Diplomatie

Jeudi 11 mars 2010 4 11 /03 /Mars /2010 06:41

Grenade Attack in Kigali

Warden Message

U.S. Embassy Kigali

March 4, 2010

The U.S. Embassy in Kigali confirms there were two grenade attacks in Kigali at approximately 8:00 p.m. local time.  The first occurred in the Kimironko neighborhood near the Printemps Hotel.  The second was in the Kinamba neighborhood near the Gisozi Genocide Memorial.  Injuries and/or casualties are unknown at this time. 

U.S. citizens living or traveling in Rwanda are encouraged to register with the Embassy through the Department of State's travel registration website, so they can obtain updated information on travel and security within Rwanda.  U.S. citizens without Internet access may register directly with the Embassy.  By registering, U.S. citizens make it easier for the Embassy to contact them in case of emergency. 

The Embassy is located at 2657 Avenue de la Gendarmerie; the mailing address is B.P. 28, Kigali, Rwanda; tel. [250] (252) 596-400; fax: [250] (252) 596-591.  The consular section’s email address is consularkigali@ state.gov.  American Citizens Services hours are Tuesdays from 09:00 a.m. to 5:00 p.m. and Fridays from 09:00 a.m. until noon, except for U.S. and Rwandan holidays.  For after-hours emergencies, please call [250] (078) 830-0345.  For additional information on consular services, please visit the Embassy's website.


 

Par JMV Ndagijimana - Publié dans : Diplomatie - Communauté : Afrique des Grands Lacs
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Lundi 8 mars 2010 1 08 /03 /Mars /2010 06:42

Me Hamuli RETY

Président du CRID

Ancien Président des avocats du Tribunal Pénal International pour le Rwanda

A

Monsieur le Député Jacques Myard

Au Forum pour la France

A tous les parlementaires français

Le CRID présente ses compliments au Forum pour la France et son intérêt pour la RDC, et se félicite de la prise de position sans équivoque, du Député Jacques Myard sur les responsabilités des actuels dirigeants rwandais dans le drame du Rwanda en 1994, responsabilités que le CRID souhaiterait voir étendre sur le génocide et crimes graves commis actuellement en République Démocratique du Congo.

Le CRID n’a pas à se mêler des relations entre les gouvernements de la France et celui du Rwanda, et reconnait que les événements survenus au Rwanda en avril 1994 sont d’une telle gravité que les responsables quelles que soient leurs origines nationales et/ou ethniques, devront en répondre et s’en expliquer.

Le CRID prend cependant acte de l’aveu délibéré du gouvernement français selon lequel « l’Opération Turquoise» était une grave erreur. Le CRID fait valoir, qu’à y regarder de près, la France, membre permanent du Conseil de sécurité, ne doit pas seule, rougir de ce qui s’est passé au Rwanda et qui se perpétue aujourd’hui à l’Est de la RDC. D’autres pays membres permanents du Conseil de sécurité et au premier chef, ceux qui avaient soutenu et couvert l’agression du Rwanda à partir de l’Ouganda en 1990 et celle de la RDC en 1996 et en 1998 devront chacun, assumer sa part de responsabilité.


TELECHARGER LE MEMORANDUM



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Vendredi 5 mars 2010 5 05 /03 /Mars /2010 10:43

RDC: une nouvelle opération contre les rebelles hutus a débuté dans l'est

Une nouvelle opération de l'armée congolaise, appuyée par l'ONU, contre les rebelles hutus rwandais dans l'est de la RD Congo, est en cours depuis une semaine, a-t-on appris jeudi de sources concordantes.

AFP - le 04 mars 2010, 17h37

Une nouvelle opération de l'armée congolaise, appuyée par l'ONU, contre les rebelles hutus rwandais dans l'est de la RD Congo, est en cours depuis une semaine, a-t-on appris jeudi de sources concordantes.

L'opération, baptisée "Amani Leo" (la paix maintenant, en swahili), "a débuté le 26 février. Elle se déroule autour de Kimwa et Kinge dans la région au sud de Kashebere", dans la province du Nord-Kivu (est), a affirmé à Kinshasa le porte-parole de la Mission de l'ONU en RDC (Monuc), Madnodje Mounoubai.

"C'est une opération qui a été planifiée conjointement par la Monuc et les FARDC", les Forces armées de la RDC, a ajouté M. Mounoubai.

Selon un porte-parole militaire des FARDC, le capitaine Sylvain Ekenge, interrogé par l'AFP, l'armée congolaise avait lancé fin janvier cette nouvelle opération de traque des rebelles hutus des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).

"La Monuc avait conditionné son soutien" au respect des droits de l'Homme avant d'appuyer les 19 bataillons des FARDC engagés sur le terrain, a ajouté le capitaine Ekenge.

Début février, selon des sources onusiennes, la Mission de l'ONU en RDC (Monuc) avait conditionné son soutien à l'armée dans une nouvelle offensive contre les rebelles hutu au retrait de certains officiers congolais, soupçonnés de violations des droits de l'homme.

Le gouvernement et la Monuc avaient démenti que trois commandants FARDC, dont l'identité n'avait pas été révélée, étaient principalement visés par cette demande.

"Amani Leo" se déroulent également au Sud-Kivu "dans les hauts plateaux dans la région d'Uvira", non loin du Lac Tanganyika, qui sépare la RDC d'avec le Burundi, a précisé l'officier congolais, sans fournir de bilan.

Initialement prévue pour se terminer en mars, cette offensive est la suite de l'opération Kimia II menée par l'armée congolaise de mars à décembre 2009 contre les FDLR dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu.

Kimia II, appuyée par les Casques bleus, avait été vivement critiquée par les ONG et des experts indépendants pour avoir causé la mort de centaines de civils, sans parvenir à démanteler les FDLR, estimées début 2009 à moins de 6.000 combattants.

