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Publié par La Tribune Franco-Rwandaise

L'ex-chef de guerre congolais Bosco Ntaganda a été reconnu coupable ce lundi des 18 chefs d'accusation portés contre lui, dont " crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

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CESAR 08/07/2019 19:03

8 Juillet 2019

"L'ex-chef de guerre congolais Bosco Ntaganda a été reconnu coupable ce lundi, par la CPI, des 18 chefs d'accusation portés contre lui, dont " crimes de guerre et crimes contre l’humanité."
Il s'agit d'une mise en scène judiciaire.
En effet, Ntaganda Bosco, fils de Kanyabugoyi, ex-haut fonctionnaire rwandais, est Rwandais, natif de l'ex-commune de Kinigi, ex-préfecture de Ruhengeri. Il n'a jamais été Congolais et ne sera jamais congolais.
La RDC a des lois. Les lois congolaises prévoient les conditions de fond et de forme quant à l'acquisition de la nationalité congolaise. Si Ntaganda est Congolais c'est qu'il est en état de prouver qu'il est Congolais. Or, il me semble qu’il n’a produit aucun document établissant irréfutablement sa nationalité congolaise telle qu’elle est définie par les lois congolaise.
Ntaganda a précisé devant la CPI qu'il est Rwandais et soldat du FPR. Il a cité son numéro d’immatricule et son grade dans l’armée de son pays, le Rwanda. Comme des milliers de Tutsi de l'intérieur du Rwanda, en octobre 1990, il s'est enrôlé dans l'armée du FPR contre le Rwanda dont son père fut haut fonctionnaire, le tout sous le commandement de Kagame. Kabila fils était également soldat du FPR mais avec une différence notable, lui, était Tutsi Congolais de naissance. En sa qualité de soldat du FPR, Ntaganda est directement impliqué dans les massacres de masse contre les Hutu de Ruhengeri, en l’occurrence ceux de sa commune natale, à savoir Kinigi qui ont été commis par les soldats du FPR sur ordre de Kagame. Il est également directement impliqué dans la pose des bombes dans des lieux publics au Rwanda qui ont fait des centaines de victimes et de blessés. En effet, contrairement aux soldats du FPR qui n’avaient vécu au Rwanda et qui subséquemment ne connaissaient par le Rwanda et qui ne savaient donc pas qui était qui, Ntaganda connaissait parfaitement ses commune et préfecture natale. Il faisait partie des infiltrés dont les missions étaient de liquider les Hutu listés qui ont fait les études, en particulier les enseignants et les fonctionnaires locaux de l’Etat Rwandais. Les infiltrés du FPR opéraient dans leurs communes natales qu’ils connaissaient bien.
Après la prise du pouvoir par Kagame au Rwanda, celui a déclenché une seconde guerre contre le Zaïre, Etat souverain et en toute impunité. Ntaganda faisait partie bouchers du FPR au Zaïre. A son actif, il y a des milliers de cadavres de Hutu, réfugiés rwandais au Zaïre, de Hutu zaïrois et des zaïrois Bantu, le tout indifféremment d’âge, de sexe, de situation et de profession. Les religieux et les religieuses n’ont pas été épargnés. L’assassinat avec une barbarie indescriptible de Mgr Munzuhirwa Christophe et les viols systématiques et à grande échelle des religieuses rwandaises et zaïroises par les soldats de Kagame en sont la parfaite illustration.
Le fait d’avoir fait partie des bouchers soldats du FPR au Zaïre, devenu en suite RDC ne lui a pas conféré la qualité de citoyen congolais.
Il est établi qu’après la défaite totale des FAZ et suivi de la chute du régime Mobutu, Kagame est devenu président à la fois du Rwanda et de la RDC. C’est un cas unique dans les annales de l’histoire moderne de l’Afrique. Kagame a pris le pouvoir au Rwanda en marchant dans le sang des millions de Rwandais après avoir liquidé le Président Habyarimana. Il s’est autoproclamé d’abord Vice-Président puis Président du Rwanda. Il était, en fait, président du Rwanda. Après la chute du régime Mobutu, comme il a fait en nommant président un Hutu de service, Pasteur Bizimungu, ex-haut fonctionnaire du régime Habyarimana et natif de Bushiru comme celui-ci, Kagame a trouvé un zaïrois, Laurent Désiré Kabila, il l’a nommé président du Zaïre, devenu ensuite RDC. En fait c’est Kagame qui dirigeait la RDC. A la tête de la nouvelle armée congolaise, Kagame y a positionné James Kabarebe, officier de l’armée rwandaise connu de tous les Rwandais et Congolais. Il en a été de même de tous les postes stratégiques de tous les services publics de la RDC.
Le chef d’Etat-major de l’armée Congolaise, James Kabarebe a décidé d’intégrer des milliers de soldats du FPR dans la nouvelle armée congolaise. Il leur a octroyé la nationalité congolaise. C’est ainsi que Ntaganda Bosco, simple soldat dans l’armée de Kagame s’est autoproclamé Général à plusieurs étoiles de l’armée congolaise et traité comme tel par les congolais. Son cas n’est pas unique. Mais, ces soldats du FPR, devenus soldat congolais, n’étaient et ne sont pas au service de la RDC et donc des Congolais mais de celui de Kagame, leur commandant en chef et envoyeur.
Il s’ensuit que les crimes qui sont imputés à Ntaganda, un quasi-analphabète, par la CPI, ont été commis lors de ses missions en RDC sur ordre de Kagame. C’est celui-ci qui l’a armée et donné les missions à accomplir. Ntaganda a agi sur ordre de Kagame, de James Kabarebe et autres. Ce sont les donneurs d’ordre qui sont responsables au premier chef des crimes invoqués par la CPI contre Ntaganda. A défaut, le Président Gbagbo et son ministre de la jeunesse n’auraient pas passé plusieurs années dans la geôle de la CPI pour des crimes qui ont été prétendument commis par les soldats ivoiriens dont le commandant en chef n’était autre que le Président Gbagbo.
Au vu de l’ensemble des faits établis, le procès contre Ntaganda, soldat de l’armée Kagame car il n’a jamais été démobilisé et reste donc légalement soldat de l’armée rwandaise, le procès contre celui-ci est une mise en scène judiciaire lamentable et pitoyable de la part des Juges de la CPI et corrélativement, la décision négative de la CPI est une décision politique, dépourvue de caractères juridique et judiciaire. Les vrais bouchers des Congolais sont notoirement connus. Ce sont eux qui doivent répondre de leurs actes devant la CPI et non pas un exécutant. Dans cette Affaire, la CPI a dit la politique et nullement le droit.