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Publié par La Tribune Franco-Rwandaise

NB: Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que son auteur et ne sauraient refléter la position de la Tribune Franco-Rwandaise

Auteur de l'article: CESAR, lecteur de TFR, Kigali

[...] Quand on sait ou on connaît, on écrit, quand on ne sait pas ou on ne connaît pas, on se documente, à défaut, on se tait.

Colonel Robardey est un des rares connaisseurs du Rwanda. Ses affirmations sont objectives et vérifiables. Il est le témoin clé des méfaits de Kagamé via ses escadrons de la mort, poseurs des bombes dans des lieux publics sur l'ensemble du Rwandais qui ont fait des centaines de morts et de blessés graves. Il sauvé des Rwandais visés par ces poseurs de bombes.

Dans plein Kigali, un poseur des bombes a lancé une grenade à l'intérieur d'un véhicule d'un ancien haut fonctionnaire avec certains membres de sa famille dont son épouse arrêté sur un feu rouge, fort heureusement, elle n'a pas explosé. Robardey qui était par hasard derrière à courageusement s neutralisé le terroriste.

Par la formations des gendarmes antiterroristes, Robardey a sauvé des centaines de Rwandais. En effet, plusieurs jeunes tutsi, après une formation en terrorisme, Kagamé les a envoyé en mission sur l'ensemble du Rwanda avec pour mission: semer la mort et la terreur sur l'ensemble du Rwanda par la pose de bombes dans des lieux publics et contre les véhicules de marchandises en provenance du Kenya. Plusieurs attentats ont été déjoués par les hommes du Colonel Robardey. C'est pour ce motif que pour Kagame, il est génocidaire des Tutsi.

TFR INFO permet les Rwandais de toute tendance politique ou idéologique qui le veulent de s'exprimer librement. Ils droit comprendre ce qui s'est exactement passé dans notre pays d'une part et comment Kagame a
- élaboré une stratégie par un cabinet américain en com. pour faire avaler au monde entier qu'il est sauveur des Tutsi alors qu'il est leur fossoyeur,
- inventé le mort "génocide dit des Tutsi colporté mondialement à grande échelle,
- proscrit la mention de ce mot dans la constitution du 4 juin 1992
- inscrit ensuite ce mot dans la constitution en 2008 après une révision politique de celle-ci après la déboire essuyé par le procureur du TPIR pour prouver l'effectivité du génocide dit des Tutsi invoqué sur toutes les pages d'accusation des prisonniers Hutu de l'ONU et inexistant dans les lois rwandaises,
- imputé minablement ses méfaits aux autorités civiles et militaires françaises dont colonel Robardey d'autre part.

Il me semble utile de partager avec les lecteurs de TFR INFO ce qui suit. Les faits évoqués sont vérifiables. Il ne s'agit pas de soutenir que les massacres des Batutsi n'ont jamais existé puisqu'ils sont établie mais de préciser chronologiquement la commission de ces crimes et la situation contextuelle dans laquelle ils sont été commis, deux éléments impératifs pour qualifier juridiquement ces crimes de génocide ou pas. A défaut de précision sur ces deux éléments toute, qualifier juridiquement ces crimes de génocide me semble discutable.

Les faits notoirement établis

Pour que les lecteurs de Radio Notre Dame puissent se faire une opinion objective sur le drame rwandais et la prétendue responsabilité de la France dans celui-ci, il me semble impératif d’exposer sommairement les faits notoirement établis. Les massacres des Tutsi étant de notoriété publique et aucun Rwandais ne les niés nonobstant la négation de l’évidence à savoir les massacres de masse contre des millions de Hutu par les soldats Tutsi du FPR sur ordre de Kagame.