Ces rebelles, dont certains auraient participé au génocide de 1994 au Rwanda, avaient été accusés d'exactions contre les civils, tout comme quelques unités des FARDC.

Selon une source militaire occidentale, une cinquantaine de cibles sont visés, notamment des postes de commandement et des zones minières des FDLR.

L'opération comporte trois phases: "nettoyer, tenir et construire" d'après cette source, qui a ajouté que "la protection des civils demeure l'objectif principal" de cette nouvelle offensive.

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Jeudi 25 février 2010 4 25 /02 /Fév /2010 04:45

Par Le Potentiel
Quotidien de Kinshasa

Nicolas Sarkozy est attendu ce jeudi à Kigali. Visite-éclair de réchauffement des relations diplomatiques entre la France et le Rwanda pour tourner définitivement une page tumultueuse de l’histoire de ces deux pays.

Belle opportunité pour évoquer également les perspectives d’avenir dans la région des Grands Lacs. Au menu, la réunion du mois de juin en France des ministres pour une paix durable dans la région. Invités d’honneur à cette conférence, les « bailleurs de fonds » disposés à financer des « projets économiques communs » dans la région. Un pas important vers la mise en place du « Marché commun des Grands Lacs ». Une proposition de janvier et mars 2009 qui refait surface.

A l’initiative de la France, une conférence réunira au mois de juin en France les pays de l’Afrique des Grands Lacs et les bailleurs de fonds intéressés par cette région. Il s’agit de lancer des « projets économiques conjoints » susceptibles de favoriser la paix dans la région. La confirmation de l’organisation de cette conférence a été donnée par l’Elysée, selon la presse parisienne reprise par le journal Les Echos.

Mais auparavant, au mois de mai, lors du prochain sommet qui aura lieu à Nice, sur la Côte d’Azur, les chefs d’Etat et de gouvernement des Etats de l’Afrique des Grands Lacs débattront de cette question avec le président Nicolas Sarkozy. Les directives qui y seront arrêtées, seront certainement transmises aux ministres des pays concernés qui se retrouveront au mois de juin avec les bailleurs de fonds.

Selon le Journal Les Echos, la France souhaite l’éclosion des « projets communs » entre ces pays en matière économique, notamment dans l’Energie, le développement agricole ou l’exploitation forestière. Selon la même source, « l’idée, c’est que si on veut aider à surmonter les clivages politiques, les conflits dans cette région, il faut favoriser la coopération et l’intégration régionale ».

On ne doute pas que pendant son séjour de trois heures à Kigali, le président français s’entretiendra de la tenue de cette conférence avec son homologue rwandais, le président Paul Kagame.

MARCHE COMMUN

Cependant, ce n’est pas la première fois que le président Sarkozy évoque l’organisation de cette conférence. En janvier 2009, lors de la présentation des voeux au corps diplomatique, le président français s’était attardé sur les perspectives de paix dans la région des Grands Lacs. Aussi, appelait-il à une « nouvelle approche de paix » dans l’Afrique des Grands Lacs. Il avait suggéré le « partage en commun de l’espace et les abondantes richesses minières dont regorge la République démocratique du Congo, un pays immense à la gouvernance étrange avec le « petit » Rwanda ». Il souhaitait la mise en place d’un « Marché commun » pour favoriser les échanges économiques.

C’était le « Plan Sarkozy » dénoncé par des Congolais pour autant qu’ils y voyaient une tentative de balkanisation de la RDC. En visite officielle à Kinshasa, après avoir accordé une interview à la presse congolaise, le président français s’était défendu de disposer d’un plan, que ses propos ont été mal interprétés, mais avait réaffirmé son attachement à « l’intangibilité des frontières » de la RDC. « La première vérité, c’est que la souveraineté du Congo est inaliénable et la France sera toujours à vos côtés pour le respect de cette souveraineté », avait-t-il déclaré, à Kinshasa.

A cette occasion, le président Sarkozy avait annoncé l’organisation de cette conférence en 2010. Il avait saisi cette opportunité pour déclarer qu’il avait proposé à la RDC, et à ses voisins proches, à savoir le Rwanda, le Burundi, l’Ouganda, la Tanzanie et le Kenya, la création d’une « Agence régionale pour le développement et l’aménagement ». A son avis, cette démarche contribuerait au « bon voisinage » dans la région et donnerait un « nouvel élan » à leur coopération autour des projets communs. Sûr que la création de cette agence sera à l’ordre du jour tant à Nice, au mois de mai, qu’en juin lors de cette conférence des bailleurs de fonds de Grands Lacs. Au bout du tunnel, ce sera bien sûr la mise sur pied d’un « Marché commun ».

Abondant dans le même sens, l’ambassadeur de France à Kinshasa, Pierre Jacquemot, avait rappelé que la « coopération régionale est un facteur de paix ». Et que la balkanisation de la RDC n’a jamais été à l’ordre du jour en France.

CIRGL MARGINALISEE ?

L’abondance des biens ne nuit pas, dit-on. Mais l’abondance des initiatives de paix peut nuire à la paix. Car l’impression qui se dégage de plus en plus, c’est qu’on se bouscule un peu trop dans la région des Grands Lacs.

En effet, l’une des importantes initiatives saluées par tout le monde et qui a bénéficié du soutien de la Communauté internationale demeure justement l’institutionnalisation de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs, CIRGL. Elle n’a pas permis seulement aux Etats membres de signer le Pacte de sécurité, de stabilité et de développement de la région des Grands Lacs, mais de disposer de 10 programmes prioritaires d’actions pour la reconstruction des pays de la région. Un fonds spécial de reconstruction a même été constitué et a reçu la contribution de certains Etats membres ; notamment la République démocratique du Congo.

