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Publié par La Tribune Franco-Rwandaise

Débat entre Messieurs François Munyabagisha et Emmanuel Neretse alias Zac Biampa

 

Suite à la publication d'un article signée Emmanuel Neretse (http://www.echosdafrique.com/20180102-rwanda-justice-internationale-quand-les-superpuissances-se-tirent-une-balle-dans-le-pied), son compatriote François Munyabagisha a fait le commentaire suivant :

 

"Encore une bordée de lumières noires!

- de bonnes analyses ponctuées de bellicisme. Comptez le nombre de fois le mot agresseurs sort de la mine de Neretse. Ca dénote un râlant belliciste.

Je préférerais "rébellion" ou "Fpr", à "agresseurs" de la rhétorique cederiste, il y avait une juste revendication.

- de bonnes conclusions sur fond de faussetés en exergue. Le fasciste Paul Kagame et ses morpions clament haut leur volonté de juger des "criminels francais", que faut-il en dire?

1- il n'y a pas de criminels francais dans ce dossier.

2- les criminels sont Kagame, son Fpr et ses morpions.

3- un criminel n'est pas fondé de pouvoirs justiciers.

Alors, que comprendre des balivernes du regime fasciste de Kigali? (- Lumières noires de Vodavoda)

A. La diversion.

Urwanda ruratera ntiruterwa. Pour ne pas être accusé, Kagame accusa la Communauté Inter (virtuelle institution), de l'avoir laissé provoquer, instrumentaliser voir commettre un génocide.  Ce faisant il fit oublier au moins deux autres à son compte, toujours en cours: génocides hutu et intellectuels. Il accusa également la France pour distraire la relève de la justice internationale (unilatérale ou multilatérale), et prolonger l'encrassage de la mémoire historique des jeunes rwandais.

B. La folie.

Il se dit du renard qu’il est intelligent, rusé qu'il est. Mais la ruse habille une stupidité idiote. Le rusé qui se croit intelligent étire entre ses deux mains une élastique trempée dans une solution acide. Personne n'est intelligent et dupe. Kagame n'a d'amis que des individus. Ses parrains Bill C, Blair T et Anan K le protègent pour se protéger. Bientôt l'élastique brisera, la lumière jaillira et les États voudront tourner la page d'erreurs de malheureux complices d'un fasciste blanchi.

Ps: aimez ou n'aimez pas Kagame, mais de grace respectez l'intelligent et ne le dégradez pas le traitant de "dictateur".

Best regards  /  Tout.pour le meilleur / Imhagarike!

Francois M-gisha

Diapason conseil

www.diapasonconseil.ca

Réponse d'Emmanuel Neretse (alias Zac Biampa sur DHR)
 
Monsieur François Munyabagisha,
 
Dans votre réaction et commentaires sur l’article de Neretse publié le 21 janvier 2018[ http://www.echosdafrique.com/20180102-rwanda-justice-internationale-quand-les-superpuissances-se-tirent-une-balle-dans-le-pied  ]vous semblez douter et même renier que cette l'attaque menée par les ensellements tutsi de l’armée régulière de 'Ouganda sur le Rwanda le 01 octobre 1990 soit une agression militaire. Vous  qualifiez même celui qui en parle ainsi de "belliciste". Pourtant cette attaque avait toutes les caractéristiques devant la classer parmi les actes d'agression selon le Droit International et le Droit de la Guerre. En se limitant sur la définition de ce qu'est une agression militaire telle qu'elle a été donnée par l'ONU, il n'y a aucun doute que le Rwanda fut victime d'une agression de la part de l’armée ou des éléments armés venus  d'Ouganda en octobre 1990.
Résolution 3314 de l’Assemblée générale des Nations Unies sur la définition de l’agression
|New York (États-Unis) | 14 décembre 1974:
Article 3:
 
