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Publié par La Tribune Franco-Rwandaise

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CESAR 01/04/2019 23:07

Stéphane Audoin-Rouzeau s'est autoproclamé expert du génocide dit des Tutsi.
Or, ce Monsieur n'a jamais mis ses pieds au Rwanda avant, pendant et après les événements qui ont endeuillé notre pays. L'histoire racontée par lui est l'histoire version Stéphane Audoin-Rouzeau. Ses écrits sont truffés d'énormités inexcusables pour un professeur d'université. Ils sont plus émotionnels que scientifiques. Il a préféré des ragots, fabulations et galimatias en tous genres ramassés dans les bistrots ou fournis par ses amis d'Ibuka-France, Dupaquier, Chrétien et autres.
Ainsi, dans sa litanie d'affirmations, il mélange pêle-mêle les gouvernements rwandais de 1960 à 1994 et les dirigeants rwandais. Il nie l'évidence à savoir les massacres de masse contre les Hutu par les soldats du FPR sur ordre de Kagame. Il nie ou minimise le déclenchement de la guerre contre le par le FPR contre le Rwanda en octobre 1990, l'existence des milliers d'infiltrés du FPR dans toutes les structures du Rwanda, les massacres des Tutsi dits de second rang par les soldats du FPR, le déclenchement d'une guerre généralisée sur l'ensemble du Rwanda par Kagame, immédiatement après l'assassinat du Président Habyarimana le 6 avril 1994.

Face à l'évidence, à savoir notamment les déclarations sans équivoque du Général Dallaire publiées dans son livre " J'ai serré la main du diable" relativement au déclenchement de la guerre aux fins de s'emparer du pouvoir par la force au Rwanda, suivie de massacres de masse contre les Tutsi, lesquels massacres avaient été prévus par Kagame, Stéphane Audoin-Rouzeau s'est fourvoyé dans les explications subjectives dépourvues de caractère historique.
Ses écrits sont plus émotionnels que scientifiques. Il a préféré des ragots, fabulations et galimatias en tous genres ramassés dans les bistrots ou fournis par ses amis d'Ibuka-France.
Il dit que le génocide est un crime qui a été commis par l'Etat Rwanda de 1994 voire avant contre les Tutsi. C'est-à-dire que le génocide a été planifié et exécuté par les membres du gouvernement intérimaire via les Hutu sur l'ensemble du Rwanda, le tout avec l'aide de la France, via son armée.
Mais il sèche quand il s'agit de répondre précisément aux questions suivantes: quand et où ce génocide a été planifié, qui sont les planificateurs, comment le gouvernement intérimaire mis en place le 9 avril 1994 a planifié et exécuté des massacres de masse qualifiés de génocide des Tutsi dès lors que la planification, s’il y en eu est en tout état de cause antérieure au 6 avril 1994.
En sa qualité d'expert du génocide des Tutsi, il a même expressément le chiffré les victimes Tutsi, soit plus d'un million, nombre mentionné sur les stèles construites en France à la mémoire des victimes Tutsi et au mémorial de Gisozi.
Lorsqu'on lui demande de préciser, en sa qualité d’historien, comment dans les millions de cranes de Rwandais, Kagame et les siens ont-ils fait pour distinguer les cranes des Tutsi de ceux des Hutu pour conclure que le nombre des victimes Tutsi sont plus d'un million, il se fourvoie dans les explications contradictoires, parcellaires et approximatives.
Au vu de l'ensemble de ses écrits et déclarations expresses et /ou orales publiques, le fait d'être pro-Tutsi a gravement altéré son sens d'honnêteté intellectuel. Il souffre gravement d'un dysfonctionnement intellectuel manifeste. La question que tout Rwandais qui a jeté un coup d'œil dans les écrits de ce professeur français, expert en histoire du génocide exclusivement des Tutsi est la suivante: comment un professeur dit d'université peut-il intellectuellement tombé aussi-bas? Il a été refusé par le gouvernement de son pays de faire partie du groupe d'historiens chargés de faire des recherches sur les massacres qui ont été commis au Rwanda contre les Rwandais indifféremment de leur appartenance ethnique je suppose. Le génocide est une qualification exclusivement juridique. Par conséquent, seuls les juristes sont à même de qualifier de génocide les crimes qui ont été commis au Rwanda. Il me semble qu'il aurait été judicieux, pour le Président Macron, de demander au Conseil de sécurité de l'ONU la création d'une commission internationale d’enquêtes sur les crimes qui ont été commis au Rwanda aux fins de les qualifier juridiquement. Le seul historien français, expert du Rwanda connu des Rwandais est Professeur Bernard Lugan. Sa thèse de doctorat d'Etat a porté sur l'histoire du Rwanda. Il fut, durant plusieurs années, professeur à l'université nationale du Rwanda et à l'Ecole Supérieure Militaire de Kigali. A son actif, il y a plusieurs publications sur le Rwanda et le drame rwandais en l'espèce. Il a été expert auprès du TPIR. Sa rigueur et son honnêteté intellectuelle n'ont jamais été contestées par qui que ce soit. J'ose espérer qu'il a été choisi par Macron. Quelques noms d'historiens sont cités mais le constant est qu’aucun d’eux n'est expert du Rwanda. La question posée est de savoir comment un enseignant, fut-il professeur d'universités, qui ne connaît rien sur le Rwanda réel, peut-il être qualifié d'historien du Rwanda et être désigné par le Président Français pour mener des recherches sur les faits historiques d’un pays étranger qu'est le Rwanda? Ils ne parlent pas le Kinyarwanda. Comment ces historiens français vont-ils faire pour mener objectivement des recherches de qualité, pourvues irréfutablement de caractères scientifiques dans un Rwanda où il est interdit aux Rwandais surtout de la campagne à parler à un étranger sans autorisation préalable et en présence d'une autorité locale? Ne seront-ils pas des Trévidic c'est-à-dire des touristes français au Rwanda?
Il convient de préciser que Kagame n'acceptera jamais qu'une équipe de chercheurs français viennent mener de recherches en toute indépendance ici au Rwanda. A l'instar du Juge Trévidic Marc, s'ils viennent ici, ils seront guidés comme des moutons par les membres de la police politique du régime qui seront également traducteurs. Il fine les résultats de leurs recherches seront des résultats version Kagame et sont subséquemment à bon droit contestés par les Rwandais comme ce fut le cas s'agissant du fameux rapport du juge Trévidic. Son rapport ne fut qu’une compilation de ragots et ouï-dire ramassés dans les bistrots de Kigali ou fournis par les membres de la police politique du régime Kagame.