la société civile pour déterminer le cadre global pour la prise d’effet des clauses de cessation.

13.       Quels sont les indicateurs ou développements qui détermineront si les clauses de cessation entrent en vigueur ou non le 31 décembre 2011 ?

Il convient de les élaborer en détail.  Les principes de base sont contenus dans le droit international des réfugiés et précisés par le HCR dans sa doctrine, des prises de position et des principes directeurs ainsi que par les Etats moyennant les conclusions du Comité exécutif.

14.       Est-ce que cela signifie que les Rwandais ne peuvent chercher asile aujourd’hui ?

Pas du tout.  Jusqu’à ce que la cessation du statut de réfugié entre en vigueur, ce statut reste valide, aussi continuent-ils à être des réfugiés protégés par le droit international, y compris contre toute tentative de les renvoyer dans leur pays d’origine contre leur volonté.  Tout Rwandais qui pourrait entre-temps quitter son pays en quête d’asile et de protection en tant que réfugié aura le droit de présenter sa demande au HCR ou aux autorités du pays concernés et verra sa demande examinée de façon équitable et adéquate conformément aux droits et aux procédures applicables dans ce pays.

Bureau régional pour l’Afrique

Siège du HCR

Genève, Suisse

Novembre/décembre 2009

 

 

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Mercredi 21 juillet 2010 3 21 /07 /Juil /2010 09:00

victoire-ingabire-flyer fduPEUPLE RWANDAIS, L’HEURE DU CHANGEMENT A SONNÉ.

Kigali, le 20 juillet 2010.

Rwandaises et Rwandais,

Chers amis du Rwanda et des Rwandais,

Après 16 ans d’exil, je suis revenue en paix dans ma patrie. Et c’est cette paix qui va guider mon action politique et celui de mon parti, les FDU INKINGI, pour éradiquer l’injustice et pour briser toutes les chaînes qui emprisonnent les Rwandais.

En effet, la population rwandaise vit toujours dans l’angoisse et la peur et attend en vain une réelle politique nationale d’unité et de réconciliation.

Mon parti et moi sommes engagés dans une lutte politique qui nous mènera à la victoire contre toutes formes d’injustice et à l’instauration d’une véritable démocratie basée sur la liberté de tout un chacun. Bientôt la mascarade électorale en cours entame un nouveau tournant. Malgré que les dés soient pipés, la dictature fait semblant de consulter le peuple. Son objectif ultime est de garder le pouvoir qu’il a acquis, maintenu et défendu par les armes. Cette parodie électorale n’est qu’un maquillage pour tromper l’opinion internationale.

Peuple Rwandais, notre heure a sonné pour briser les chaines de la dictature. L’heure de revendiquer votre dignité bafouée, le temps de refuser ouvertement l’ignominie du mépris de la vie et de la liberté des citoyens.

Notre réponse à cette mascarade électorale, c’est la résistance non-violente pour contester la légitimité des élections et de ses résultats.

1. Notre combat politique.

Objectifs de base.

Notre objectif est de mettre un terme définitif à la dictature et mettre en place une politique qui protège toutes les composantes de notre société pour que plus personne ne perde sa vie à cause de ses origines, de sa région ou de ses opinions politiques. Tels ont été nos objectifs depuis la création de notre parti, FDU INKINGI. Telle est l’ossature de mon engagement politique ici au Rwanda. Nous devons vaincre la peur pour nous libérer

Nous voulons éradiquer la pauvreté, la faim, le népotisme, la corruption et le clientélisme qui caractérise le régime du FPR. Nous voulons mettre fin aux inégalités sociales, à la discrimination et à la confiscation des biens ou des terres.

Nous combattons la dictature, l’injustice généralisée, l’iniquité des Gacaca, les Travaux d’Intérêt Général sans procès équitables.

Nous voulons que chaque Rwandais marche droit sans se cacher, sans avoir honte, nous voulons briser toutes les chaînes qui nous empêchent de nous sentir citoyens rwandais à part entière.

Sur le plan éducatif, nous voulons améliorer la qualité de l'enseignement, la pertinence du  contenu vis-à-vis des besoins réels et de la compétitivité de notre pays, le respect de l'enseignant, la disponibilité du matériel scolaire ainsi que l'égalité des chances pour tous les enfants du pays sans discrimination de classes, de sexes, d'ethnies ou de régions.

Dans le domaine de la santé, notre devise est « la santé pour tous » par l'amélioration des infrastructures de santé, l'accès aux soins, la disponibilité et la qualité du personnel, du matériel et des médicaments.

Le bien-être de la population est le pilier de notre action. Tout emploi doit retrouver sa valeur et garantir un salaire décent. Dans le milieu rural, il est urgent de promouvoir la qualité de l’habitat et du logement, la disponibilité de l'eau potable.

La politique agricole doit nourrir la population et donner plus de valeur et de dignité aux paysans producteurs.

Du caractère national de notre projet

Notre projet politique interpelle tout Rwandais, quelque soit ses origines ethniques et régionales, son sexe, sa religion, sa profession, sa classe sociale. Notre vision d’un peuple réconcilié implique le devoir de mémoire, le respect de l’autre, un dialogue national, la protection des minorités ainsi que l’égalité des chances. Nous appelons à un élan de solidarité avec les victimes et rescapés du génocide et des crimes contre l’humanité. Nous encourageons des membres des Forces de Défense du Rwanda, de la police nationale et des services de sécurité à marquer tout le temps leur vocation professionnelle à caractère national et à ne pas s’impliquer dans des politiques partisanes. Notre appel s’adresse également aux médias publics, aux membres de l’administration centrale et provinciale ainsi qu’aux membres de la magistrature.