a) L’invasion ou l’attaque du territoire d’un État par les forces armées d’un autre État, ou toute occupation militaire, même temporaire, résultant d’une telle invasion ou d’une telle attaque, ou toute annexion par l’emploi de la force du territoire ou d’une partie du territoire d’un autre État ;
[...]
g) L’envoi par un État ou en son nom de bandes ou de groupes armés, de forces irrégulières ou de mercenaires qui se livrent à des actes de force armée contre un autre État d’une gravité telle qu’ils équivalent aux actes énumérés ci-dessus, ou le fait de s’engager d’une manière substantielle dans une telle action.
Ainsi donc, Monsieur Munyabagisha, quelles que soient les raisons de l'attaque des INyenzi- Inkontanti, FPR, Éléments tutsi de la NRA l’armée régulière ougandaise.... ( appelez-les comme vous voulez) ils étaient des agresseurs, car tout attaquant a toujours ses raisons que certains trouveront justifiées d'autres pas, raison pour laquelle ce ne sont pas les motifs allégués  qui sont prises en compte pour qualifier une attaque "d’agression".
Faire un tel constat n'a rien à voir avec le fait d’être belliciste.
Salut
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CESAR 06/01/2018 20:01

La guerre d'octobre 1990 contre le Rwanda constituait non seulement une agression armée de l'Etat Ougandais contre le Rwanda mais également une guerre internationale car il y avait un élément d'extranéité.
Munyabagisha a sûrement oublié de jeter un coup d'œil dans les manuels de droit international et/ou dans la charte de l'ONU.
2/ La responsabilité des Etats pour les actes commis par leurs fonctionnaires ou agents a été maintes fois affirmée et confirmée par le Cour Internationale de Justice de la Haye.
Avant de se livrer aux commentaires qui, présentement, sont subjectifs et truffés de confusion entre les faits et le droit, Munyabagisha aurait dû se documenter sur les arrêts de la Cour ci-dessus évoquée.
Il convient de préciser que, le fait que le Rwanda, pour des raisons incompréhensibles, n'ait pas saisi la CIJ de la Haye ou le Conseil de Sécurité de l'ONU ou l'OUA présidée alors par l'agresseur quant à l'agression dont il a été l'objet n'est pas élément exclusif du caractère international de la guerre d'octobre 1990. Autrement dit ce pas parce que la victime d'un crime n'a pas saisi un tribunal pour dire le droit ou sanctionner l’auteur du crime que ce celui-ci n'a pas été commis ou est inexistant.
3- La guerre de 94 qui était en réalité la phase finale de la guerre de 90 était en flagrance une guerre internationale et ce pour des raisons suivantes: interventions des Etats tiers contre le Rwanda.
- intervention de l'armée tanzanienne via de l'Est du Rwanda
- Intervention de l'armée ougandaise via le nord du Rwanda
- intervention de l'armée burundaise via le sud du Rwanda.
Les FAR, truffées de renégats, sous le commandement du vaillant Général Bizimungu Augustin, se sont donc battus contre armées.
Au vu de ses dires, Munyabagisha fait semblant de l’ignorer
L’hôpital université de Butare et l’UNR ont été mis à sac par les soldats burundais. Ces derniers dont faisait partie Génénéral Kazura, alors notoirement officiers de l’armée burundaise ont commis des crimes de masse contre les Hutu du Sud du Rwanda.
MAGERWA à Gikondo a été pillé par les soldats ougandais. Les camions de l’armée ougandaise pleins de butins ont été vus par les téléspectateurs du monde entiers.
Les soldats tanzaniens dont faisaient partie des centaines Tutsi de nationalité tanzanienne ont commis des massacres de masse contre les Hutu à l’Est du Rwanda.
Sous peine de mauvaise foi aucun Rwanda sérieux ne peut nier ces faits qui au surplus sont de notoriété publique.
Au regard de l’ensemble de la chronologie des faits, la guerre contre le Rwanda a été minutieusement planifiée et ce, depuis la fin des années 80.