Bien plus, la relance de la CEPGL est également une réalité grâce aux efforts fournis dans le cadre de la CIRGL. Un groupe d’Amis des Grands Lacs se charge même de contacter des bailleurs de fonds pour la mise en œuvre des « projets intégrateurs ».

La mise en place de cette « Agence régionale de développement et d’aménagement » viendra-t-elle en appui aux projets de développement de la CIRGL ? Les bailleurs de fonds des Grands Lacs sont-ils les mêmes qui font partie du « Groupe des Amis des Grands Lacs » ? Apparemment, la réponse est négative. Cela d’autant plus vrai qu’à en croire le journal Les Echos, Elysée aurait intéressé les Américains à cette proposition et que ceux-ci « lui ont fait part de leur soutien ».

Dans l’intérêt de l’Afrique des Grands Lacs, il serait utile que toutes ces initiatives soient coordonnées et ne visent qu’un seul objectif. Question d’éviter le « télescopage » au risque de décourager certains bailleurs de fonds, voire de cette « agence de développement », au-delà ce « Marché commun », une utopie. Devant cette hypothèse, ce sont les pays de la région qui perdraient, alors que l’intégration économique est une option levée par l’Union africaine depuis l’OUA, avec le Plan d’Action de Lagos 1971, la CEPGL, la CEEAC et la CIRGL.

D’autre part, si la tendance consisterait à confier à quelques pays de la région le « leadership économique » au détriment de ceux producteurs des richesses, l’Afrique des Grands Lacs se trouverait dans la même situation que les pays du balkan. Pour des raisons économiques, les Européens sont divisés, car la Russie ne parle pas le même langage avec ses voisins européens, membres de l’OTAN qui compte également les Etats-Unis.

Or, dans les Grands Lacs, le coltan, la cassitérite, le nickel… opposent déjà l’Europe aux Etats-Unis ainsi qu’aux Asiatiques dans le Kivu.

 

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Mercredi 17 février 2010 3 17 /02 /Fév /2010 17:02

Kinshasa, 16/02/2010 / Politique

 

Dans le souci d’une normalisation des relations entre la Rdc et le Rwanda, Paul Kagame, s’est adressé aux autorités de son pays, en leur conviant de relaxer les mouvements des personnes et des biens à la frontière avec la Rdc dans le but d’une maximisation de l’exploitation des potentiels de deux pays.

 

Facilitation des mouvements de personnes et des biens entre la RDC et le Rwanda. Première décision prise dans ce sens par le président rwandais Paul Kagame qui a instruit toutes les autorités rwandaises, surtout celles exerçant leurs fonctions le long des frontières entre la République démocratique du Congo et le Rwanda. Elles sont appelées à réduire toutes les restrictions pour permettre une meilleure circulation des biens et des personnes en vue d’intensifier le commerce entre les deux pays. Kagame demande aux autorités congolaises d’en faire autant.


Du coup, la question qui se pose est celle de savoir si les FDLR ne constituent plus un danger pour le régime de Kigali Serait-ce la preuve de l’anéantissement de la capacité de nuisance des FDLR ? Manifestation de la normalisation des relations entre Kigali et Kinshasa ? Kigali tient-il à anticiper les décisions qui seront prises lors du prochain sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs, CIRGL, portant certification des « minerais du sang » ?


Mardi 9 février, Paul Kagame, président du Rwanda, s’est adressé à toutes les autorités de son pays. Particulièrement aux maires, gouverneurs, autorités territoriales, ministre des Finances ainsi qu’à toutes les personnes qui peuvent rendre possible et faciliter le commerce entre la République démocratique du Congo et le Rwanda. Adresse qui s’appuie sur la relance de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale, CEPGL, dans le but d’exploiter au maximum les potentialités dont disposent particulièrement la RDC et le Rwanda.


Dans son adresse, le président rwandais a demandé aux autorités locales « de relaxer les mouvements des personnes et des biens à la frontière avec la République démocratique du Congo ». Mieux, il les a instruites à réduire les restrictions pour accorder des visas à toute personne qui désire venir au Rwanda et exercer toute activité commerciale.


A en croire des informations concordantes en provenance de Kigali, cette déclaration fait suite à la mise en place « de la bourse des matières premières » qui vient d’être lancée à Kigali. Aussi, « si les hommes d’affaires du Kivu apportent de l’argent et des minerais, il n’y a aucune raison de refuser », a-t-il dit.


Le président rwandais souligne « qu’il est temps de redynamiser le commerce entre la RDC et le Rwanda », en citant le cas du district de Nyamasheke, dans le territoire de Cyangugu, et la ville de Bukavu. Les échanges commerciaux entre les deux, district-ville, ont doublé et qu’il est possible d’en faire plus. En outre, affirme-t-il, le Rwanda produit du lait, de la farine et autres aliments qui peuvent être écoulés en RDC où la demande est plus grande, permettant ainsi aux hommes d’affaires rwandais de suppléer au marché congolais. Des instructions formelles ont été données au ministre des Finances, et son collègue de l’Agriculture et Infrastructures pour que des activités commerciales se déroulent normalement.


Surprise

Cette décision a surpris de nombreux observateurs. Car en « libérant » les frontières, la menace FDLR est-elle définitivement écartée ? Il est encore prématuré de répondre affirmativement à cette interrogation tant les FDLR continuent à tuer, à violer en RDC. Toutefois, de deux choses l’une. Que les opérations militaires conjointes RDC-RWANDA aient anéanti la puissance de nuisance des FDLR, ou alors Kigali a conclu un « accord secret » avec ses « opposants armés » pour qu’ils ne constituent plus un danger pour son régime.


