Diplomatie

Mardi 24 mai 2011 2 24 /05 /Mai /2011 09:32

By Nigel Morris, Deputy Political Editor

Saturday, 21 May 2011


The British Government faces demands to review its close relationship with Rwanda, following the revelation that Rwandan expats living in the UK have been warned that they are the target of assassins sent by the African government.

The Independent disclosed yesterday that two Rwandan critics of President Paul Kagame's rule have been warned by Scotland Yard that their lives are in imminent danger from the Rwandan government. The episode threatens to cause a diplomatic crisis for the Government, which has praised President Kagame's efforts to rebuild Rwanda after the genocide of 1994.

The International Development Secretary, Andrew Mitchell, has been a regular visitor to the country and the Conservatives send MPs there every summer to undertake voluntary work.

The shadow Foreign Secretary, Douglas Alexander, said: "Clearly such a suggestion of foreign nationals sanctioning violence on the streets of London is a very serious matter. The Government should ensure there is a full investigation and make public its findings where appropriate."

The former Liberal Democrat leader, Sir Menzies Campbell, said: "The Rwandan High Commissioner should be told in the strongest possible terms that conduct of the kind threatened will simply not be tolerated."

Eric Joyce, chairman of the All-Parliamentary Group on the Great Lakes Region of Africa, urged ministers to regard it "as a priority" to investigate the allegations.

"I have a lot respect for what President Kagame has done, but the Rwandan government has a reputation for not brooking any opposition," Mr Joyce said.

Nicola Blackwood, a Tory member of the group, said: "Rwanda have made such impressive strides in so many areas of development but political freedom is important too, and if these claims are true they are very worrying."

The Rwandan High Commissioner to London, Ernest Rwamucyo, insisted yesterday: "The government of Rwanda does not threaten the lives of its citizens wherever they live."

Both the Department for International Development (Dfid) and the Foreign Office said last night that Britain and Rwanda had a "candid" relationship where the Government raised concerns "on a regular basis and at senior levels".

The Foreign Office said: "We take every opportunity to raise with the Rwandan government our concerns over political space, media freedom and extra-judicial killings."

Dfid made clear last night it had no intention of scaling back its average annual aid payment of £83m to the country. A spokesman said the contribution benefited 135,200 of the country's poorest people.

 

By Nigel Morris, Deputy Political Editor


Saturday, 21 May 2011

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Lundi 23 mai 2011 1 23 /05 /Mai /2011 04:53

Par Emmanuel Neretse   

Olivier Chastel / photo www.chastel.be

D’après l’hebdomadaire belge « Le Vif » n° 17 du 29 avril 2011, nous apprenons sous la plume de François Janne d’Othée que le ministre de la coopération belge Olivier Chastel (MR) sera à Kigali le 18 mai 2011 avec dans sa serviette 200 millions d’euros que son gouvernement « en affaires courantes » décerne au régime de Kagame au titre de la coopération.

Pour noyer le poisson et distraire l’opinion, le ministre aurait précisé que cette aide serait conditionnée et destinée à des domaines bien précis. Il a ainsi parlé de la justice, de l’éducation et de la santé, auxquels seraient consacrés 160 millions initialement. Les 40 millions restants seraient libérés après évaluation et seraient consacrés à la bonne gouvernance, et d’autres domaines comme la coopération régionale.

Face à ces belles intentions, ce que le contribuable belge ne sait pas, c’est que le régime dictatorial du FPR de Paul Kagame est passé maître pour travestir les concepts et que les étrangers entendent de travers le discours du régime.

La Justice

Lorsque la Belgique accepte de donner son aide au domaine judiciaire, elle croit, de bonne foi, que cet argent est destiné à améliorer le système judiciaire rwandais et ainsi à faire progressivement de ce pays un Etat de droit. Erreur. L’aide de la Belgique dans ce domaine sera utilisée pour traquer les opposants vivant à l’étranger. Elle servira à financer les actions, soit pour  les assassiner, soit à monter des dossiers bidons contre eux sur base de fausses accusations.

L’Education

Le gouvernement belge démissionnaire et en affaires courantes croit que les millions qu’il va verser au Rwanda vont contribuer à soutenir le système éducatif du pays et à améliorer la qualité de l’enseignement et la vie des étudiants. Erreur. Cette somme servira à creuser davantage le fossé entre l’élite et la grande majorité de la population. En effet, seules les familles riches peuvent supporter les frais de scolarité de leurs enfants. Or la richesse du pays est aux mains d’une oligarchie du parti au pouvoir. Ce sont leurs enfants qui reçoivent curieusement des bourses d’études pour la plupart. L’aide belge viendra donc élargir ce fossé.

La santé

Loin de servir à améliorer le système de santé pour tous, l’aide belge dans ce domaine contribuera au programme controversé de stérilisation forcée de 700.000 hommes dans deux ans comme le ministère de la santé en a fixé l’objectif et d’essai des vaccins non encore validés sur des adolescentes des milieux modestes. Un vrai projet génocidaire que la Belgique risque de financer.

L’enveloppe destinée à la bonne gouvernance sera consacrée en réalité à renforcer le quadrillage du pays par la milice du parti FPR au pouvoir dénommée « Intore ». Cet argent servira aussi à financer la propagande du régime à l’intérieur du pays jusqu’à la plus petite entité administrative tout en bâillonnant et en réprimant toute voix discordante. Celle destinée à la coopération régionale ne servira qu’à financer des actions pour déstabiliser la RDC et le Burundi mais surtout à se maintenir dans l’Est de la RDC par rebellions téléguidées de Kigali et des multinationales interposées.

