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Publié par La Tribune Franco-Rwandaise

 AMNESTY INTERNATIONAL, RAPPORT 2017/18  SUR LA SITUATION DES DROITS HUMAINS DANS LE MONDE
RWANDA : à partir de la page 399
 
La répression exercée contre les opposants politiques s’est poursuivie avant et après les élections, s’illustrant par des cas de graves restrictions aux libertés d’expression et d’association, d’homicides illégaux et de disparitions non élucidées.
 
CONTEXTE

L’élection présidentielle a eu lieu en août. Le président sortant, Paul Kagame, a été réélu avec 98,79 % des suffrages. Le Parti démocratique vert du Rwanda a remporté 0,48 % des voix, et le candidat indépendant 0,73 %.

La Commission électorale nationale a rejeté la candidature de trois candidates indépendantes, estimant qu’elles ne remplissaient pas les critères d’éligibilité.

L’une d’entre elles, Diane Rwigara, a été accusée d’avoir présenté de fausses signatures. Le 14 juillet, elle a lancé un nouveau mouvement militant, le Mouvement pour le salut du peuple.

Plusieurs missions diplomatiques et observateurs de la société civile ont estimé que le scrutin s’était déroulé sans violences ; ils se sont toutefois déclarés préoccupés par certaines irrégularités, notamment en ce qui concerne le décompte des voix et l’enregistrement des résultats.

Lire la suite du rapport

 

Amnesty International Rapport 2017/18
 
 
 
Cher Monsieur Rengerabose,
 
Le nouveau Rapport d'Amnesty International 2017/18 met en garde contre la rhétorique de haine et d'exclusion qui se met en place à travers le monde, avec des conséquences dramatiques pour les droits humains. La discrimination à l'égard des minorités et la diffamation à l'égard des réfugié·e·s, des migrant·e·s et des immigré·e·s menacent de devenir la norme dans de nombreux pays.
 
De moins en moins d’États sont prêts à défendre les droits humains. Au contraire, des gouvernements font marche arrière et balaient du revers de la main les conquêtes si difficilement obtenues au cours des dernières décennies. On ne compte plus les tentatives de manipuler l’opinion publique par des «fake news». Des politicien·ne·s de premier plan remettent en question les institutions établies pour la protection des droits humains.
 
La Suisse n'est pas non plus à l'abri. Le Rapport annuel d’Amnesty International critique les durcissements continuels de la politique d'asile, notamment en ce qui concerne les renvois de requérant·e·s d'asile. Il met également en garde contre les initiatives populaires qui violent les droits humains et remettent en question les normes internationales, comme «l'initiative sur l’autodétermination». Les nouvelles lois antiterroristes qui, en Suisse aussi, pourraient entraîner des atteintes massives aux droits et libertés individuelles sont également une source de préoccupation.
 
Heureusement, on observe également des évolutions encourageantes. Des centaines de milliers de personnes sont descendues dans la rue à travers le monde pour protester contre les politiques d'exclusion de leurs gouvernements. La résistance doit être citoyenne. Il en va de nos libertés. La question de savoir dans quelle société nous voulons vivre à l'avenir est plus actuelle que jamais. Agissez, informez-vous et impliquez-vous à nos côtés!
 
 
Alain Bovard
Alain Bovard
Politique des droits humains
Amnesty International, Section suisse
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