Dans cette dernière hypothèse, c’est Kinshasa qui aura été le dindon de la farce après les crimes économiques et contre l’humanité commis en RDC par les FDLR. Par cette décision de Kigali, ils pourraient désormais vendre « officiellement » les minerais qu’ils exploitent illégalement en RDC.


La deuxième surprise est que le Rwanda n’est pas producteur des matières premières. Quel but poursuit-il ou quelle est cette motivation qui a poussé le Rwanda à installer une « bourse des matières premières » à Kigali ?


Pour comprendre les faits, il est important de noter que depuis 2008, le Rwanda devrait devenir « une zone franche ». Une sorte de « Suisse d’Afrique » où pourraient s’installer plusieurs banques pour permettre des transactions bancaires en Afrique avec le reste du monde. Pour ce faire, le Rwanda devrait donner une bonne image autre que celle d’un « Etat belliqueux », démontrer ses capacités d’un Etat « stable, sécurisant » susceptible d’inciter des investisseurs dans le secteur bancaire à venir s’y installer. Quand on jette un coup d’œil sur les médias qui soulignent le « bon climat d’affaires au Rwanda », on peut facilement comprendre cette dernière initiative. Le président rwandais est donc déterminé à conduire le Rwanda dans cette voie.


RDC : Réaction très attendue


La décision du président rwandais intervient à quelques semaines de la tenue du prochain sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs, CIRGL. Au cours de cette rencontre, il est question de lever des options sur la certification des ressources naturelles. C’est-à-dire des « minerais du sang ». Allusion faite au coltan, cassitérite, or et bientôt le nickel. Selon des statistiques, le Rwanda aurait exporté cinq fois plus de cassitérite qu’il n’en produit.


Tout comme les groupes armés du Kivu et de l’Ituri, y compris les FDLR, ont soutenu les filières rwandaises et ougandaises à exporter frauduleusement l’or, la cassitérite et le coltan en direction du Liban, parfois via le Congo-Brazzaville.


Pour décourager ce trafic illicite, le Centre d’évaluation et d’expertise des matières minérales, CEEC, vient de lancer une filière aurifère au Sud-Kivu. L’installation de cette filière est intervenue vendredi 12 février à Bukavu. Aussi, pour encourager les négociants, la CEEC a décidé de jouer franc jeu en annonçant la réduction des taxes imposée aux tenanciers des comptoirs d’achat d’or. Cette taxe passe désormais de 75.000 à 7500 USD pour endiguer la fraude en direction de la Tanzanie, du Kenya, du Burundi, en plus du Rwanda et de l’Ouganda.


Il revient donc au gouvernement de Kinshasa d’apprécier cette attitude de Kigali pour apporter une note positive. Si effectivement les FDLR ne constituent plus une « menace pour Kigali », les autorités rwandaises doivent se prononcer clairement et officiellement. Mais s’il ne s’agirait que « d’officialiser l’exploitation illégale des minerais de la RDC », il y a lieu de dénoncer cette subtilité malicieuse. Il s’agirait ni plus ni moins que d’un autre marché de dupes.


La question devrait être posée dans les meilleurs délais dans le cadre bilatéral, de l’initiative Tripartite plus 1, structure qui regroupe la RDC, le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi. Ensuite, dans le contexte de la CEPGL et de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL). La réaction de Kinshasa est très attendue pour permettre à tous les observateurs de se rendre compte si la RDC a bien fait une bonne lecture de cet « esprit de grande ouverture de coopération » de Kigali.


Le Potentiel

http://www.digitalcongo.net/article/64666

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Samedi 13 février 2010 6 13 /02 /Fév /2010 04:49

Entretien de Bernard Kouchner avec Alexis Thambwe Mwamba, ministre des Affaires étrangères de la République démocratique du Congo (15 février 2010)

Bernard Kouchner s’entretiendra avec Alexis Thambwe Mwamba, ministre des Affaires étrangères de la République démocratique du Congo, le 15 février. Cette visite de son homologue congolais fait suite à celle que Bernard Kouchner avait effectuée à Kinshasa le 8 janvier dernier.

Dans le cadre de la présidence congolaise de la SADC (communauté de développement d’Afrique australe), les deux ministres évoqueront notamment la situation à Madagascar ainsi que les questions d’actualité relatives à la région d’Afrique australe. Ils feront également le point sur les relations bilatérales entre la RDC et la France, la situation en RDC et dans la région des Grands Lacs ainsi que l’action de la Mission de l’Organisation des Nations unies en République démocratique du Congo.

SOURCE

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Mercredi 10 février 2010 3 10 /02 /Fév /2010 02:27

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Par Emmanuel Neretse et Gaspard Musabyimana

09/02/2010
Selon une dépêche de l’Agence Rwandaise de Presse (RNA) datée du 08 février 2010, le nouveau représentant de l’Union Européenne dans ce pays, l’Ambassadeur Michel Arron lors d’une interview a dénié à l’opposition politique au régime du général Paul Kagame le droit de revendiquer la démocratie au Rwanda ; il s’est fait l’écho de la propagande du régime dictatorial visant notamment à discréditer le parti politique d’opposition non encore enregistré FDU-Inkingi ; il a salué déjà en avance le processus électoral qui n’a même pas encore commencé ; il a exprimé une attitude méprisante voir raciste envers la classe politique africaine.

Dans cette interview rapportée en anglais, le diplomate a estimé qu’il existe des sujets tabous à ne pas évoquer par l’opposition politique et que la loi interdisait l’évocation ou la critique de certaines valeurs de la société rwandaise. Pour lui, personne ne devrait donc mettre en cause l’ordre établi par le parti régnant, le FPR, sous peine de tomber sous le coup des lois liberticides conçues à cet effet par le même régime. Il parle ensuite d’un certain « consensus national » indiquant par là qu’aucune opposition politique n’a droit au chapitre pour critiquer l’action du parti au pouvoir. Plus simplement, le peuple rwandais n’aurait pas droit à un système démocratique.