Face à ce constat, force est de se poser quelques questions :

- Le gouvernement actuel étant en affaires courantes, il n’a pas reçu de confiance du parlement. Comment peut-il prendre une décision qui coûte des millions d’euros aux contribuables belges sans aucun débat ?

- Pourquoi le ministre Olivier Chastel se précipite-t-il à Kigali pour y déposer 200 millions d’euros sachant très bien que cette aide servira à renforcer la dictature ?

- Les représentants du peuple élus en juin 2010 ne peuvent-ils pas interpeller le gouvernement en affaires courantes qui dépensent des deniers publics à la défense d’une des pires dictatures du monde ?

 

Emmanuel Neretse

 

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Mardi 29 mars 2011 2 29 /03 /Mars /2011 10:29

Par Emmanuel Herembaut

 

A l’attention de Mr André Flahaut

 

Copie au Parlement, au Sénat et à la Presse

 

andre-flahaut-rwanda-rdc-belgique-burundi-cpgl Concerne : le "voyage de la honte" des socialistes belges Flahaut et Demeyer au Rwanda

 

«   " Ces attaques systématiques et généralisées (...) révèlent plusieurs éléments accablants qui, s'ils sont prouvés devant une juridiction compétente, pourraient être qualifiés de crimes de génocide", estime enfin le document. Et les enquêteurs d'étayer leurs accusations, constatant "la nature systématique, méthodologique et préméditée des attaques répertoriées contre les Hutus", "l'usage extensif d'armes blanches - principalement des marteaux - et les massacres systématiques de survivants après la prise des camps ".  Parmi les "dizaines de milliers de victimes", ils dénombrent "une majorité d'enfants, de femmes, de personnes âgées et de malades, souvent sous-alimentés, qui ne posaient aucun risque pour les forces attaquantes". Ces lignes ont suscité la fureur du régime rwandais de Paul Kagame, qui fonde toute sa légitimité sur le fait d'avoir mis fin au génocide de 1994 contre les Tutsis qui a fait quelque 800.000 morts selon l'ONU.   »  -  "Le rapport de l'ONU, un "inventaire" tragique des crimes de masse en RDC"

 

 

Monsieur,

 

En allant serrer la main de Paul Kagamé à Kigali, vous avez oublié les victimes de la guerre en RDC.

 

Votre maladroite tentative de justification démontre au mieux votre ignorance des vérités historiques et judiciaires et au pire votre compromission au regard du régime rwandais.

 

C’est extrêmement grave étant donné votre qualité de Président de la Chambre des Représentants de Belgique et cela m’amène à vous communiquer les documents éclairant ces vérités.  Afin que vous ne poussiez plus dire que vous n’étiez pas au courant.

Vous avez voulu par ce voyage nous faire croire que vous poursuiviez, au-delà de toute condamnation possible et avérée, un objectif de réconciliation et de paix durable entre le Rwanda et la RDC.

Mais comment vous suivre sur ce terrain hasardeux dès lors que le lien de vassalité indéniable de Joseph Kabila à l’égard de Paul Kagamé (dénoncé entre autre par l’ancienne sénatrice CVP Els Schelfhout) empêche toute forme de justice :

 

- Traduction en français du Mandat d'Arrêt International du juge antiterroriste espagnol Don Fernando Andreu Merelles (181 pp.) (y compris contre Kagame),

http://xa.yimg.com/kq/groups/1810954/737670833/name/acte_d_accusation_du_juge_espagnol.pdf

- L’état-major rwandais visé par un juge d’instruction espagnol (07.02.08)

http://www.rwasta.net/view/article/letat-major-rwandais-vise-par-un-juge-dinstruction-espagnol/index.html

- DR Congo: UN Report Exposes Grave Crimes

http://www.hrw.org/en/news/2010/10/01/dr-congo-un-report-exposes-grave-crimes

- What is the “DRC Mapping Exercise?” – Objectives, methodology and time frame

http://www.ohchr.org/Documents/Countries/ZR/FS-1_Mapping_exercise_FINAL.pdf

- « Génocide » en RDC : le rapport de l'ONU dérange

http://www.rfi.fr/afrique/20100827-genocide-rdc-le-rapport-onu-derange

- Bruguière accuse Kagame

http://www.rfi.fr/actufr/articles/083/article_47643.asp

 

 

Massacre en RDC : 52 rabbins britanniques signent une pétition pour obliger les chefs des parties politiques à l’action

 

"NOUS NE DEVONS PAS OUBLIER LES VICTIMES DE LA GUERRE EN RDC"

 

Le peuple de la République Démocratique du Congo (RDC) a subi pendant plus de 11 ans des violences, des crimes de guerre, la corruption, des crises humanitaires, pillages et viols sur une échelle qui défie l'entendement. En avril 2007, l'ONG « International Rescue Committee » a estimé le nombre de morts en RDC depuis 1998 à 5,4 millions. Ce chiffre terrible continue d'augmenter à un taux de 45.000 par mois. Les conséquences supplémentaires liées à la maladie et à la malnutrition ont entraîné une augmentation du nombre de morts à au moins 7 millions, sans compter les millions de réfugiés.