Exposé chronologie des faits
1/ Le 01/10/1990, Les Tutsi ont pris les armes contre le Rwanda alors dirigé majoritairement par les Hutu (plus de 90 de la population) aux seules fins de prendre le pouvoir et l’exercer au sein d’un régime purement Tutsi.
2/ Sous le régime Habyarimana, les numéros deux du régime et du gouvernement à savoir Habimana Bonaventure et Colonel Nsekalije Aloys étaient Tutsi.
3/ Sous Habyarimana, l’économie rwandaise était, à plus de 80%, entre les mains des Tutsi. Ceux-ci étaient devenus des millionnaires grâce au régime Habyarimana par l’accès prioritaire aux marchés publics alors que rares étaient ceux qui remplissait les conditions requises, les avantages fiscaux, accès facile aux crédits garantis par l’Etat et la corruption.
4/ Ce sont ces mêmes Tutsi qui devaient tout au régime Habyarimana qui ont financé significativement la guerre des Tutsi sous le commandement de Kagame contre le même régime et partant les Rwandais.
5/ Des milliers de Tutsi de l’intérieur, du Zaïre, du Burundi et des pays voisins ont quitté les écoles, universités et leur travail pour s’enrôler massivement dans l’armée Tutsi dit FPR contre leur pays et leurs voisins Hutu.
Ce sont donc les Tutsi qui les premiers ont déclenché la guerre et commencé les massacres contre les Hutu et nullement l’inverse. Monsieur Ancel fait croire aux auditeurs et lecteurs le contraire.
6/ Avant le 6 avril 1994, aucun Tutsi de premier rang dont les financiers notoires du FPR n’a été inquiété outre mesure par les Hutu et encore moins par le gouvernement rwandais alors qu’ils avaient légalement commis le crime contre l’Etat Rwandais.
7/ Le 10 juin 1991, entrée en vigueur d’une nouvelle constitution qui prévoyait le multipartisme et conférait tous les pouvoirs exécutifs au premier ministre au détriment du Président qui ne disposait alors que du contreseing des actes du gouvernement (article 50 et suivants).Ce sont les autorités françaises d’alors qui ont fait pression et chantage contre le Président Habyarimana pour qu’il accepte de se dépouiller de tous les outils de décision.
8/ Le 2 juin 1992, signature à Bruxelles d’un pacte d’alliance entre l’opposition rwandaise et le FPR contre le Président Habyarimana et son parti MRND, le tout avec l’appui financier et politique de la France (existence de la copie de ce pacte). Ce pacte a été finalisé à Paris le 5 juin 1992.
9/ Le 2 avril 1992, sous la pression de la France, le Président Habyarimana nomme un premier ministre, Docteur Nsengiyaremye Dismas, issu du parti d’opposition MDR, anti-Habyarimana notoire. En application de la constitution de la Constitution rwandaise, article 50 et suivants car le Rwanda était un Etat de droit écrit, le premier ministre est le véritable chef de l’Exécutif. Il n’a aucun compte à rendre au Président qui ne peut même pas le révoquer. Son gouvernement comprenait les ministres Hutu et Tutsi dont certains pro-FPR notoires.
A compter de cette date, le régime Habyarimana a définitivement cessé d’exister. Monsieur Ancel semble curieusement l’ignorer. Il faut une confusion mentale entre un régime Habyarimana imaginaire et le gouvernement dit intérimaire et fait abstraction du gouvernement d’opposition-FPR.
Lors des négociations avec l’opposition qui dirigeait le Rwanda, Kagame la suppression du Service Centrale de Renseignement Rwandais. Un compromis a été trouvé: émiettement de celui-ci par le Premier Ministre sur demande de Kagame. Il l’a divisé en trois portions.
Service de renseignements intérieurs rattaché à la Primature
Service de renseignements extérieurs, rattaché au Ministère de la défense
Immigration rattaché au Ministère de l’Intérieur.
L’effet de cette division a été le désordre fonctionnel et opérationnel. Le premier ministre a permis à Kagame d’optimiser ses chances de réaliser son objectif ci-dessus évoqué.
C’est le Premier Ministre qui nommait les Préfets. Le critère était non pas les compétences, mais loyauté effective à l’égard de l’opposition et de chaque parti politique d’opposition.
C’est le Premier Ministre qui nommait les directeurs généraux de ses services de renseignements.
« Section II : Du Gouvernement. Article 50 : Le Gouvernement détermine et conduit la politique de la nation.
Il dispose de l'administration et de la force armée.
Article 51- 4° sauf dispositions légales ou réglementaires contraires, nomme aux emplois civils et militaires »

En application du pacte d’alliance ci-dessus indiqué et des pouvoirs qui lui sont conférés par la constitution rwandaise, en sa qualité de premier ministre, Nsengiyaremye a nommé Iyamuremye Augustin, un membre notoire du FRP, au poste de directeur général du service renseignement intérieur rwandais. Celui-ci était les oreilles et les yeux non pas du gouvernement rwandais mais du FPR et opérait au sein de celui-ci sous l’autorité directe de Kagame, commandant en chef du FPR à qui il rendait compte.