L’ambassadeur Arron va jusqu'à qualifier les déclarations de Madame Victoire Ingabire présidente du parti FDU « d’incendiaires » et de nature «  à mettre l’huile sur le feu ». Il fait ici allusion aux déclarations de V. Ingabire quand elle disait qu’à côté du génocide des Tutsi, il y a eu au Rwanda des crimes contre l’humanité commis contre les Hutu. L’interprétation que donne M. Arron à ces propos est la même que celle d’ « IBUKA » et des dirigeants du FPR dont on sait qu’ils les ont transformées pour criminaliser et discréditer la présidente des FDU. Sinon en quoi parler des personnes victimes des crimes de guerre et crimes contre l’humanité serait mettre de l’huile sur le feu ? Visiblement l’ambassadeur développe les mêmes arguments que le régime fournit chaque fois qu’il doit museler l’opposition.

Ce citoyen belge croit peut-être que l’Afrique n’est pas encore mûre pour la démocratie telle que cette idée coure dans certains milieux occidentaux qui n’ont jamais évolué et qui l’histoire de l’Afrique s’est arrêtée en 1960.

La question que nous nous posons est de savoir si les vues exprimées par M. Michel Arron sur la  politique au Rwanda sont personnelles, ce qui serait regrettable, ou traduisent la position des 27 pays de l’Union Européenne, ce qui serait affligeant.

Emmanuel Neretse et Gaspard Musabyimana

09/02/2010

 

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Jeudi 4 février 2010 4 04 /02 /Fév /2010 05:35

OBAMA.jpg Lu sur Medias France Libre

Traité de Lisbonne:"Obama ne s’y retrouvait plus dans les multiples présidents européens Mercredi, 03 Février 2010 07:29

Premier effet du traité de Lisbonne : le porte-parole de la Maison Blanche, Philip Crowley, a annoncé hier que le président américain ne se rendrait pas au sommet Union Européenne/Etats-Unis qui devait avoir lieu à Madrid les 24 et 25 mai.

Officiellement, parce que Barack Obama s’est déjà « rendu plusieurs fois en Europe l’année dernière », selon Crowley.

[...Plus sérieusement sans doute, le porte-parole a expliqué qu’Obama ne s’y retrouvait plus dans les multiples présidents européens ...]

Le problème est qu’il s’agit d’un sommet annuel et que son but est justement de réunir régulièrement les dirigeants des deux ensembles économiques. Plus sérieusement sans doute, le porte-parole a expliqué qu’Obama ne s’y retrouvait plus dans les multiples présidents européens : Herman Van Rompuy, le président du Conseil européen, José Manuel Durao Barroso, le président de la Commission, et José Luis Rodriguez Zapatero, le premier ministre espagnol en charge de la présidence tournante de l’Union européenne. Sans compter Catherine Ashton, le chef de la diplomatie européenne, qui a aussi son mot à dire… « Nous continuerons d’avoir des rencontres UE-Etats-Unis de haut niveau, mais cela va prendre un peu de temps pour voir exactement dans quel cadre ces rencontres auront lieu ».

On comprend l’agacement de la Maison Blanche, elle qui espérait que l’Europe disposerait enfin d’un numéro de téléphone unique (lire l’article du Wall Street Journal de ce jour) grâce au traité de Lisbonne. En théorie, les sommets bilatéraux entre l’UE et les pays tiers devraient désormais être organisés à Bruxelles et réunir uniquement le président du Conseil européen des chefs d’Etat et de gouvernement, Herman Van Rompuy, et le dirigeant étranger.

Mais c’était sans compter sur l’ambition des hommes. Zapatero n’a pas admis ce changement et a voulu organiser les sommets bilatéraux en Espagne, les présider, accueillir les chefs de gouvernement des pays tiers en bas de la passerelle et figurer sur la photo de famille. Même chose pour Barroso qui estime qu’il doit être présent pour les matières relevant des compétences exclusives de l’Union européenne, comme le commerce (il n’a pas tort). Résultat : une tension croissante entre les trois hommes et un Obama excédé par cette partie de ping-pong, chacun plaidant sa cause auprès de ses services. D’où sa bouderie.

Selon le quotidien espagnol de droite El Mundo, cité par l’AFP, le président Obama a été « contrarié » par la façon dont s’est déroulé le dernier sommet UE/États-Unis, en novembre dernier : « il y a eu tant de voix et si peu de résultats que le Président a écourté la réunion et envoyé au repas officiel son vice-président Joseph Biden », selon une source américaine citée par El Mundo.

Catherine Ashton, dans un entretien à l’AFP, estime que cette annulation n’est pas une « rebuffade » : il s’agit « d’un problème d’agenda » et ce sommet pourrait être reporté à la fin de l’année. Sous présidence belge, donc, à Bruxelles, et en présence du seul Van Rompuy. Cela s’appelle faire passer un message, ce que feint de ne pas comprendre Lady Ashton.

Source

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Lundi 1 février 2010 1 01 /02 /Fév /2010 04:38

Bruxelles, le 27 janvier 2010.

CENTRE DE LUTTE CONTRE L’IMPUNITE ET L’INJUSTICE AU RWANDA  (CLIIR)

Boulevard Léopold II, n°227                                                  

1080 BRUXELLES

Tél/Fax : 32.81.60.11.13

GSM:  32.476.70.15.69

Mail : cliir2004@yahoo.fr

Mémorandum n°2/2010 adressé au Gouvernement et aux parlementaires britanniques sur l’impunité assurée par des réseaux britanniques dans les tragédies rwandaise et congolaise.