 

Ce que ces chiffres choquants ne peuvent pas transmettre, c'est l'ampleur des viols, de la torture et des mutilations toujours en cours. Au mois de février, 15 femmes ont été enlevées et violées par des agresseurs armés - cinq ont été sauvagement torturées, puis décapitées; trois ont survécu et ont été transportées à l'hôpital Panzi à Bukavu pour des soins médicaux d'urgence. Les sept autres sont toujours portées disparus, sans doute mortes. L’organisme des Droits de l'Homme « Genocide Watch » place la RDC au sommet de sa liste 2010 des pays confrontés à des massacres en cours.

 

Il n'existe toujours pas de fin en vue pour ces atrocités. En outre, la stabilité politique et la paix sont d'une importance capitale non seulement pour les citoyens congolais, mais pour tous ceux de la région des Grands Lacs d'Afrique. Pourtant, pour le reste du monde, le sort du peuple de la RDC demeure invisible.

 

Nous venons juste de commémorer le « Yom HaShoah », la journée annuelle juive à la mémoire des victimes de l’Holocauste (le 12 avril). Si l'on considère la souffrance et l'ampleur des atrocités commises en RD Congo, nous ne pouvons que nous rappeler nos propre 6 millions de victimes du génocide Nazi. Le "Ne rien entendre, ne rien voir et ne rien faire» ne remplit pas la promesse du «plus jamais ça! » ; rester les bras croisés alors que les êtres humains sont massacrés. Il ya déni de justice pour les victimes et cela questionne notre profonde engagement pour l'humanité. Comme rabbins nous ne pouvons pas ignorer l'appel de notre tradition: « Celui qui détruit une âme, est comparable à celui qui détruit le monde. Et quiconque sauve une vie, et comme celui qui sauve le monde. »

 

En conséquence, nous lançons un appel à tous les chefs des partis [politiques] au nom du peuple de la RDC. Nous avons tous la responsabilité d’être la voix des sans voix. En tant que membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU et aussi membre essentiel de l'Union Européenne, du Commonwealth et du G20, le Royaume-Uni pourrait et devrait jouer un rôle plus déterminant dans la mobilisation de l'opinion mondiale à s'attaquer aux causes profondes de ce conflit. Nous demandons donc à tous les partis de s’engager de manière inébranlable pour faire de la situation en RDC une priorité absolue lors de la prochaine législature.

Nous sommes conscients qu'il existe de nombreuses autres crises humanitaires à travers le monde qui nécessitent une attention urgente. Néanmoins, la guerre et l’immense crise humanitaire en RDC sont sur une échelle qui ne peut plus rester ignorée. L’heure pour l’action est arrivée ; le moment est venu pour la prise de responsabilité . Nous espérons que tous les chefs de parti sauront répondre à l'appel.

 

1. Rabbi David Mitchell , Radlett & Bushey Reform Synagogue

2. Rabbi Dr. Tony Bayfield, Head of the Movement for Reform Judaism

3. Rabbi Danny Rich, Chief Executive Liberal Judaism

4. Rabbi Shoshana Boyd Gelfand, Executive Director of the Movement for Reform Judaism

5. Rabbi Professor Marc Saperstein, Principal Leo Baeck College

6. Rabbi Tony Hammond, Bromley Reform Synagogue & Chair of the Assembly of Reform Rabbis UK

7. Rabbi Peter Tobias, The Liberal Synagogue, Elstree & Chair of the Rabbinic Conference of Liberal Judaism

8. Rabbi Jonathan Wittenberg, New North London Masorti Synagogue

9. Rabbi Dr. Michael Shire, Vice Principal Leo Baeck College

10. Rabbi Colin Eimer, Southgate & District Reform Synagogue

11. Rabbi Jeremy Gordon, New London Masorti Synagogue

12. Rabbi Michael Hilton , Kol Chai Hatch End Jewish Community

13. Rabbi Deborah Kahn-Harris, Southgate and District Reform Synagogue

14. Rabbi Janet Darley, South London Liberal Synagogue

15. Rabbi Richard Jacobi, Woodford Liberal Synagogue

16. Rabbi Miriam Berger , Finchley Reform Synagogue

17. Rabbi Maurice Michaels, South West Essex & Settlement Reform Synagogue

18. Rabbi Kathleen de Magtige-Middleton, Middlesex New Synagogue

19. Rabbi Mark Goldsmith, North Western Reform Synagogue

20. Rabbi Rodney Mariner, Belsize Square Synagogue

21. Rabbi Sybil Sheridan, Wimbledon and District Reform Synagogue

22. Rabbi Sylvia Rothschild, Wimbledon and District Reform Synagogue

23. Rabbi Joshua Levy, North Western Reform Synagogue

24. Rabbi Steven Katz, Hendon Reform Synagogue

25. Rabbi Paul Freedman, Radlett & Bushey Reform Synagogue

26. Rabbi Helen Freeman, West London Synagogue

27. Rabbi Amanda Golby, Member of the Assembly of Reform Rabbis UK

28. Rabbi Debbie Young-Somers, West London Synagogue

29. Cantor Zoe Jacobs, Finchley Reform Synagogue

30. Rabbi Michael Pertz, South West Essex & Settlement Reform Synagogue

31. Rabbi Barbara Borts, Newcastle Reform Synagogue

32. Rabbi Ian Morris, Sinai Synagogue – Leeds

33. Rabbi Brian Fox, Menorah Synagogue – Manchester

34. Rabbi Irit Shillor, Harlow Reform Synagogue

35. Rabbi Larry Becker, Sukkat Shalom Reform Synagogue - Wanstead

36. Rabbi Neil Amswych, Bournemouth Reform Synagogue

37. Rabbi Stephen Howard, Southgate Progressive Synagogue

38. Rabbi Elizabeth Tikvah Sarah, Brighton and Hove Progressive Synagogue

39. Rabbi Francis Ronald Berry, Bristol and West Progressive Jewish Congregation

40. Rabbi Dr. Andrew Goldstein, Emeritus Rabbi of Northwood & Pinner Liberal Synagogue & Chairman of the European Union for Progressive Judaism