2. Retour au pays : captivité, persécution.

Même en captivité, les six mois que je viens de passer au Rwanda, après mon retour, ont donné un sens plus profond à mon engagement et notre lutte pour un changement politique profond. Je suis convaincue plus que jamais que le Rwanda doit être gouverné autrement pour le mieux-être de tous ses citoyens et tous ses habitants.

En effet, j’ai vu de mes propres yeux l’humiliation, l’injustice, l’iniquité, la dictature et l’arrogance que le parti au pouvoir, ses zélotes et alliés imposent à la population rwandaise. Mes compagnons de lutte et moi-même avons subi et subissons encore des souffrances physiques et psychologiques de la part du régime du président Kagame. Nos droits, tout comme ceux de tant d’autres de nos concitoyens sont bafoués.

Malgré un climat d’assassinats politiques, de souffrances, d’humiliations, de déni de nos droits fondamentaux, de muselage de l’opposition et de la presse, des intimidations, des arrestations arbitraires et tortures ; notre détermination est encore intacte.

2.1. Une opposition muselée.

Les 3 partis d’opposition regroupés au sein du Conseil de Concertation Permanente de l’opposition Rwandaise, CCP, sont soumis à  une persécution sans merci :

L’opposition pleure encore l’assassinat du premier vice-président du Parti démocratique des Verts du Rwanda, M. André KAGWA RWISEREKA disparu le 13 juillet 2010 et retrouvé mort le 14 juillet 2010, la tête presqu’entièrement  tranchée.

-  Le Green Democratic Party of Rwanda a été paralysé dans ses tentatives d’enregistrement tandis que ses leaders continuent de recevoir des menaces de mort.

-  Le Parti Social IMBERAKURI, bien qu’enregistré, a été scindé en deux factions dont l’une d’obédience du parti au pouvoir. Le président fondateur du parti Maitre Bernard NTAGANDA, est en prison depuis le 24 juin 2010 pour accusations de négation du génocide, de divisionnisme et de création d’un groupe terroriste. Son secrétaire particulier, M. Aimable SIBOMANA RUSANGWA a disparu depuis le 13 juin 2010.

-   Le parti FDU INKINGI, non encore enregistré, reste aussi dans le collimateur de la dictature avec 3 membres de son comité exécutif en résidence surveillée ou en liberté provisoire.

2.2. Un lever de bouclier contre le parti FDU INKINGI.

Pour exercer légalement toute activité politique au Rwanda, les partis politiques doivent se faire enregistrer. A cet effet, le régime FPR a mis en place un passage balisé étroit destiné à annihiler toutes velléités d’opposition réelle. Le FDU INKINGI est trop gros pour passer entre les mailles du filet FPR. La peur de toute compétition sérieuse, a poussé la machine dictatoriale à serrer les vis de tous les verrous. Un appareil infernal de lois anti-démocratiques s’est mis en branle pour sceller l’espace politique.

Depuis janvier 2010, le parti FDU INKINGI a soumis en vain 5 demandes d’autorisation de l’assemblée constituante. Le chapelet administratif dans son hiérarchie s’est réfugié derrière des accusations criminelles créées de toutes pièces à l’encontre de la présidente du parti et candidate aux élections présidentielles.

2.3. Résidence surveillée.

Pendant plus de 5 mois, le pouvoir n’a pas pu étayer devant les cours ses charges criminelles à l’encontre de Madame Victoire INGABIRE UMUHOZA, Présidente des FDU INKINGI. Ces accusations de déni du génocide, de divisionnisme et de collaboration avec un groupe terroriste sont un véritable prétexte pour bloquer toute activité politique. C’est ainsi que j’ai été arrêtée le 21 avril 2010 et maintenue en résidence surveillée depuis. Pendant ce temps les caciques du régime, la presse gouvernementale et partisane se sont lancés dans un lynchage médiatique sans répit. Mes avocats ont été également mis en détention. C’est le cas du professeur américain Peter ERLINDER, avocat au Tribunal Pénal International pour le Rwanda qui a passé 3 semaines en prison et de Maitre Théogène MUHAYEYEZU qui a passé deux semaines en prison.

2.4. Arrestations, tortures et menaces de mort.

Le 24 juin 2010, dans les rafles politiques visant les éléments de l’opposition qui voulaient manifester pacifiquement, plusieurs membres des FDU INKINGI ont été arrêtés. M. Sylvain SIBOMANA, Secrétaire général provisoire du parti ; Madame Alice MUHIRWA, Trésorière provisoire du parti ; M. Théoneste SIBOMANA, un des responsable du parti à Kigali et M. Martin NTAVUKA, FDU Nyarugenge. Tous ont été victimes de tortures infligés par certains membres de la police. Madame Alice MUHIRWA, a souffert d’hémorragies internes suite aux coups dans son ventre, et des soins médicaux lui ont été refusés jusqu’au jour de son évanouissement devant le juge. Pendant les séances de torture, des propos de haine ethnique ont été proférés. De même, les bourreaux lui ont proposé des faveurs en échange des signatures de faux documents préétablis accusant Madame Victoire INGABIRE UMUHOZA et Maitre Bernard NTAGANDA de collaboration étroite avec les rebelles des FDLR et de recevoir des financements de la rébellion à travers des complices installés dans la ville de Kigali. Selon les témoignages devant la cour, le Secrétaire Permanent du PS IMBERAKURI a confirmé aussi que le même chantage lui a été fait pendant les tortures. Ces manœuvres confirment des vagues d’arrestations dans les prochains jours.

Un des membres du parti FDU INKINGI à KIGALI a disparu depuis le 24 juin 2010 et le parti poursuit ses enquêtes.