En tant que rescapés des génocides et des massacres perpétrés au Rwanda et en RDC, nous constatons depuis près de 19 ans la détermination des forces économiques occidentales qui ont planifié le dépeuplement criminel du Rwanda et de l’Afrique des Grands pour mieux piller les richesses naturelles par la force, la terreur et la manipulation. Dans ce deuxième mémorandum du 27/01/2010, nous nous limiterons sur l’IMPUNITE assurée aux criminels Tutsis du Front Patriotique Rwandais (FPR) par des réseaux britanniques associés aux réseaux américains et leurs alliés. Durant toute l’année 2010, nous reviendrons souvent sur le thème de l’impunité qui est le ferment de toutes les violations massives des droits humains au Rwanda et dans la Région de l’Afrique des Grands Lacs (RAGL).

L’impunité assurée à un petit noyau de chefs militaires et politiques du Front Patriotique Rwandais (FPR) a permis à ce noyau de contrôler et de paralyser toutes les institutions officielles de l’Etat Rwandais (à savoir le gouvernement, le parlement, la magistrature, l’armée, la police et la milice appelée Local Defense Forces (LDF), etc.). Dès que les institutions d’un Etat sont complètement contrôlées et paralysées par des criminels impliqués dans des crimes de génocide, des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre, l’Etat de droit disparaît, la terreur, l’impunité et l’injustice s’installent définitivement. Le peuple est pris en otage par un petit groupe d’individus qui élimine, terrorise et rançonne n’importe quel citoyen. Aucun peuple ne peut survivre dans des conditions pareilles surtout lorsqu’elles perdurent depuis plus de 15 ans.

            Dans ce mémorandum du 27/01/2010, nous allons examiner comment des réseaux britanniques et américains ont réussi à protéger justement les criminels Tutsis du FPR. Nous constatons que ces criminels sont en réalité des « marionnettes » créées, armées, financées et placées dans la Région de l’Afrique des Grands Lacs par ces mêmes réseaux occidentaux pour créer le chaos nécessaire et favorable aux pillages des richesses naturelles Cette protection assurée à ces criminels est dénoncée par Madame Carla Del PONTE. ancienne procureure du Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR) dans son livre d’autobiographie intitulé « La traque, les criminels de guerre et moi » publié en italien à Milan (Italie) en 2008 aux Editions Feltrinelli. Sa version en anglais fut publiée en 2009 sous le titre « Madame Prosecutor ». La version française fut publiée en octobre 2009 aux Editions Héloise d’Ormesson. Dans son livre, Madame Carla Del Ponte accuse, sans détours, des réseaux britanniques et américains. Aux pages 389, 390, 391 et 392, Monsieur Jack STRAW, ministre britannique des Affaires Etrangères en 2003, est mis en cause dans ces termes :

« (…) Quelques jours plus tard, j’appris que Jack Straw, le ministre britannique des Affaires étrangères, avait contacté le secrétaire général Kofi Annan pour lui proposer de nommer un nouveau procureur exclusivement pour le Tribunal pénal international pour le Rwanda. Il s’agissait, disait-il, d’« optimiser l’efficacité » des travaux du Tribunal. Le matin du mercredi 2 juillet 2003, l’émissaire du Royaume-Uni à La Haye, l’ambassadeur Colin Budd, vint me rendre visite. Je lui dis que j’avais appris que le gouvernement du Royaume-Uni avait envoyé une lettre à Kofi Annan pour demander qu’un autre procureur général soit nommé au Tribunal pour le Rwanda. Je lui manifestai ma surprise, ajoutant que Kofi Annan venait de m’assurer qu’il ne voyait aucune raison de procéder à une telle restructuration des instances judiciaires onusiennes. « Le moment est mal choisi, lui fis-je remarquer. Nous avons réussi à mettre en place un Bureau du Procureur parfaitement fonctionnel pour le TPIR ». Depuis que nous avions résolu les problèmes de personnel et réorganisé la division des enquêtes, ce n’était plus du Bureau du Procureur que venaient les défaillances du Tribunal pour le Rwanda, soulignai-je. Le Conseil de sécurité s’apprêtait à passer aux voix une résolution ordonnant au Tribunal pour l’ex-Yougoslavie comme au Tribunal pour le Rwanda d’amorcer leur stratégie d’achèvement des travaux. Le Bureau du Procureur était précisément en train de mettre en place cette stratégie.

            Budd m’exposa dans le détail la position du Royaume-Uni : Jack Straw était un farouche partisan de cette restructuration car selon lui, elle permettrait de réduire les coûts. A quoi je répondis que les seules économies pourraient porter sur mes billets d’avion et quelques per diems, et qu’il y avait toutes les chances pour que, année après année, le salaire, les frais de logement, les billets d’avion et les per diems d’un nouveau procureur reviennent beaucoup plus cher.

Sans tenir compte de cette objection, Budd poursuivit : « Le Royaume-Uni tenait à ce que je concentre toute mon énergie sur le Tribunal pour l’ex-Yougoslavie qui, m’affirma-t-il, ne tournait pas à plein régime lorsque j’étais à Arusha. Straw avait d’ailleurs évoqué le problème avec Annan qui lui avait donné raison sur ce point. J’étais outrée : « S’ils ont quelque chose à nous reprocher sur notre travail, ils devraient le dire, dis-je. Et si les motifs réels sont d’ordre politique, alors ils devraient également être exprimés en toute franchise ».