41. Rabbi Charles Wallach, Brighton & Hove Reform Synagogue (and former member of the President's Religious Advisory Council, South Africa)

42. Rabbi Michael Foulds OBE, New Essex Masorti Synagogue

43. Rabbi Jacqueline Tabick, North West Surrey Synagogue

44. Rabbi Rebecca Qassim Birk, Westminster Synagogue

45. Rabbi Janet Burden, Ealing Liberal Synagogue & West Central Liberal Synagogue

46. Rabbi Dr Frank Hellner, Emeritus Rabbi of Finchley Progressive Synagogue

47. Rabbi Warren Elf, Southend and District Reform Synagogue

48. Rabbi Monique Mayer, Member of Rabbinic Conference & Leo Baeck College

49. Rabbi Dr. Margaret Jacobi, Birmingham Progressive Synagogue

50. Rabbi Jeffrey Newman, Director Earth Charter UK

51. Rabbi Charley Baginsky, Kingston Liberal Synagogue

52. Rabbi Judith Levitt, Leo Baeck College Recruitment Officer

 

The Guardian , vendredi 23 avril 2010

 

We must not forget the victims of the war in Congo

http://www.guardian.co.uk/world/2010/apr/23/victims-of-war-in-congo

 

 

A l'instar de la réaction du Colonel Marchal, il n'y a pas de qualificatif assez dur que celui de "voyage de la honte" pour désigner votre récente escapade rwandaise.

 

Monsieur, étant donné votre qualité, vous déshonorez l'institution parlementaire et l'image de la Belgique.

 

Emmanuel Herembaut

 

 

P.S. :  pour votre information, l’heure n’est plus à la compromission mais à la réflexion approfondie par rapport aux suites juridiques qu’il conviendra de donner pour juger les fait de violation des droits de l’homme et les actes de génocide perpétrés en RDC : une consultation internationale est prévue à Londres fin avril.

 

THE UN CONGO GENOCIDE REPORT 2010 :  

THE LONDON INTERNATIONAL CONSULTATION OF CONGO EXPERTS, London 29-30 April 2011 

 

INVITATION

 

 

Please find attached our proposal for a London Consultation of  Jurists and International experts on the Action to be taken following the publication of the mapping report on the genocide in DR Congo  by the UN  in September 2010

 

This consultation will involve 20 Jurists and International law and relations Experts of Congo origin and their friends from international milieu

It will take place in London

the location will be announced later on after consultation by organisers

We will be happy to involve the HRW as co-organizer in honour of all its work done on the DRC crisis.

we will be happy to involve at the opening the highest authority of the international community : the UK Foreign Minister, the High Commissioner of UN Human Right organisation in Geneva, HE Jan Egeland, the authorities of  EU

 

This International Consultation on the UN report on genocide in Congo in London will be held on 29-30 April in London.

We will be grateful to involve HRW in preparation, funding and organisation.

 

The resolutions and recommendations of this London Consultation will help the Congolese and their friends from the international community to engage in the action to end the impunity in the DRC for ever.

After this consultation, action will be taken in all international community for the establishment of International tribunal on Congo; this will demand an intensive work by a group of 5 experts who will continue to work on the case.

 

 

For the Organizers,

 

Prof. Rev. Julien Ciakudia

President

 

Mob.: 00 44 79 83 7360 94

E-mail: ciakudia@gmail.com

Facebook: julien ciakudia sr

Sype: jciakudia

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Lundi 28 mars 2011 1 28 /03 /Mars /2011 05:34

 

19. mar | Par Jean Mitari

 

andre-flahaut-rwanda-rdc-belgique-burundi-cpgl.jpg Photo : Le président de la chambre Belge, André Flahaut

Critiqué par le colonel Luc Marchal pour sa récente visite au Rwanda, André Flahaut tente de se défendre pour minimiser la polémique.

Après sa visite le 9 mars au Rwanda, au cours de laquelle André Flahaut a rencontré le président Kagame, des voix se sont levées pour critiquer non seulement cette initiative de rencontrer le dictateur Paul Kagame mais aussi le voyage au Rwanda. Dans une lettre rendue publique par ses services, Flahaut tente de désamorcer la polémique.

C’est le 9 mars dernier, qu’André Flahaut président du parlement belge, en compagnie du vice-président du Sénat Willy Demeyer, a participé à Kigali, à la conférence des présidents des parlements de la Communauté Economique des Pays des Grands Lacs (CEPGL), qui a aboutit à l’adoption d’un texte portant sur les fonds baptismaux et la création d’une force militaire régionale à la République démocratique du Congo (RDC), au Rwanda, et au Burundi.

Malgré que ce n’était pas prévu dans son programme, Flahaut en a profité pour s’entretenir avec le président Rwandais Paul Kagame. C’est surtout cette rencontre qui a provoqué des émus non seulement parmi la classe politique belge, mais aussi au sein de la communauté rwandaise, assez importante en Belgique.