Des menaces de mort ont été proférées à l’endroit des membres du bureau exécutif provisoire des FDU INKINGI pendant leur détention. Nous en appelons à la responsabilité du gouvernement du général Paul KAGAME de garantir la sécurité des gens et de traduire en justice des auteurs de tortures, traitements inhumains ainsi que des propos racistes et haineux.

3. Appel à la résistance active non violente.

La mascarade électorale doit s’arrêter sans délais. Nous appelons a l’ajournement du scrutin présidentiel afin que les partis d’opposition soient enregistrés, que leurs leaders soient déchargés de toutes accusations fantaisistes, que la loi électorale soit mise à jour et qu’une commission nationale électorale de consensus soit mise en place.

Si le calendrier électoral reste inchangé et que l’étranglement et la décapitation de l’opposition se poursuivent, l’arrivée des observateurs nationaux et internationaux n’aura aucun sens. Le régime va arranger à sa discrétion les listes électorales, les taux de participation, la gestion des urnes, leurs dépouillements ainsi des résultats qui flattent la dictature.

Dans ces conditions, le peuple rwandais devra contester la légitimité des élections jusqu’à la tenue d’un processus équitable et transparent.

Le peuple rwandais a été durement éprouvé mais il n’est pas mort.  Beaucoup ont courbé l’échine sous le joug d’une oligarchie autoritaire mais ils sont vivants.

La résistance n’est pas seulement une organisation, c’est la détermination du peuple à s’opposer au dictat. Je suis heureuse de porter ce flambeau.

Nous avons décidé de résister.

Voilà pourquoi nous avons demandé, en vain, le report des élections présidentielles à venir pour mettre en place un processus transparent de leur préparation et permettre un véritable débat contradictoire. Dans les conditions actuelles, nous rejetons d’emblée les résultats de ces élections présidentielles à venir parce qu’elles ne représentent en rien l’exercice démocratique auquel les Rwandais sont en droit de s’attendre. Il ne s’agit que d’une simple mascarade.

L’effervescence de la répression politique en cours caractérisée par des assassinats de personnalités politiques, des journalistes ; les arrestations et tortures de leaders politiques et des journalistes ; la fermeture des journaux ; des attentats et des menaces de morts contre l’opposition ne permettent pas la tenue d’une élection crédible. Les actions de la dictature et de ses instruments n‘ont fait que nuire aux exigences minimales d’une véritable démocratie.

Comme je l’ai dit en arrivant au Rwanda, notre action, notre lutte politique ne s’arrêtera pas avec ces élections. Bien au contraire. Nous avons aujourd’hui, plus qu’hier, les raisons de continuer le combat et de résister.

J’en appelle donc à votre responsabilité, à votre amour du pays et de notre peuple. Aux pays amis du Rwanda je vous implore de ne pas abandonner le Rwanda et son peuple dans les mains d’un petit groupe d’individus qui veulent les diriger comme une propriété privée.

Avec calme et détermination, nous allons résister à cette violence et aux intimidations du régime du général Paul Kagame. Nous ferons échec à cette volonté de nous soumettre par la force. Nous allons résister à ces astuces qui consistent à nous salir par des crimes imaginaires pour mieux nous exclure. Nous allons résister à ces tentatives de nous diviser pour nous asservir. Nous refusons d’être les otages du passé de notre pays.

Les Rwandaises et les Rwandais aspirent à une véritable réconciliation. Ils veulent entendre et se dire la vérité sur les tragédies qui les ont endeuillés. Ils veulent mettre fin à l’exclusion d’une partie des Rwandais. Nous leur devons cela. Nous le devons à nous-mêmes, à nos enfants et aux générations futures.

Inscrivez-le en toutes lettres, qui dans votre main, qui dans votre tête, qui dans votre cœur, qui dans vos actions de tous les jours voire dans vos gestes les moins publics, partout et toujours :

JE VEUX RÉSISTER, JE RÉSISTE POUR LE MIEUX-ÊTRE DE MON PEUPLE.

Chacune et chacun de nous possède une part des moyens de ce changement que nous voulons. Selon nos capacités respectives, nous avons des instruments de ces changements politiques que nous appelons de tous nos vœux. Il nous faut le courage d’assurer et d’assumer notre part de ce changement ici et maintenant.

Soyons les instruments de ce changement en résistant au dictat du régime. Contestons tous la légitimité de cette parodie et de ses résultats. L’heure du changement a sonné.

Que Dieux vous bénisse !

Mme. Victoire INGABIRE UMUHOZA
Présidente des FDU INKINGI

 

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Lundi 19 juillet 2010 1 19 /07 /Juil /2010 17:35

FDU-INKINGI

fdu-udf

COMMUNIQUE DE PRESSE
Kigali, le 16 juillet 2010

Nous apprenons des médias internationaux, des organisations non gouvernementales et des organisations humanitaires que plus de 1.700 réfugiés rwandais en provenance des camps de réfugiés Nakivale et Kyaka ont été déportés massivement depuis le 14 Juin 2010, sous la menace des armes. Trois réfugiés seraient déjà morts et 26 autres blessés et hospitalisés.

Les Forces Démocratiques Unifiées, FDU INKINGI, expriment leur indignation et condamnent fermement une violation aussi flagrante par le gouvernement ougandais, aussi bien de sa propre loi sur la citoyenneté et l’immigration que des lois internationales relatives à la protection des demandeurs d'asile et des réfugiés statutaires. La situation s’avère d’autant plus inquiétante que le Haut Commissariat des Réfugiés – HCR -, a exprimés ses distances vis-à-vis de cette opération et que les gouvernements ougandais et rwandais ont reconnu en partie leurs complicités dans cette démonstration de force.