Après la prise du pouvoir par la force au Rwanda, Kagame l’a récompensé pour les services rendus au FPR: nomination aux postes de Ministre de l’Agriculture, Ministre de l’Information, Ministre des affaires étrangères et député. Les USA et la Belgique lui ont fourni des appareils sophistiqués avec lesquels il a mis à l’écoute des centaines de Rwandais (sa propre déclaration devant un tribunal lors d’un procès contre Général Munyakazi).

10/ Action de la France : financement et parrainage des négociations entre le gouvernement rwandais entre les mains de l’opposition et le FPR

Avec le concours politique et financier de la France, le premier Ministre Nsengiyaremye Dismas a entamé des négociations avec son allié, le FPR afin de mettre fin à la guerre d’une part et mettre en place des institutions démocratiques d’autre part. Le FPR occupait déjà une partie du territoire rwandais. C’est la France qui a financé et parrainé politiquement les négociations entre le gouvernement rwandais dirigé par l’opposition et le FPR. Ces négociations ont abouti au fameux Accord de paix d’Arusha qui a été ensuite qualifié de simple papier ou accord dépourvu de valeur juridique par Kagame, devant des millions de Rwandais.

Mars 1993, le FPR déclenché une guerre généralisée dans le Nord du Rwanda et ses soldats ont procédé au nettoyage ethnique et commis des massacres de masse contre les paysans Hutu dans la partie occupée et conquise. Plus de deux millions de paysans rwandais et des rescapés ont trouvé refuge dans la partie sud où ils s’étaient entassés comme des animaux sans maître avec un taux de mortalité et de malnutrition élevé surtout chez les enfants en bas âge, le tout dans l’indifférence totale de ceux qui prétendaient diriger le Rwanda.

Au vu de la cruauté infligée à ces pauvres paysans, Bernard Kouchner a donné un nom aux bouchers : les KMERS NOIRS (une cassette de ses déclarations existe).

Cet Accord d’Arusha était plus favorable au FPR qu’au gouvernement rwandais d’alors (voir la Toile).
11- Le 7 mars 1993, Nsengiyaremye, au nom du gouvernement rwandais et Kagame via Kanyarengwe, un Hutu de service qui avait été honorifiquement nommé au poste de président du FPR, ont signé un document par lequel le gouvernement rwandais s’engageait à renvoyer les soldats français du Rwanda au plus tard fin décembre 1993. Kagame en avait fait une condition sine qua none pour signer ce fameux accord de paix d’Arusha. Fin décembre, il n’y avait aucun soldat français au Rwanda sauf les coopérants militaires dont les missions s’inscrivaient dans le cadre coopération bilatérale entre deux Etats et étaient moins nombreux que les coopérants militaires belges et autres.