Néanmoins, les critiques les plus vives sont venues de la part du colonel en retraite Luc Marchal, ancien commandant et dirigeant des casques bleus au Rwanda : « Comment est-il possible que des responsables politiques, exerçant des fonctions importantes au sommet des structures démocratiques de notre pays et qui ont, précisément, la tâche de veiller au respect de la démocratie et de promouvoir ses idéaux de par le monde, vont se compromettre au sein d’une dictature pure et dure dont le chef est accusé, dans un récent rapport de l’ONU, d’être responsable de la mort de plusieurs millions de personnes ? » s’était il demandé ?

La réaction de Flahaut ne s’est pas fait attendre. « En toute lucidité, il est aussi de notre devoir de tenter d’infléchir les tendances, de tenter de convertir à plus de démocratie, dans le respect des droits de chacun et de la souveraineté des Etats, les responsables politiques que nos fonctions nous amènent à rencontrer. Il ne s’agit pas non plus d’un nouveau paternalisme mais d’une volonté de mettre en place des partenariats équilibrés » a répondu M. Flahaut dans une lettre rendue publique par ses services ce 17 mars.

Reconnaissant implicitement que le Rwanda n’est pas un modèle de démocratie, et que les réformes vers la démocratie sont nécessaires, Flahaut a continué dans sa lettre en essayant de justifier le bilan de sa visite dans la région. « La politique que j’ai menée au Rwanda, au Burundi et en République démocratique du Congo ne tempère ni l’effroi de ce massacre (le génocide de 1994, qui a fait quelque 800.000 morts selon l’ONU), ni le chagrin de tant de vies anéanties, ni le respect du sacrifice de nos paras, mais après l’écoute, la compassion et la Justice, la politique se doit d’essayer l’espoir », a répliqué M. Flahaut. « La seule vraie réconciliation sera celle que le Rwanda fera avec lui-même », ajoute-t-il.

luc-marchal-jambonews-rwanda-minuar-onu-belgique Photo : Colonel Luc Marchal, Ancien numéro deux de la MINUAR

L’ancien ministre fait cependant preuve de compréhension envers la réaction de l’ex-numéro deux de la mission des Nations Unies au Rwanda (MINUAR) « Je sais combien le colonel Marchal qui était en première ligne en 1994, reste affecté. Il me semble difficile qu’il en soit autrement – et c’est tout à son honneur de poursuivre son attention et son questionnement envers la tragédie rwandaise », écrit monsieur Flahaut.

Il affirme toutefois regretter le « dénigrement systématique du monde politique », réaction toute fois incompréhensible puisque les gens ont des raisons légitimes de s’interroger. « Quoique l’on fasse ou ne fasse pas, on cherche à détruire, bien souvent sans réflexion ni discernement. Je ne crois pas que cette attitude soit la plus utile à la qualité de nos démocraties », conclut-il.

Pourquoi, alors que Flahaut a également visité la RDC et le Burundi, la visite de Flahaut au Rwanda fait polémique ?

La réponse est que le dictateur rwandais Paul Kagame longtemps bénéficiaire de traitements de faveurs à l’étranger, devient de plus en plus infréquentable et ses dérives autoritaires dérangent chaque jour d’avantage.

Lors de sa visite en Espagne en juillet dernier, le premier ministre Zapatero a refusé de le rencontrer, ce qui fût également le cas lors de la visite de Paul Kagame en décembre dernier à Bruxelles au cours de laquelle, le premier ministre Yves Leterme lui a fermé les portes.

Kagame a anéanti complètement toute l’opposition, réduit à néant les medias indépendants, et exercé une répression sans bornes sur la population rwandaise.

A cette violation massive des droits humains, s’ajoute le rapport des Nations Unies, le Mapping Report qui accuse l’homme fort du Rwanda « de crimes contre l’humanité, crimes de guerre, voire d’actes de génocide en République démocratique du Congo entre 1993 et 2003″.

Tout cela explique les critiques formulées à l’égard du chef du parlement belge. A quoi s’attendait Flahaut en fréquentant l’infréquentable ? Croyait-il serrer les mains sanglantes de Paul Kagame sans s’attirer les foudres de ceux et celles qui militent pour l’établissement d’un Etat de droit au Rwanda et dénoncent l’impunité pour les horreurs commises?

« Qui fait l’âne ne doit pas s’étonner si les autres lui montent dessus »dit un adage chinois !

Par Jean Mitari

JamboNews.net

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Jeudi 10 mars 2011 4 10 /03 /Mars /2011 21:34

Flahaut et Demeyer à Kigali pour accompagner la relance de la CEPGL

Le président de la Chambre de Belgique, André Flahaut, et le vice-président du Sénat belge, Willy Demeyer, ont participé mercredi à Kigali à la 3ème conférence des présidents des parlements de la Communauté économique des Pays des Grands Lacs (CEPGL) et de Belgique, qui a adopté une ambitieuse déclaration sur la paix et la sécurité dans la région.

 

09 Mars 2011 21h51  

Ce texte évoque notamment la création d'une force militaire conjointe à la République démocratique du Congo (RDC), au Rwanda et au Burundi - trois pays aux relations très difficiles jusqu'il y a peu en raison des conflits qui les ont opposés dans les années 1990 et de l'implication de différentes rébellions, a expliqué M. Flahaut à l'Agence Belga.