Les FDU  INKINGI sont surprises par le timing de ces expulsions de réfugiés rwandais. En effet, elle intervient au moment où des rapports relèvent une situation de détérioration de la sécurité au Rwanda, qui a culminé en une campagne d’assassinats contre par exemple un leader politique, M. André KAGWA RWISEREKA, vice-président du Green Democratic Party of Rwanda, assassiné le 14 juillet 2010 à BUTARE,  et un journaliste du magazine indépendant UMUVUGIZI, M. Jean-Léonard RUGAMBAGE, abattu à KIGALI le 24 Juin. A cela il convient d’ajouter la disparition du secrétaire particulier du président du parti social IMBERAKURI, ainsi que la répression et les tortures infligées contre des dirigeants de l'opposition durant leur détention.

Cela se produit également quelques jours à peine après une tentative de kidnapping de l’ancien journaliste et détenu, Dominique MAKELI, dans la capitale ougandaise ainsi que de la tentative d'assassinat en Afrique du Sud de l’ancien chef d’état major de l’armée, le lieutenant-général KAYUMBA NYAMWASA. Le gouvernement ougandais est pourtant très bien au courant des violations massives des droits de l'homme au Rwanda, lesquelles légitiment les craintes fondées des réfugiés à ne pas rentrer chez eux. Les organisations humanitaires « Initiative internationale en faveur des droits de réfugiés (IRRI) » basée en Ouganda et  le « Refugee Law Project » ont mis en garde l'Ouganda à ne pas céder aux pressions du gouvernement rwandais et à accorder la protection aux demandeurs d'asile. Selon le HCR, depuis le début de l'année 2010, 3.320 Rwandais ont déposé une demande d'asile en Ouganda.
Les FDU INKINGI rappellent que ce n'est pas la première fois que des réfugiés rwandais sont déportés de force. Ce fut le cas à KIBEHO (Rwanda) en 1995, en République démocratique du Congo en 1996-1997, au Burundi et en Tanzanie. L'histoire montre que ces mesures de refoulements forcés ne règlent jamais le problème des réfugiés, parce qu'ils ne vont jamais à la racine du mal.

Les FDU INKINGI sont particulièrement inquiètes du secret qui a couvert l'opération. Quelles mesures ont été prises par le gouvernement rwandais pour assurer une réinstallation sécurisante, transparente et digne de ces personnes rapatriées sous contrainte? Vont-elles s’éterniser dans des camps à l’intérieur du Rwanda ou vont-elles récupérer leurs biens d’avant leur exil? Les personnes déportées sont actuellement massées dans le camp de fortune de Rukomo où il n'y a visiblement pas d'infrastructures d’accueil adéquates.

Nous demandons aux gouvernements ougandais et rwandais de suspendre ces opérations. Nous espérons que des organisations des droits de l'homme et des autres organisations internationales iront au-delà de la simple condamnation de cette violation flagrante des conventions internationales, mais aussi accompagneront le processus de réinstallation des déportés à l'intérieur du Rwanda.

Mme Victoire INGABIRE UMUHOZA
FDU INKINGI
Présidente.

 

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Samedi 17 juillet 2010 6 17 /07 /Juil /2010 17:04

Africa News 

JP Mbelukagame-3.jpg

Photos ci-contre : manifestants anti-Kagame en Espagne

Hier, vendredi 18 juillet 2010, dans une dépêche  intitulée « Zapatero cède aux critiques et renonce à s'afficher avec Kagame à Madrid », l’AFP rendait compte du lapin posé par Zapatero au président rwandais  Paul Kagame invité de l’ONU à une réunion sur la pauvreté en Espagne.  La dépêche rappelle que « la levée de boucliers en Espagne trouve son origine dans les mandats d'arrêt pour "génocide" lancés par un juge espagnol en février 2008 contre 40 militaires du régime de M. Kagame, accusés d'avoir fomenté des affrontements ethniques dans les années 90 pour s'emparer du pouvoir. Ces militaires sont accusés d'avoir sciemment déstabilisé le régime extrémiste hutu de Juvénal Habyarimana en place à l'époque, en commettant des actes terroristes avant de prendre le pouvoir. Le juge Fernando Andreu avait lancé des accusations détaillées contre M. Kagame, sans le poursuivre en raison de son immunité de chef d'Etat. »  Et « la réunion, initialement prévue au siège du gouvernement, a eu lieu à l'hôtel Ritz. » Quel est le nombre d’Espagnols sur lesquels porte l’enquête  du juge Fernando Andreu ?  La dépêche répond : « Le juge espagnol enquête notamment sur les assassinats présumés par les milices tutsies du Front patriotique rwandais (FPR), dirigées alors par M. Kagame, de neuf missionnaires et coopérants espagnols témoins de massacres. »

 

Quelle a été la réaction immédiate des responsables rwandais face au geste hautement symbolique de Zapatero ? « "Ce n'est pas un grave problème pour nous", a minimisé la ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo, qui a évoqué devant la presse une décision de "politique intérieure espagnole" ».

 

En lisant cette dépêche, quelques réflexions peuvent être faites. Zapatero est un premier ministre à l’écoute des critiques  de  la classe politique espagnole. Cette dernière existe et veille à la protection et à la sécurité des citoyens espagnols où qu’ils se retrouvent à travers le monde. La justice espagnole est indépendante et respectée par la classe politique.

Zapatero n’a pas accepté que l’assassin présumé de ses compatriotes participe à une réunion « au siège du gouvernement », l’un des lieux hautement symboliques  de la souveraineté de son peuple.

