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Publié par La Tribune Franco-Rwandaise

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CESAR 04/12/2018 15:15

1- Sans nier les massacres des Batutsi, Charles ONANA, avec preuves à l'appui, pose la question sur l'existence du génocide dit des Batutsi. Il n'est pas le premier à poser cette question. Des dizaines de Rwandais croupissent dans les geôles de Kagame sans dossier pour avoir posé la même question. J'ai passé cinq ans ferme en 1930 pour avoir commis le crime d'évocation d'existence du génocide dit des Batutsi.
2- Il démontre également que la France n'a pas soutenu le régime dit erronément Habyarimana mais qu'elle a, par contre, contribué largement à la défaite des FAR par son vote des résolutions par le Conseil de Sécurité portant l'embargo sur les armes non pas contre les agresseurs du Rwanda mais contre le gouvernement légal du Rwanda, par l'absence de soutien de sa part à la demande de l'Etat Rwandais adressée au Conseil de Sécurité au seule fin d'arrêter les massacres au Rwanda.
3/ Enfin Onana démontre l'implication directe de Kagame, soutenu directement par les USA, Royaume Uni, Canada et autres Etats anglo-saxons d'une part et indirectement par la France, dans les assassinats de quatre présidents : Ndadaye du Burundi, Habyarimana du Rwanda, Ntaryamira du Burundi et Kabila de la RDC. L'impunité dont il bénéficie découle de ces soutiens des maîtres du monde à son endroit. Il a donné l'exemple: il n'est pas à prouver que Kagame est l'auteur des assassinats de 6 citoyens français. Le Président français Macron le sait même s'il était jeune au moment des faits. Or, le même Macron vient de remettre les clefs de l'OIF à Kagame et a invité celui-ci à l'Elysée pour partager un repas avec lui. Alors que le Président syrien n'a tué aucun français, le même Macron a dit que publiquement que sa place n'est pas à la tête de la Syrie mais dans une prison de l'ONU à la Haye et il a instruit le procureur de Paris aux fins d'actionner plusieurs collaborateurs du Président Syrien pour avoir commis les crimes contre l'humanité et les crimes de guerre contre les syriens et nullement contre les citoyens français. Onana a appelé ces incohérences et contradictions françaises le paradoxe français.
Onana a oublié de préciser que le régime Habyarimana a définitivement pris fin en avril 1992 et que d'avril 1992 au 6 avril, le Rwanda était dirigé par l'opposition et le FPR sous la direction de Nsengiyaremye Dismas, que le patron du service de renseignements rwandais à savoir Iyamuremye Augustin était notoirement membre du FPR et que conséquemment en fait c'est Kagame qui dirigeait ce service avec l'aide des espions belges, américains et britanniques opérant au Rwanda, que c'est Nsengiyaremye, en sa qualité de premier ministre, qui a négocié avec Kagame le fameux accord de paix d'Arusha et que c'est ce premier qui avec le même Kagame ont décidé expressément de chasser des soldats français du Rwanda( existence d'un écrit signé par les deux intéressés) parce que selon le premier, la présence des soldats français renforçait Habyarimana et pour Kagame, elle constituait un obstacle majeur à la réalisation finale de son projet à savoir prendre le pouvoir par la force après avoir assassiné le Président Habyarimana et celui du Burundi, Cyprien Ntaryamira.
Outre que la singularité séculaire du Rwanda est que tout le monde connaît qui est qui et qui a fait ou fait quoi, nul ne peut soutenir que les autorités rwandaises qui dirigeaient nécessairement le Rwanda, en l'espèce celles du gouvernement d'opposition et le FPR, son allié contre Habyarimana ont planifié le génocide des Batutsi sans que Kagame et Iyamuremye, agent du FPR et patron du service de renseignements rwandais ne soient au courant. A contrario, s'ils étaient au courant, cela signifie qu'ils ont participé à cette planification, à défaut, l'absence de dénonciation de leur part vaut approbation et conséquemment complicité directe. Aussi, dans la lettre que Kagame a dressé au Conseil de Sécurité qui est sur le site de Ndagijimana aux seules fins de lui demander de ne pas intervenir au Rwanda alors que les Bututsi dont il prétendait et prétend être défenseur des intérêts étaient impitoyablement massacrés, Kagame n'évoque nulle part le génocide des Batutsi. Ils parlent de la planification des massacres des opposants politiques et nullement des Batutsi. Une question se pose alors de savoir quand a-t-il su que ces massacres sont constitutifs de génocide des Batutsi. Qu'a-t-il fait pour les empêcher, combiens de Batutsi a-t-il sauvés? Le mot génocide des Batutsi est sorti de sa bouche pour la première fois en 2008. De 1994 à 2008, pourquoi n'a-t-il pas parlé de génocide des Batutsi? Le génocide est une qualification juridique des faits criminels et non pas un fait. Le génocide est une question de qualité et nullement de quantité. C’est l’intention de son auteur qui est juridiquement retenue et non pas la quantité de morts. Même à supposer que ce soit la quantité qui est juridiquement retenue, le nombre de morts Bahutu dépassent de loin celui des Batutsi. C’est pour cela que Kagame a interdit de mentionner l’ethnie dans le questionnaire remis aux recenseurs lord du recensement de la population rwandaise en 1992. Recenser les Rwandais par ethnie aurait permis de connaître le nombre approximatif de morts par ethnie d’une part et le nombre de morts rwandais. Aussi, il a interdit la publication des résultats de ce recensement. Pourquoi ?
Par ses propos cyniques et publics à l’égard des survivants Batutsi, Kagame démontre que le génocide dit des Bututsi n’a jamais existé d’une part et qu’il l’a colporté à grande échelle afin d’en fait un fonds de commerce, susceptible de permettre de bien garnir son portefeuille Son agissement acte allié à une exhibition des cranes des Rwandais dits des Batutsi présentés aux touristes étrangers comme des produits touristiques, le tout au mépris de la tradition séculaire du Peuple Rwandais. S’il prétend être sauveur des Batutsi, comment peut-il alors exhibé des cranes des parents, enfants et proches de ces mêmes Bututsi ? Peut-il exhiber les cranes de ses parents et proches comme des produits touristiques ? Le comble est qu’aucun Mututsi ou un religieux n’a dénoncé publiquement ce méfait de Kagame. L’absence de dénonciation vaut approbation. Les experts en génocide du FPR ont refusé un débat sur les massacres qui ont été commis dans notre pays et leur qualification juridique. Ils se complaisent dans les affirmations péremptoires et absconses mais sèchent qu’il s’agit de démontrer juridiquement que ces massacres des Batutsi dont aucun rwandais ne peut nier sont constitutifs de génocide. Ce sont ces agissements et incohérences de Kagame et oligarques de son régime qui a conduit à Onana à poser la question sur l’existence du génocide dit des Bututsi : Ce génocide a-t-il existé ou n’a pas existé ?