"Un embryon de marché commun"

Les présidents des trois assemblées, la Rwandaise Rose Mukantabana, le Burundais Pie Ntavyohanyuma et le Congolaise Evariste Boshab, ont toutefois lancé un appel aux partenaires bilatéraux et mutinationaux pour les aider à réaliser ce projet, a souligné le président de la Chambre. La réunion de Kigali visait notamment à relancer la CEPGL, un embryon de "marché commun" rassemblant la RDC, Rwanda et Burundi et fortement soutenu par la Belgique - l'ancienne puissance coloniale - et par l'Union européenne. 

Kagame ouvre les débats 

La conférence, organisée à l'initiative du parlement belge, avait été ouverte mardi par le président rwandais Paul Kagame, qui a souligné l'importance qu'a la CEPGL pour ses trois Etats membres, selon la presse rwandaise. "Le rôle de la Belgique est d'être présente comme observateur et partenaire, avec un engagement de soutenir les démarches" émanant de la RDC, du Rwanda et du Burundi, a expliqué M. Flahaut.

Par JMVN - Publié dans : Diplomatie - Communauté : Afrique des Grands Lacs
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Vendredi 18 février 2011 5 18 /02 /Fév /2011 16:07

ben-knapen-paul-kagame.jpg  

18. fév | Par Jambonews

 

Photo : Ben Knapen et Paul Kagame

 

Dans sa visite de deux jours entamée avant-hier au Rwanda, le ministre néerlandais de la Coopération internationale et des Affaires européennes, Ben Knapen, n’a pas caché ses vives préoccupations face à la situation politique au Rwanda qui ne cesse de se dégrader. Les craintes du chef de la diplomatie néerlandaise sont essentiellement dues aux restrictions imposées à l’opposition et aux medias. Le cas de Victoire Ingabire, l’opposante incarcérée depuis des mois a été amplement discuté.  

Par Jean Mitari

JamboNews.net 

Le cas Ingabire évoqué par Knapen en visite au Rwanda

Les Pays-Bas continuent leur coopération avec le Rwanda dans le domaine de la justice et poursuivent leur projet de traité d’extradition avec le Rwanda. Le cas Victoire Ingabire a été évoqué lors de la rencontre entre Ben Knapen et les membres du parti de madame Ingabire. Le ministre néerlandais de la Coopération internationale a accordé un entretien téléphonique avec notre correspondant Koert Lindijer pour Radio Nederland.

 

Victoire crâne rasé Ingabire Victoire, la présidente des FDU

Par Koert Lindijer, Kigali

 

« J’ai parlé avec le président Paul Kagame, le ministre de la justice Tharcisse Karugarama ainsi qu’avec trois membres du FDU, le parti deVictoire Ingabire au sujet de sa détention », a déclaré Ben Knapen. « L’opposition m’a confirmé le fait qu’elle était traitée correctement. Elle reçoit ses repas de l’extérieur et a recours à des avocats de renom. J’ai insisté pour qu’elle puisse avoir un procès équitable. Ce procès est une sorte de test pour voir si les tribunaux au Rwanda fonctionnent de manière indépendante ». Victoire Ingabire, qui a vécu 16 ans aux Pays-Bas mais qui n’a pas la nationalité néerlandaise, a été arrêtée l’année dernière au Rwanda pour motif de collaboration prétendue avec des organisations terroristes.

A la demande de confrères rwandais, le service de renseignements néerlandais a procédé à une perquisition au domicile de son époux, resté aux Pays-Bas. « J’ai exprimé ma critique sur le déroulement de cette affaire, sa culpabilité ou son innocence doit être établie par un juge rwandais. »

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Photo : Saidath Mukakibibi et Agnès Uwimana Nkusi

 

Knapen a exprimé ses préoccupations au sujet de deux journalistes rwandais qui ont été condamnés à sept et dix-sept ans de prison. « Nous nous posons des questions sur l’indépendance des tribunaux ». Ces préoccupations sont manifestement partagées par le ministre rwandais de la Justice.

Dans un entretien avec Ben Knapen, Tharcisse Karugarama a exprimé son désaccord avec la sentence prononcée contre les journalistes. De l’avis de Knapen, ces problèmes ne sont pas assez importants pour justifier l’arrêt du projet de signature de traités d’extradition néerlando-rwandais :

« Il ne s’est rien passé ces derniers temps pour remettre en question ce projet. La mise au point de ce traité est en bonne voie ». Selon les ministères néerlandais et rwandais de la Justice, on compte aux Pays-Bas vraisemblablement des dizaines de suspects de responsables du génocide de 1994 que le Rwanda veut juger

Source jambonews.net

Par JMVN - Publié dans : Diplomatie
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Jeudi 9 décembre 2010 4 09 /12 /Déc /2010 02:45

“Rwanda will get no budgetsupport because freedom of expression and political space in the central African country are insufficiently guaranteed”

Thus sending a strong signal to other donors!

Michael Cashman, member of  the EU Parliament for (Tony Blair’s) Labour Party, said today that the Netherlands are wrong concerning human rights violations and  lack of democracy in Rwanda:

“Where is the evidence? We’ll have to be careful with accusing Rwanda”, he says.“The word ‘genocide’ is being used far to easily in Eastern Congo. Rwanda has known a genocide and wants to prevent that it will happen ever again.”

However Michael Cashman carries a lot of luggage with him! As head of the EU Electoral Observation Mission to Rwanda’s parliamentary election in 2008, Michael Cashman said:

“The process of democratisation in Rwanda since the end of the genocide is remarkable”

Filip Reyntjens, Professor at the University of Antwerpen explained in 2009 why this statement is contrary even to the content of the report of the EU observation mission itself.