 

Contrairement à la virulence de leurs réactions face aux Français, aux Belges ou aux Congolais, à Madrid, les gouvernants rwandais ont fait profil bas et respecté « une décision de politique intérieure espagnole ». Les petites mains médiatiques occidentales luttant contre « la diabolisation » de l’homme fort de Kigali traînent à réagir à ce lapin posé à leur client…

 

Et quand nous savons que le même Kagame venait, deux semaines plus tôt, de marcher sur un tapis rouge  dans la capitale du pays où les témoins espagnols  de ses massacres ont été tués ; là où des millions des Congolaises et Congolais ont été victimes de la barbarie des miliciens du FPR ; quand nous savons que Kagame est arrivé dans cette ville, avec deux heures de retard, pour le défilé de la fête de l’accession du Congo à sa souveraineté nationale et internationale et qu’il n’y a eu aucune protestation officielle ni de la classe politique ni des ONG des droits de l’homme, ni de quelques magistrats épris d’un certain sens de justice, il y a des hypothèses qui peuvent être émises sur notre devenir commun en tant que peuple.

Ou la guerre d’agression à laquelle nous résistons depuis plus de dix ans a détruit en nous tout sens de protestation et de révolte ; ou nous n’avons pas encore eu une classe politique sur laquelle nos populations peuvent compter ; ou nous avons fini, dans notre immense majorité par accepter notre état de sous-humanisation depuis la guerre de l’AFDL, etc.

 

Comment se fait-il que les mêmes gouvernants capables d’organiser une réunion pour écrire une lettre de protestation contre les politiques et les journalistes Belges ayant critiqué le cadeau d’Olive Lembe à la reine Paola en disant du pays de Karel de Gucht qu’il est le repère de comploteurs contre les intérêts du Congo peuvent dérouler le tapis rouge à Kagame et Museveni, assassins de nos populations ?

 

En cédant aux critiques de la classe politique espagnole, Zapatero reconnaît, en filigrane, les conclusions de l’enquête du juge Fernando Andreu. Il partage celle-ci : « Une fois l’immunité présidentielle de Kagame levée, il sera poursuivi par la justice espagnole. »  Le même Kagame dont les miliciens ont assassiné (et assassinent encore ?) les Congolais et les Congolaises n’a été traduit à aucun tribunal par les gouvernants Congolais, donneurs de leçons de souveraineté à la Belgique !  De  la rhétorique souverainiste à la complicité avec le pouvoir meurtrier de Kigali et à la traitrise du peuple congolais, il y a  un pas que les petits restes et les minorités d’acteurs-créateurs Congolais n’ont fait que franchir. (Est-ce avec ces traîtres de la nation qu’il faut  aller aux élections en 2011 ?)

En cédant aux critiques la classe politique espagnole, Zapatero constitue dorénavant une exception (rarissime) en Occident où Kagame est adulé malgré le sang qu’il ne cesse de verser.

 

Il y a là un signe qui ne trompe pas. Le travail de lobbying  congolais à travers le monde, les divisons au cœur du FPR et  des soutiens anglo-saxons de Paul de Kigali et l’épée de Damoclès de la justice espagnole sur sa tête risquent de sonner le glas d’un pouvoir acquis au bout de l’épée et  de celui de ses dépendants en poste à Kinshasa… (à suivre)

 

J.-P. Mbelu

 

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Samedi 17 juillet 2010 6 17 /07 /Juil /2010 07:41

(New York, July 17, 2010) – Uganda should immediately halt the forced repatriation of Rwandan refugees and asylum seekers from two camps on its southwestern border with Rwanda, Human Rights Watch said today.

“Mass forcible return of refugees and asylum seekers fundamentally violates Uganda’s international obligations,” said Bill Frelick, director of the Refugee Program at Human Rights Watch. “The Ugandan government is supposed to protect people seeking asylum in Uganda, not endanger them.”

The operation took place in the context of increasing pressure by Rwanda on neighboring countries to return refugees to Rwanda. Such pressure has steadily increased in recent months, leading to fears of further forced repatriations.

On July 14 and 15, 2010, Ugandan police rounded up more than 1,700 Rwandans, including recognized refugees, in the Nakivale and Kyaka camps and forcibly sent them back to Rwanda. There were reports that Rwandan police were present during the operation.

Ugandan officials reportedly deceived the Rwandans into gathering around trucks by announcing a food distribution, as well as information on the outcome of asylum appeals. Police and camp commanders then forced the Rwandans onto the trucks at gunpoint. In the ensuing panic, during which shots were fired, at least 25 people were injured.

Two people died, reportedly after jumping off trucks in an attempt to escape the forced removal. A number of children were separated from their parents.

According to the United Nations High Commissioner for Refugees (UNHCR), the Rwandan and Ugandan governments jointly organized the forced repatriation and bypassed the UN agency. UNHCR also reported that its staff were told to leave the camps when officials began rounding up the Rwandans.

On July 15, UNHCR received a letter from the Rwandan minister for disaster preparedness and refugee affairs, informing the agency that the Rwandan government intended to take over a transit center previously used by UNHCR so that the government could receive the returnees. The Rukomo transit center in Byumba, northern Rwanda, has the capacity for only a few hundred people and lacks the facilities to provide for the basic needs of a larger number.

Tarsis Kabwegyere, the Ugandan minister in charge of disaster preparedness and refugees, has been quoted in the media as claiming that only rejected asylum seekers were sent back.

However, witnesses to the operation said that no effort was made to distinguish among those forced onto the trucks, and that those sent back included individuals who had gained refugee status. The UNHCR issued a statement confirming that “recognized refugees were among those returned.”