Budd ne fit aucun commentaire sur la véritable raison qui, d’après moi, motivait ce projet de restructuration : l’opposition du gouvernement rwandais à l’enquête spéciale sur les atrocités attribuées aux membres du Front Patriotique Rwandais. Je lui demandai de m’organiser une entrevue avec Jack Straw à Londres. Malheureusement, dit-il, Straw avait un emploi du temps très chargé. A l’époque, l’insurrection en Irak commençait tout juste à prendre de l’ampleur. Et il y avait, je suppose, des armes de destruction massive à aller chercher…quelque part (…).

(…) Au cours de la dernière semaine de juillet 2003, Marlise Simons, journaliste au New York Times, écrivit dans un article que le gouvernement rwandais avait manœuvré pour mettre quelqu’un d’autre à mon poste de procureure générale du Tribunal pénal international pour le Rwanda. Citant des diplomates occidentaux et des hauts fonctionnaires du Tribunal qui avaient préféré garder l’anonymat, le Times assurait que le Rwanda ne pardonnait pas au Bureau du Procureur d’avoir ouvert des enquêtes sur plusieurs personnalités civiles et militaires tutsies du gouvernement rwandais pour des exactions commises en 1994, et que le Rwanda avait apparemment rallié le soutien des Etats-Unis et du Royaume-Unie. « Avec d’autre, nous avons subi de fortes pressions du gouvernement rwandais qui se plaignait que Del Ponte dise que son travail prenait du retard parce qu’elle était trop occupée à La Haye », confiait un diplomate d’un Etat membre du Conseil de sécurité. Selon le même journal, des diplomates britanniques auraient déclaré que cette restructuration supposerait l’abandon des enquêtes sur les auteurs présumés de crimes au sein du Front Patriotique Rwandais. (…)

            (…) Je m’embarquai pour New York pour demander son appui à Kofi Annan. Je voulais lui expliquer que le moment était etrêmement mal choisi pour dissocier les deux postes. Malgré tous les signes qui m’indiquaient que j’avais peu de chance d’obtenir gain de cause, je voulais encore croire qu’Annan soutiendrait ma position.

            Malheureusement, le temps que j’arrive au Secrétariat des Nations Unies ce lundi 28 juillet, tout avait déjà été décidé et, me sembla-t-il, de la mauvaise façon pour les mauvaises raisons. Les Etats membres qui siégeaient au Conseil de Sécurité étaient en train de finaliser le texte d’une résolution demandant au Tribunal pour l’ex-Yougoslavie et au Tribunal pour le Rwanda d’achever leurs enquêtes au plus tard en 2004, leurs jugements d’instance à l’horizon 2008, et l’ensemble de leurs travaux avant la fin 2010. La Grande-Bretagne avait réussi à faire valoir son point de vue en proposant de nommer un autre procureur général qui ne s’occuperait que du Tribunal pour le Rwanda – une initiative qui, selon elle, ne pouvait qu’optimiser l’efficacité de l’instance internationale et permettre des économies susceptibles de favoriser la stratégie d’achèvement des travaux. (...)

            (...) Ralph Zacklin, un Anglais qui travaillait au Bureau des affaires juridiques des Nations Unies, m’annonça que Kofi Annan lui avait demandé de consulter les quinze Etats membres du Conseil de sécurité sur la proposition de nomme une nouvelle personne au poste de procureur général du Tribunal pour le Rwanda, et le renouvellement de quatre ans de mon mandat au Tribunal pour l’ex-Yougoslavie. “La stratégie d’achèvement des travaux est compromise”, expliqua Zacklin. J’essai de lui expliquer les véritables raisons pour lesquelles le Rwanda, le Royaume-Uni, et apparemment à un degré moindre, les Etats-Unis, poussaient pour cette restructuration. Zacklin lui-même fut d’accord avec mon analyse. Mais, me fit-il remarquer, le Conseil de sécurité est une institution politique qui prend des décisions politiques. “Vous avez raison, mais vous perdez”, résuma-t-il non sans une pointe de cynisme.

            Comme nous venons de le constater d’après les extraits de son livre ci-hauts cités, Madame Carla Del Ponte accuse la Grande Bretagne d’avoir assuré l’impunité aux actuelles autorités rwandaises qui sont visées par les enquêtes spéciales.

            Après l’échec du Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR), la justice espagnole s’empara, en 2005, du dossier rwandais dans le cadre d’instruire le dossier sur l’assassinat des ressortissants espagnols tués au Rwanda entre 1994 et 2000. Le 6 février 2008, 40 mandats d’arrêt internationaux furent délivrés par la justice espagnole contre 40 officiers supérieurs impliqués dans l’assassinat des espagnols et dans les massacres massifs commis au Rwanda et en République Démocratique du Congo. Ces mandats d’arrêt viennent s’ajouter à Neuf (9) autres mandats délivrés le 17 novembre 2006 par le juge anti terroriste français Jean Louis Bruguière. Puisque la Grande Bretagne a réussi à bloquer les enquêtes spéciales du TPIR concernant ses protégés du régime actuel du Rwanda, la justice espagnole et la justice française devraient être encouragées et soutenues pour poursuivre en justice les présumés génocidaires tutsis visés par ces mandats d’arrêt.

            Nous recommandons au gouvernement et au parlement britanniques de mettre en place une commission d’enquête pour établir les responsabilités des différents réseaux et personnalités britanniques impliqués dans la protection des criminels issus de l’actuel gouvernement rwandais.

Pour les organisateurs de la Manifestation,
MATATA Joseph, Coordinateur du CLIIR

Carla Del Ponte est née en 1947 à Lugano, dans le Tessin en Suisse, Elle est nommée juge d’instruction en 1981. En collaboration avec le juge italien Giovanni Falcone, elle lutte contre le crime organisé, le trafic de drogue, démantèle les réseaux de blanchiment d’argent et s’attire les foudres de la mafia sicilienne. Elle fut nommée procureure générale du Tribunal pénal International pour l’ex-Yougoslavie et pour le Rwanda de 1999 à 2003. Elle est aujourd’hui ambassadrice de Suisse en Argentine en Amérique Latine.