12- Mai 1993, sur ordre de Kagame, ses escadrons de la mort opérant sur l’ensemble du Rwanda ont liquidé Gapyisi Emmanuel, vice-président du parti MDR au pouvoir au Rwanda, février 1994, assassinats de Gatabazi Félicien, secrétaire exécutif du parti PSD d’opposition et de Bucyana Martin, président de la CDR. Par ces trois assassinats, Kagame a décapité l’opposition. A ces assassinats il faut y ajouter les victimes de bombes posées dans les lieux publics sur l’ensemble du Rwanda depuis octobre 1990. Dans son livre Rwanda histoire secrète et devant le TPIR, Abdul Ruzibiza exposé en détail comment et pourquoi Kagame a liquidé ces personnalités de l’opposition, pourtant alliée du FPR et ordonné la commission d’autres crimes sur l’ensemble du Rwanda. Aucun de ceux qui vocifèrent aujourd’hui contre la France dont Ancel n’a contredit Ruzibiza.
13- Le 6 avril, Kagame a assassiné le président Habyarimana. L’assassinat du Président Hutu en fonction qui venait pourtant de signer un accord de paix avec Kagame et ceux des dirigeants des partis d’opposition, tous présidentiables, Kagame a décapité l’Etat Rwandais.
14- Assassinats des citoyens français : omerta de la part de médias et autorités français de droite, de gauche et du centre comme en témoigner vos articles sur le génocide dit des Tutsi.
Le 6 avril 1994, Kagame a assassiné 3 citoyens français :
Jacky Herraud, pilote de l’avion du président rwandais abattu par des missiles tirés par les soldats du FPR sur ordre de Kagame,
Jean-Pierre Minaberry, copilote et
Jean-Michel Perrine, mécanicien.
Ils ont laissés de veuves et orphelins.
Le 8 avril 1994, sur ordre de Kagame, se soldats ont effroyablement massacrés (découpés en morceaux) trois citoyens français en mission de coopération au Rwanda:
Adjudant-chef René Maïer
Adjudant-chef Alain Didot
Gilda Didot, épouse Didot.
Le président Macron qualifie le président syrien de criminel et doit en conséquence répondre de ses actes devant un tribunal international.
Pourtant, alors que les assassinats effroyables de 6 citoyens français qui ont laissé les veuves et orphelins, le monde entier a vu Macron serrer la main de Kagame, le boucher des citoyens français, sachant qu’il ne peut prétendre ignorer que celui-ci est le plus grand criminel de l’Afrique Moderne.
Il semblerait que le Président Macron ira en vise officiel au Rwanda de Kagame. Il convient de rappeler que Sarkozy, alors président de la France a invité un assassin des citoyens français avec lequel il a partagé le repas. Sarkozy est venu ici au Rwanda, il a ergoté sur tout et rien et proféré déclarations fantaisistes à l’endroit d’un mort à savoir le feu Habyarimana. Il n’a pas évoqué les victimes françaises. Le constat est qu’il en a été de même pour Macron qui a serré la main de Kagame.
Questions :
Où est la comparaison entre le génocide des Juifs et celui dit des Tutsi, auteurs du déclenchement de la guerre contre les Hutu, de la décapitation du leadership Hutu et de l’Eglise Catholique d’une part et des assassinats des citoyens français d’autre part?
Où sont les preuves des allégations de Monsieur Ancel ?
Dès lors que l’objectif des Tutsi étaient de prendre le pouvoir et l’exercer au sein d’un régime purement Tutsi sous l’autorité de Kagame, pouvaient-ils réaliser cet objectif sans liquider les dirigeants Hutu, un maximum de haut-fonctionnaire et réduire les Hutu à une proportion acceptable par Kagame ?
Il est notoirement établi que ce sont les Tutsi qui commencé la guerre et mes massacres contre les Hutu. Pouvaient-ils les massacrer sans provoquer une réaction de leur part à l’encontre des Tutsi de l’intérieur dont il était a priori impossible de mesurer sa gravité?
Sur le génocide dit des Tutsi
Le bon sens élémentaire requiert que si la planification (article 211-1 du code pénal français) du génocide des Tutsi a existé, elle est impérativement antérieure au 6 avril 1994 et ses auteurs sont conséquemment ceux qui dirigeaient le Rwanda. Il s’ensuit que le patron du service de renseignements intérieurs, Iyamuremye Augustin et partant Kagame, en étaient nécessairement au courant. Il en est de même de même des Préfets membres des partis d’opposition et pro-FPR. Est-il possible de planifier le génocide d’une partie de la population sans que le patron du service de renseignements intérieur ne soit au courant ? La place du directeur général des services secrets rwandais au sein des institutions rwandaise est gommée par les soi-disant experts du Rwanda.

Pourquoi Kagame n’a rien fait pour y mettre définitivement puisqu’il en avait des moyens et des soutiens américain, britannique et autres fin et ne l’a pas évoquée lors des négociations avec son allié à savoir le gouvernement rwandais d’opposition?
Où est la responsabilité de la France ? Où est la comparaison avec le génocide des Juifs ?
Le mot « génocide » est un devenu un mot passe partout, utilisé à tort et à travers au mépris du bon sens élémentaire.

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