Human Rights Watch urged the Ugandan government to ensure that all Rwandan asylum seekers remaining in Uganda have access to a fair individual procedure that determines their refugee status and respects their rights.

Uganda is home to more than 15,000 Rwandan refugees, according to the UN refugee agency.  Some fled Rwanda in the aftermath of the 1994 genocide; others arrived more recently, including in 2009 and 2010. Most live in Nakivale and Kyaka, in difficult conditions. In recent months, they have been denied access to land to cultivate crops as part of a series of measures to persuade them to return to Rwanda.

Uganda has rejected 98 percent of asylum applications from Rwandans this year, according to UNHCR. However, many Rwandan asylum seekers contend that it is not safe for them to go home, citing fears about the justice system (particularly community-based gacaca courts responsible for trying genocide cases), land disputes, and political repression.

The Rwandan government has long sought the return of Rwandan refugees from neighboring countries and has exerted pressure on governments in the region to cooperate in repatriations. In addition to Uganda, both Burundi and Tanzania have forcibly returned refugees to Rwanda without considering their individual cases on several occasions over the last few years.

Human Rights Watch has documented patterns of serious human rights violations in Rwanda, including increased insecurity and political repression in the period leading up to presidential elections on August 9 and concerns about the justice system.

“This operation by the Rwandan and Ugandan governments completely disregards the rights of refugees who have well-founded fears of returning to Rwanda,” Frelick said. “These events are going to cause panic among Rwandan refugees and asylum seekers remaining in Uganda and in other neighboring countries that they too may be forced back against their will.”

 

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Samedi 17 juillet 2010 6 17 /07 /Juil /2010 07:40

Du correspondant RFI à Kampala


Plus de 2000 demandeurs d'asile et réfugiés rwandais en Ouganda ont été rapatriés de force, mercredi 14 juillet 2010, dans leur pays.


Depuis quelques mois, de nombreux Rwandais se sont réfugiés en Ouganda, s'ajoutant aux milliers de réfugiés déjà présents depuis 1960, puis 1994. En mai dernier, lors d'une réunion tripartite entre le Rwanda, l'Ouganda et le Haut commissariat des Nations unies pour les refugiés, il a été décidé que ces nouveaux demandeurs d'asile rwandais seraient rapatriés au Rwanda fin juin. L'opération, menée par la police ougandaise et soutenue par l'armée rwandaise, se voulait secrète. Elle aurait fait au moins un mort...


Mercredi 14 juillet au matin, selon des sources directes et bien informées, une délégation gouvernementale est arrivée dans le camp de réfugiés de Chaka pour proposer aux demandeurs d'asile de s'enregistrer pour recevoir des rations alimentaires.


Cinq camions sont arrivés dans la foulée, encadrés par des militaires en uniforme du Rwanda. Le HCR, Haut Commissariat aux réfugiés, n'avait enregistré que 45 demandeurs d'asile rwandais dans ce camp mais 150 personnes environ ont été mises de force dans les camions et ont pris le chemin du pays qu'elles tentaient de fuir.


Au même moment, dans l'immense camp de Nakivalé, dans le sud de l'Ouganda, les demandeurs d'asile rwandais ont été rassemblés au lieu-dit Base Camp, quand des véhicules de la police ougandaise sont arrivés, suivis par treize camions. Comme du bétail, sans bagages, sans eau ni nourriture, environ deux mille Rwandais ont dû prendre la direction du Rwanda. Un vieil homme qui a tenté de sauter d'un camion est mort.

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Samedi 17 juillet 2010 6 17 /07 /Juil /2010 07:01

La directrice d’un bimensuel indépendant détenue, dernier incident d’une "série noire" pour la presse

Publié le 13 juillet 2010

Inquiète de l’extrême dégradation du climat pour la presse au Rwanda, après l’arrestation d’une journaliste, dernier incident de la véritable "série noire" qu’a connue le pays les semaines passées, Reporters sans frontières demande à l’Union européenne et aux autres bailleurs de fonds internationaux de suspendre leur soutien au régime de Kigali et de cesser leur appui financier à l’organisation de l’élection du 9 août prochain.

"Combien de temps la communauté internationale va-t-elle encore cautionner ce régime liberticide ? En soutenant l’élection présidentielle du mois prochain, qui se prépare pourtant dans des conditions exécrables, les autorités ne laissant de répit à personne, la communauté internationale se rend complice du régime. Si elle arrêtait ses décaissements, l’Union européenne marquerait clairement son opposition aux pratiques des autorités rwandaises", a déclaré l’organisation.

Le 8 juillet 2010, Agnès Uwimana Nkusi, directrice du bimensuel privé Umurabyo, a été arrêtée par la police et placée en détention provisoire au commissariat de Remera, à Kigali. Cet incident fait suite à la publication dans son journal de plusieurs articles concernant des sujets "sensibles". Dans les deux derniers numéros du bimensuel, la journaliste avait notamment publié des analyses et des questionnements sur le meurtre du rédacteur en chef d’Umuvugizi, Jean-Léonard Rugambage, et la tentative d’assassinat du général Nyamwasa, exilé en Afrique du Sud.

Poursuivie pour "incitation à la désobéissance civile", "outrage au chef de l’Etat", "propagation de fausses rumeurs" et "négation du génocide des Tutsis", la journaliste sera jugée prochainement par le parquet. Son arrestation pourrait présager de la suspension définitive du journal.

La journaliste avait déjà été condamnée à un an de prison ferme, en 2007, pour "sectarisme" et "diffamation". Plus d’informations.