L’objectif de Kagame, ex-officier de l’armée ougandaie et tortionnaire notoire des milliers d’opposants politiques ougandais au régime de Museveni, son mentor, était de prendre le pouvoir au Rwanda, l’exercer sans partage au sein d’un régime purement Tutsi ( voir Rapports d’Amnesty International 1988-1989 sur l’Ouganda : Basiima House ou centre de torture d’opposants politiques et d’ex- soldats de l’armée d’Obote ainsi que l’interview de Kagame accordé au Journal Monitor du 28 février au 2 mars 1993 : il précise clairement ses objectifs).
La condition sine qua non pour prendre le pouvoir et surtout l’exercer sans partage au sein d’un régime strictement Tutsi dans un Rwanda à majorité écrasante Hutu était la décapitation du leadership Hutu, la décapitation de l’Etat Rwanda, les massacres de masse contre les Hutu qui ont fréquenté l’école et enfin réduire les paysans Hutu à la proportion acceptable par le commandant suprême Kagame. Les faits ne sont pas à prouver : assassinats de Gapyisi Emmanuel, ingénieur civil, présidentiable et patriote, Gatabazi Félicien, ingénieur civil, présidentiable et patriote, assassinat de Bucyana Marti par un Tutsi du FPR infiltré dans les Bakombozi de Butare, ingénieur civil, présidentiable et patriote, liquidation le 6 avril du Président Habyarimana, assassinats ciblés des haut fonctionnaires civils et militaires Hutu et certains Tutsi dits Tutsi uniquement de nom par les escadrons de la mort du FPR sur ordre de Kagame à compter de la nuit du 6 avril 1994, soit immédiatement après l’assassinat du Président Habyarimana. Toutes les actions à savoir assassinats et la guerre étaient soigneusement coordonnées. La présence des conseillers militaires américains et britanniques au QG du FPR à Mulindi est de notoriété publique.
Pour avoir la soutien international, il fallait décrédibiliser et diaboliser le gouvernement intérimaire de Kamanda que j’ai appelé gouvernement d’amateurs par une stratégie de communication de haut niveau et productive. Ils ont alors fabriqué le mot « Génocide mais sans autre précision quant aux victimes de celui-ci». Ils l’ont colporté à grande échelle. Ce mot a été ensuite repris par le ministre des affaires étrangères français, Alain Juppé à Genève. Le fait que ce mot soit prononcé par un ministre français a renforcé la réussite de la stratégie de Kagame. Il convient de préciser que « génocide est une qualification juridique des faits criminels et nullement ces faits. Par conséquent, il est misérable et pitoyable, voire invraisemblable qu’un ministre français ait osé parler de génocide alors que son pays, les USA, le Royaume Uni ont fait fi des demandes itératives du gouvernement intérimaire, des ONG de défense des droits de l’homme aussi bien rwandaises qu’étrangères quant à la création d’une commission internationale d’enquête sur l’assassinat du Président Habyarimana.
Si le mot Génocide sans autre précision concocté par le cabinet de de conseil en com. américain au bénéfice du FPR a été entendu par les ignorants et malheureusement par certains Rwandais comme « génocide uniquement des Tutsi » ce n’est qu’en 2008 que le mot génocide des Tutsi a été introduit dans les lois rwandaises en l’occurrence la constitution, préambule point 1. Dans le préambule, point 1 de la constitution de 2003, il est dit « génocide des fils et filles du Rwanda » c’est-à-dire fils et filles Hutu, Tutsi et Twa. Il est hasardeux pour quiconque de soutenir que Kagame a oublié d’ajouter au génocide le mot » des Tutsi ». Le fait que Kagame n’a publiquement prononcé pour la première fois le mot « génocide des Tutsi » qu’en 2008 est la preuve que ce mot est pure invention de sa part pour avoir le soutien international et mettre en veilleuse ses méfaits contre des millions de Hutue et partant justifier son impunité. Pour optimiser ses agissements et son impunité, il a élaboré une stratégie de chantage contre la France à qui il impute ses méfaits notoires.