 

Par JMV Ndagijimana - Publié dans : Diplomatie - Communauté : Afrique des Grands Lacs
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Mercredi 20 janvier 2010 3 20 /01 /Jan /2010 11:39

Par Pierre-Pacifique Mahoro Murhula (19.01.10)
Blog Losako

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Les observateurs de la vie politique congolaise sont assez inquiets face à la situation délétère qui prévaut ces temps-ci à l’Est de la RDC. Au point qu’ils ne sont pas loin de penser que Joseph Kabila et Paul Kagame ne tarderont pas à rompre bientôt leur liaison dangereuse nouée au mois de janvier 2009.

Au bout d’une année, en effet, le chef de l’Etat congolais pense avec amertume que la dot apportée par son homologue rwandais pour sceller leur union avait tous les contours d’un cadeau empoisonné. Qui porte un nom et un sigle : Bosco Ntaganda recherché par la Cour pénale Internationale pour ses crimes supposés en Ituri. Ensuite le CNDP volé à Laurent Nkunda et censé constituer un partenaire crédible pour la paix au Kivu. Par contre, Paul Kagame ne décolère pas en constatant l’incapacité de son homologue congolais à s’attacher les combattants du CNDP et à leur faire oublier leur chef historique. En réalité, mal huilée, cette formidable machine à fabriquer des victoires s’enlise dangereusement. Précisément parce que Laurent Nkunda en était à la fois le moteur et le mécanicien et que son éloignement ne peut que rendre l’engin inutilisable. Il faudra bien que les deux alliés finissent par en convenir un jour, même si les conséquences à en tirer ne seront probablement pas les mêmes.

Mais, c’est vrai que l’incurie manifestée par Joseph Kabila dans la gestion de l’armée fait peine à voir. Les officiers et les hommes du rang ex-CNDP, quand ils sont payés, se voient allouer un pécule mensuel de moitié inférieure à celui des militaires de rang FARDC, à savoir 20 dollars américains dont seulement 8 dollars parviennent au destinataire. Ce sort, pourtant déjà précaire, a rendu jaloux et furieux les éléments intégrés Mai-Mai qui ont préféré retourner en brousse pour s’allier aux anciens amis de Joseph Kabila, les FDLR. Or, Dieu seul sait combien Paul Kagame peut se hérisser à la vue de tout ce qui vient conforter la position de ses ennemis mortels que sont les miliciens hutu rwandais opérant en RDC.

Bosco NTAGANDA constitue également un cadeau empoisonné dans la mesure où il s’avère incapable d’imposer son autorité sur la majorité des militaires ex-CNDP et de faire mobiliser la base populaire en faveur de Joseph Kabila. Celui-ci a beau suspendre l’exécution de son mandat d’arrêt international sur le territoire congolais et le nommer commandant en second des opérations Kimia II et Amani leo, le justiciable de la CPI ne lui renvoie pas l’ascenseur. Bien au contraire, il en profite pour renforcer ses barrières de péage route et étendre son administration parallèle qui lui rapporte un bien joli magot. Peut-être même qu’il prend les précautions nécessaires pour s’aménager un périmètre imprenable au cas où quelqu’un s’aviserait à vouloir se saisir de lui par la force. Or, selon la promesse faite à Kabila lors de leur dernière rencontre à Goma, Ntaganda et le CNDP devaient supprimer ces barrières et administration parallèle au plus tard le 15 janvier 2010.

Comment évaluer le gain rapporté par l’accord Kabila-Kagame ? Le cadeau empoisonné constitué par Ntagandaet un CNDP volé à son chef historique Laurent Nkunda a eu le seul mérité de valoir au chef de l’Etat congolais la colère de la communauté internationale pour la protection accordée à un présumé criminel recherché par la CPI. Le Rwanda, pour sa part, n’a pas vu les FDLR affaiblies, au contraire l’alliance passée par son président avec Joseph Kabila a précipité les Mai-Mai congolais dans les bras des miliciens hutu rwandais et la base populaire du CNDP s’est cabré contre l’arrestation de Laurent Nkunda vécue comme une trahison impardonnable. D’ailleurs, Paul Kagame vient de réaliser à ses dépens que Joseph Kabila a commencé à se venger de lui. En lui proposant pour le 18 janvier l’évaluation commune de l’Opération Kimia II, alors qu’il y a mis fin unilatéralement le 31 décembre dernier et que tout aussi unilatéralement il a mis en place une Opération Amani leo dans laquelle le Rwanda n’est pas concernée.

Y a-t-il un gain pour le peuple congolais ? On le cherche en vain. Les FDLR sont toujours là et bien là, l’Armée est toujours aussi inefficace, aussi indisciplinée et aussi prédatrice parce que non ou mal payée, les milices congolaises n’ont pas été intégrées ou ont déserté après intégration, la fausse intégration du CNDP continue à donner des sueurs froides au gouvernement congolais et la communauté internationale ne digère pas d’être constamment mis devant le fait accompli. Le mariage Kabila-Kagame, un véritable marché des dupes, va-t-il résister aux fortes turbulences en perspective ? Bien malin qui pourrait parier sur un oui.

En ce 49ème anniversaire de l’assassinat de notre seul héros national – l’autre est un parfait usurpateur - nous voudrions souhaiter que son souvenir ravive dans le cœur des Congolais leur capacité à s’indigner et à refuser la fatalité d’une gouvernance irresponsable et incompétente aujourd’hui incarnée par le fils de son disciple illégitime.

Source : losako



Par JMV Ndagijimana - Publié dans : Diplomatie - Communauté : Afrique des Grands Lacs
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