Son arrestation survient après l’assassinat de Jean-Léonard Rugambage, le blocage du site Internet du bimensuel Umuvugizi, et la suspension, pour six mois, des deux principaux journaux indépendants du pays, le bimensuel Umuvugizi et l’hebdomadaire Umuseso. Plus d’informations sur tous ces incidents.

Le Rwanda occupe la 157e place, sur 175 pays, du classement mondial 2009 de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières. Après l’Erythrée, la Somalie, et la Guinée équatoriale, il est le quatrième pays africain le moins bien classé.

Depuis plusieurs années, le chef de l’Etat rwandais, Paul Kagame, figure dans la liste des prédateurs de la liberté de la presse dressée par Reporters sans frontières.

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Samedi 17 juillet 2010 6 17 /07 /Juil /2010 06:54

Dr. Muhammad Shamsaddin Megalommatis

July 14, 2010

 

The unrepentant regime of Rwanda carries out a systematic offensive against the country´s mass media, involving all types of persecution, extrajudicial killings and other atrocities.


The traumatic experience lived by the indigenous peoples and the ongoing sociopolitical drama constitute good reasons for the international community to ostracize Rwanda until the loathsome Kigali regime is removed.


Under such circumstances, it becomes very clear that Rwanda´s signature in the bogus-agreement on he Nile River Basin Cooperative Framework (14 May) has absolutely no validity, merely reflecting the choices of an inhuman outcast of the international community.


To shed more light on the recent developments that turn Rwanda to a large jail, I republish three reports recently released by the leading NGO Reporters Without Borders (RSF), plus the RSF 2008 Annual Report´s chapter on Rwanda which offers a sheer perspective of deterioration of the sociopolitical situation over the past two years. The point is when the international community will take action against Rwanda.


Offensive against media continues with arrest of fortnightly´s editor

http://en.rsf.org/rwanda-offensive-against-media-continues-13-07-2010,37945.html

Reporters Without Borders calls on the European Union and other international donors to suspend their assistance to the Rwandan government and to stop providing financial support for the 9 August presidential election following a series of grave press freedom violations, the latest of which was a newspaper editor´s arrest last week.

"How much longer will the international community continue to endorse this repressive regime?" Reporters Without Borders asked. "The international community is becoming its accomplice by supporting next month´s election, for which the preparations are being accompanied by widespread harassment and abuses. If the European Union stopped disbursing its funding, it would be clear sign of opposition to the Rwandan government´s practices."


Agnès Uwimana Nkusi, the editor of the privately-owned fortnightly Umurabyo, was arrested on 8 July and placed in pre-trial detention in Kigali´s Remera police station in connection with the publication of several stories on "sensitive" subjects.

They included articles in the last two issues analysing and raising questions about the murder of Umuvugizi editor Jean-Léonard Rugambage and the attempted murder of an exiled Rwandan military officer, Gen. Kayumba Nyamwasa, in South Africa.


Charged with inciting civil disobedience, insulting the president, spreading false rumours and denying the Tutsi genocide, Nkusi is expected to be brought to trial soon. Her arrest could pave the way for the fortnightly´s permanent closure.


Nkusi previously received a one-year jail sentence on charges of "sectarianism" and "defamation" in 2007, serving the entire sentence. More informations.


Her arrest last week follows Rugambage´s murder in June, the blocking of the Umuvugizi website, and the closure of Rwanda´s two leading independent newspapers, Umuvugizi and Umuseso, for six months. For more information about these violations.


Rwanda was ranked 157th out of 175 countries in the 2009 Reporters Without Borders press freedom index. This was the fourth lowest ranking in Africa, above only Eritrea, Somalia and Equatorial Guinea. President Kagame has for years been on the Reporters Without Borders list of Predators of Press Freedom.


Newspaper´s deputy editor gunned down outside home in Kigali

http://en.rsf.org/rwanda-newspaper-s-deputy-editor-gunned-25-06-2010,37812.html

Reporters Without Borders is shocked and outraged to learn that Jean-Léonard Rugambage, the deputy editor of the fortnightly Umuvugizi, was gunned down outside his home in Kigali at about 11 p.m. on 24 June. He was the first journalist to be murdered in Rwanda since Emmanuel Munyemanzi in 1998.

"We have for months being condemning the climate of terror in Rwanda, the escalating repression of independent journalists and totalitarian tendencies," Reporters Without Borders said. "It seems that newspaper closures, trials of journalists and blocking of websites have not been enough to elicit a reaction from the international community. Will this tragic development finally open the eyes of those who support this government?"


The press freedom organisation added: "As the August presidential election approaches, the government is organising a tightly controlled and monolithic electoral campaign in which all sources of criticism are being suppressed. This undertaking seems to have culminated in the ambushing and murder of this renowned journalist."


In a resumption of diplomatic relations, French President Nicolas Sarkozy visited Kigali in February and his Rwandan counterpart, Paul Kagame, attended the Africa-France summit in Nice on 31 May and 1 June.


Reporters Without Borders believes that dialogue cannot be resumed unless particular attention is paid to press freedom and it therefore calls on the French authorities and the European Union delegation in Kigali to ensure that an independent investigation is carried out into this murder. Monitoring this case should be a priority for France´s ambassador to Kigali, Laurent Contini.


Rugambage was slain by four shots fired at close range by gunmen who have yet to be identified. The police took his body away to carry out an autopsy. Also known as "Sheriff," he left a wife and two-year-old child. His murder has caused shock and dismay in both Rwanda and abroad.

"Jean-Léonard was without doubt killed as a result of his coverage of last week´s attempted murder of Gen. Kayumba Nyamwasa in exile in South Africa," Reporters Without Borders was told by Jean-Bosco Gasasira, his newspaper´s editor, who is himself in exile.


