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Publié par La Tribune Franco-Rwandaise

Pour Philippe, «il manque probablement une période de mélange» social en France.

L'ancien premier ministre prône «les réflexions» et «les expérimentations», comme le SNU, qui «approchent la logique du service national sans le côté militaire».

Depuis qu'il a quitté Matignon début juillet, Édouard Philippe se garde bien de faire part de ses commentaires. L'ancien premier ministre a fait une exception ce lundi 14 septembre sur Europe 1 en évoquant ses souvenirs de son service militaire réalisé au cœur des années 90. Il a expliqué avoir été marqué par ses échanges avec «des gens qu'il n'aurait jamais rencontrés». «Je me souviens avoir croisé des gens qui n'étaient jamais sortis de leur département. Franchement, cela ne fait pas de mal», a-t-il raconté.

Pour Philippe, le côté militaire «n'est plus indispensable»

Pour Édouard Philippe, aucun cadre n'a aujourd'hui remplacé cet espace de rencontre, organisé à l'époque sous la houlette militaire. «Il manque probablement une période de mélange, plus qu'il n'existe aujourd'hui», a-t-il jugé, soutenant la nécessité d'un projet «d'engagement et de participation à quelque chose qui vous dépasse et qui est important pour la collectivité». L'ancien locataire de Matignon «ne croit pas» cependant qu'il faille rétablir le service militaire, car il n'est, selon lui, «plus indispensable pour la protection de la nation».

Le maire du Havre a plutôt prôné «les réflexions et les expérimentations» qui «approchent la logique du service national sans le côté militaire», citant notamment le service national universel (SNU), mis en place par le gouvernement en 2019. Organisé sur un mois, il doit permettre aux jeunes de 15 à 17 ans de s'«impliquer davantage la jeunesse dans la vie de la Nation». Si les inscriptions se font pour l'instant sur la base du volontariat, elles deviendront obligatoires pour tous les jeunes de 16 ans à horizon 2024.

Édouard Philippe s'est dit par ailleurs satisfait d'avoir retrouvé sa liberté depuis son départ de Matignon. «C'est une période de liberté, physique et intellectuelle», a-t-il assuré. L'ancien premier ministre n'a pas souhaité répondre à la question d'un éventuel retour, alors même que son mentor, Alain Juppé, lui prédit un «destin national». Édouard Philippe a simplement répondu : «La liberté c'est éternel, liberté de ton, de foi, d'expression, c'est important, la liberté».

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