Since 1994 several European and American politicians have kept very close relations with the regime in Kigali. Some even called Paul Kagame their personal friend. Obviously the findings in the Mapping Report won’t do much good to the reputation of the likes of Michael Cashman. The mapping report confirms previous findings by a Spanish judge. We can now safely say that French anti-terrorist judge Jean-Louis Bruguière was right when he warned the US against closer ties to Rwanda.

Paul Kagame summarized the reasons for his liberation war in 1990 saying: “the available options were either you had to choose to remain perpetualy a refugee and stateless, or you had to keep hoping that some day somebody in the international community would resolve the problem, or thirdly you had really to face reality, since oppression is carried out by force, you had to deal with the matter using force.”

Exactedly the same arguments that movements like the FDLR and CNDP and some Burundian rebels would use today to combine forces which according to Filip Reyntjens is happening right now. In the words of Senator and former US ambassador to Burundi and Botswana Robert Krueger: “as long as this man  (Paul Kagame) is the chief executive of the country, there will never be real democracy.”

According to Wikipedia a politician or political leader: “is an individual who is involved in influencing public policy and decision making. “

Victoire Ingabire might not be a female Mandela or former IMF director , she certainly is no would be politican!

 

Source

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Mardi 7 décembre 2010 2 07 /12 /Déc /2010 08:40

Kagame fâché Par Le Vif » Belga Politique » JED

lundi 06 décembre 2010

 

JED : absence remarquée du président rwandais Paul Kagame lors d'un débat public

(Belga) Le président rwandais Paul Kagame a brillé lundi par son absence lors des Journées européennes du développement (JED) à Bruxelles alors qu'il devait participer à l'une des tables rondes prévues sur l'égalité entre les sexes, a-t-on constaté.

 

Le chef de l'Etat rwandais, qui était l'invité-vedette de ce débat, s'est fait remplacer au pied levé par sa ministre des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo. Aucune information n'a été donnée par les officiels rwandais, injoignables, pour expliquer l'absence de M. Kagame. Le président rwandais, qui séjourne en Belgique depuis la fin de la semaine dernière pour une visite de quatre jours, a rencontré lundi matin le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso. Un entretien prévu lundi entre M. Kagame et le Premier ministre démissionnaire Yves Leterme, ainsi que ses ministres des Affaires étrangères et de la Coopération au développement, Steven Vanackere et Charles Michel, a par contre été annulé - "pour des raisons d'agenda", a précisé le porte-parole du chef du gouvernement à l'agence BELGA. La visite de M. Kagame en Belgique intervient après la publication d'un rapport controversé - notamment de la part de Kigali - de l'ONU énumérant une longue liste d'atrocités commises en République démocratique du Congo (RDC) de 1993 à 2003 par les forces armées de plusieurs pays africains, dont le Rwanda, et accusant l'armée rwandaise d'avoir commis des crimes qui pourraient être qualifiés de "génocide". (LEE)

 

Source: Belga

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Mardi 7 décembre 2010 2 07 /12 /Déc /2010 08:23

Kagame fâché Par Jérôme Nayigiziki

Secrétaire Général,

PDR-Ihumure

 

Mémorandum : Kagame vient dessuyer un fiasco diplomatique à Bruxelles

Ce Lundi 6 décembre 2010, le président rwandais Paul Kagame vient décoper dun camouflet cinglant de la part des poids lourds de la diplomatie belge et européenne, en plein milieu de lʼévénement du jour, les Journées Européennes de Développement. Le président Kagame était justement venu à Bruxelles pour participer à ce forum, qui en est à sa cinquième édition, où il devait dailleurs  prononcer une allocution sur l’égalité des sexes.

Selon nos sources proches des milieux diplomatiques à Bruxelles, Kagame sest vu dramatiquement retirer la fourchette de son allocution en faveur dune jeune ghanéenne de 15 ans. Mais ceci nétait quen prélude au gros de lʼhumiliation qui lʼattendait en fin dʼaprès-midi. En effet, notre cher président n’a pas été reçu aujourdhui comme prévu par le premier ministre Yves Leterme, qui a évoqué un calendrier surchargé. Les entrevues avec Steven Vanackere, vice-premier ministre et ministre des affaires étrangères, et Charles Michel, ministre de la Coopération au développement, ont également été annulées unilatéralement et sans préavis. Plus révélateur encore, un autre poids lourd du gouvernement belge se serait indigné en privé en ces termes, “Qu’ʼest-ce que ce voyou de président est venu faire ici?”, avant de faire remarquer que notre chef de lEtat est désormais à placer dans la colonne du “passif”.

Sur le front médiatique, les manifestations populaires organisées par les membres de la diaspora ont repris ce Lundi, avec en particulier Paul Rusesabagina, connu pour avoir inspiré le film “Hotel Rwanda”. Il était en compagnie des membres de son équipe de sa Fondation “Hotel Rwanda Rusesabagina Foundation” venus de Chicago, aux Etats-Unis, lesquels ont été dernièrement pris à partie par notre président qui les accuse de couvrir M. Rusesabagina contre des poursuites judiciaires dans un supposé complot de terrorisme contre le Rwanda.

Lhomme fort de notre pays qui dʼordinaire se comporte en maître intouchable vient donc dʼapprendre à ses dépens que les choses ont peut-être changé. Responsabilité morale oblige, en face des crimes les plus ignobles au Rwanda comme en RDC voisine dont le général président est aujourdhui accusé par le rapport Mapping des Nations Unies. Réputé sournois, colérique, revanchard, et dune brutalité hors pair, il est à craindre que Kagame ne rentre précipitamment sur Kigali pour couper la tête à tous ses “ennemis”, lesquels dailleurs il ne manquera pas de voir comme la source de sa déconfiture à Bruxelles.