Rugambage reported that telephone calls were made between Rwandan intelligence chief Emmanuel Ndahiro and the Rwandan citizens who were arrested in South Africa after the shooting attack on Gen. Nyamwasa. In a story about the shooting in Le Monde on 22 June, headlined "Rwandan stray bullets," French journalist Jean-Philippe Rémy wrote: "It is not easy to say what distinguishes Rwanda from a full-blown dictatorship."


Rugambage had experienced several run-ins with the authorities. Accused of murder during the genocide and then sentenced to a year in prison for contempt of court, he was detained for 11 months in 2005 and 2006 before finally being acquitted. He edited Umuco for a long time before joining Umuvugizi.


He was also the Rwanda correspondent of the regional press freedom organisation Journalist in Danger (JED). "He told things as he felt them," said a journalist who participated with him in a workshop in Brazzaville in 2007 for JED´s regional correspondents. "He was a very committed guy who paid with his life for his courage as a reporter. He did not beat about the bush, unlike some of his Rwandan colleagues."


Rwanda was ranked 157th out of 179 countries in the 2009 Reporters Without Borders press freedom index. This was the fourth lowest ranking in Africa, above only Eritrea, Somali and Equatorial Guinea. President Kagame has for years been on the Reporters Without Borders list of Predators of Press Freedom.


Persecution of independent newspapers extended to online versions

http://en.rsf.org/rwanda-persecution-of-independent-11-06-2010,37718.html

Reporters Without Borders reiterates its concern about the harassment of independent newspapers in Rwanda after learning that access to the Umuvugizi news website has been blocked in Rwanda since 3 June on the orders of the Media High Council.

 

Umuvugizi editor Jean Bosco Gasasira launched the website on 21 April, one week after the Media High Council suspended the print version of his fortnightly newspaper for six months on 13 April. The weekly Umuseso was suspended at the same time.


The executive secretary of the Media High Council, which regulates the media under the supervision of the president´s office, had announced that the Umuvugizi website would be blocked shortly after its launch, arguing that banned newspapers were also banned online.


"The censorship of these newspapers, whether they appear online or in print form, constitutes a crude act of manipulation in the run-up to the presidential election scheduled for 9 August," Reporters Without Borders said. "President Paul Kagame´s government, which had already deployed a large arsenal of measures to gag the press, has set a disturbing precedent by blocking this website," the press freedom organisation added. "The regime has shown it is able to innovate in order to pursue its long-standing obsession about controlling news and information."


Gasasira told Reporters Without Borders: "Blocking Umuvugizi´s website very clearly shows that President Kagame does not want independent media in Rwanda and will not allow his own people to express views or publish independent news reports by means of journalism."


He said he thought the site was blocked as a result of an article portraying Kagame as one of the world´s most corrupt dictators and contrasting his acquisition of two jets for 100 million dollars with the fact that 60 per cent of the government´s budget comes from foreign donations while the population is hit by poverty and AIDS.


When the Media High Council suspended Umuseso and Umuvugizi in April, it accused them of "inciting insubordination in the army and police regarding orders from superiors," publishing "information that endangers public order," rumour mongering, defamation and invasion of privacy. But it did not cite any articles to support these charges.


Gasasira set up the website after moving to Uganda because he was being harassed and was getting threatening letters in Rwanda. The website is being blocked inside Rwanda by Internet Service Providers such as MTN and Rwandatel, but it is still accessible outside the country.


Last year, Gasasira was convicted on charges of defamation and invasion of privacy. He was also attacked and beaten unconscious.


Rwanda has the fourth lowest ranking in Africa in the Reporters Without Borders press freedom index while President Kagame is on the Reporters Without Borders list of "Predators of Press Freedom."

 

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Samedi 17 juillet 2010 6 17 /07 /Juil /2010 06:28

REUTERS - mercredi 14 juillet 2010

Les Rwandais iront aux urnes le 9 août. Pourtant sûr de sa victoire, le camp présidentiel intensifie la répression politique.

Au Rwanda, il ne fait pas bon critiquer le président Paul Kagame. Le chef de l'État devrait pourtant être beau joueur ; n'est-il pas assuré d'être réélu le 9 août ? Pourtant, les crispations sont de plus en plus évidentes et nombreuses.

Dernier incident en date : l'arrestation d'Agnès Uwimana, directrice du journal Umurabyo, officiellement pour négation de génocide, en réalité pour un article comparant le président Paul Kagame à Hitler.

Cette arrestation s'inscrit dans une longue liste de mesures de rétorsion contre la presse et les partis d'opposition. En avril, deux publications, Umuseso et Umuvugizi, ont été interdites pour insultes au chef de l'État. En juin, Jean Leonard, un journaliste très critique à l'égard du pouvoir, a été assassiné à Kigali, la capitale rwandaise.

« Une fois de plus, explique Mohamed Keita du Comité pour la protection des journalistes, les autorités prétextent la sécurité nationale et la négation de génocide pour faire taire les voix discordantes de la presse indépendante. »

L'opposition s'estime harcelée ; certaines formations n'ont toujours pas été officiellement reconnues et ne pourront pas prendre part au scrutin présidentiel. C'est le cas de l'UDF, menée par Victoire Ingabire, une opposante accusée d'atteinte à la sécurité nationale. Son avocat américain, Peter Erlinder, a été arrêté cinq jours après son arrivée à Kigali, puis expulsé après deux semaines en détention.

Même l'armée a été purgée. Deux généraux ont été mis aux arrêts et un troisième, Faustin Kayumba Nyamwasa, réfugié en Afrique du Sud, a été victime d'une tentative d'assassinat le 19 juin.

Philippe CHAPLEAU

 

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