 

Fait à Washington DC 

Le 6 décembre 2010

 

Jérôme Nayigiziki

Secrétaire Général,

PDR-Ihumure

 

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Dimanche 5 décembre 2010 7 05 /12 /Déc /2010 05:17

Quelques semaines à peine après la publication d'un rapport de l'ONU accusant le régime du président Paul Kagame de crimes de guerre , de crimes contre l'humanité et de possibles crimes de génocide contre  les réfugiés hutus rwandais et  les citoyens congolais, l'Union européenne s'apprête à lui dérouler le tapis rouge et à lui donner une tribune pour continuer à railler  le Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme qui a réalisé ce rapport ainsi que les Nations Unies qui ont autorisé sa publication malgré d’énormes pressions du gouvernement rwandais et de ses lobbies.

kagome.jpg Lors d'une tournée en Afrique de l'Ouest, le président Kagame n'a cessé de solliciter ouvertement le soutien de ses pairs, pour faire échec à ce rapport, dont la  suite est attendue non seulement par les Rwandais, mais aussi par le peuple congolais qui a payé un très lourd tribut lors de l'occupation de son territoire par les troupes de l'Armée Patriotique Rwandaise du président Paul Kagame.

La présence du Président Paul Kagame pour une conférence consacrée aux questions du développement et dont le thème sur lequel interviendra ce président dictateur concerne l'émancipation de la femme paraît d'autant plus inopportune et choquante que la toute première femme à avoir osé revendiquer le droit à une libre expression politique, madame Victoire Ingabire Umuhoza, croupit en prison sous de fallacieux chefs d'accusation de terrorisme. La visite intervient également au moment où des délégations du régime sillonnent l'Europe pour semer la zizanie parmi la diaspora rwandaise, et où le régime intensifie sa campagne de terreur contre des citoyens rwandais ou d’origine rwandaise qui refusent de collaborer à la falsification de la vérité ou qui osent tout simplement réclamer leurs droits fondamentaux de participation à la vie politique de leur pays.

Le comité de soutien des FDU estime que l'Europe, berceau de la démocratie et des droits de l’homme, envoie un très mauvais signal au régime rwandais, qui prendra cette tribune comme une caution à sa politique de répression politique. Le comité de soutien des FDU rappelle que le Haut Commissaire chargé de la politique étrangère, Le Haut représentant pour les affaires étrangères de l’Union Européenne, Catherine Ashton avait plaidé pour une enquête indépendante à la suite des assassinats du journaliste Jean Léonard Rugambage, ainsi que du vice-président du parti des Verts, André Kagwa Rwisereka. Cette enquête n'a jamais eu lieu et l'Union européenne ne s'en est jamais émue.

L’impunité conférée au Président Paul Kagame et à ses collaborateurs par la Communauté Internationale, est à l’origine des crimes successifs que son régime continue de commettre en Afrique centrale contre les populations civiles innocentes. Le président Paul Kagame a, à son actif, l’assassinat des chefs d’Etat du Rwanda et du Burundi, lors de l’attentat terroriste contre l’avion du Président rwandais Juvénal Habyarimana, le 06 avril 1994, attentat ayant marqué le point de départ du génocide rwandais. Deux magistrats le français Jean Louis Bruguière et l’espagnol Fernando Andeu Merelles ont lancé des mandats d’arrêt contre respectivement 9 et 40 proches du président Paul Kagame, qui lui-même n’a été épargné qu’à cause de son immunité de chef d’Etat. Des pressions énormes ont été exercées pour empêcher ou ralentir les procédures visant à traduire en justice ces proches du Président Paul Kagame. Le TPIR basé à Arusha, et qui est compétent pour instruire tous les crimes commis au Rwanda en 1994 s’est refusé complaisamment à poursuivre les militaires de l’APR, ayant eu une responsabilité dans les crimes commis au Rwanda pendant la période précitée, ce qui a eu comme conséquence de permettre à ces militaires de poursuivre sur la même lancée en République Démocratique du Congo pour y commettre d’autres crimes. Il est temps qu’un signal fort soit donné pour montrer qu’il n’y a pas de place pour l’impunité pour de tels crimes. Dérouler un tapis rouge à un présumé criminel contribue à encourager tous les criminels qui peuvent penser qu’il suffit d’être au pouvoir pour échapper à la justice et fouler aux pieds tous les droits fondamentaux sans aucune inquiétude.

Le Comité de Soutien aux FDU-Inkingi s’étonne aussi que le régime du Président Paul Kagame continue de bénéficier des largesses de l’Union Européenne, au moment où tous les indicateurs économiques mettent en évidence un fossé croissant entre les besoins de la majorité de la population et les ambitions militaristes du régime. Que plus de 70% des Rwandais vivent encore sous le seuil de pauvreté, malgré plusieurs années d’aides massives de la Communauté Internationale, y compris de l’Union Européenne, est interpellant. Il est dans l’intérêt de tous, que l’Union Européenne aide, non pas le régime du Président Paul Kagame, mais le peuple rwandais, qui a besoin aussi d’espace politique pour participer à la gouvernance de leur pays.

Fait à Bruxelles, le 03 décembre 2010

Eugène Ndahayo

Président du Comité de Soutien aux FDU-Inkingi

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