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Publié par La Tribune Franco-Rwandaise

Le  Conseil de l’Europe a défini la traite d’êtres humains comme : « le recrutement, le transport, le transfert, l’hébergement ou l’accueil de personnes, par la menace de recours ou le recours à la force ou à d’autres formes de contrainte, par enlèvement, fraude, tromperie, abus d’autorité ou d’une situation de vulnérabilité, ou par l’offre ou l’acceptation de paiements ou d’avantages pour obtenir le consentement d’une personne ayant autorité sur une autre aux fins d’exploitation. Elle va au-delà de  l’exploitation de la prostitution d’autrui ou d’autres formes d’exploitation sexuelle, des travaux et services forcés, de l’esclavage domestique, de la servitude et des prélèvements d’organes »,  Toutes ces caractéristiques se retrouvent dans les contrats du Président Paul Kagame et du Premier Ministre Bénjamin Netanyahu qui empochent 5.000 dollars par tête de migrant, qu’ils forcent à se vendre 3500 dollars.

Les énormes gains financiers drainés par la traite d’êtres humains attirent tellement  les puissants de ce monde, que certains chefs d’Etats et de Gouvernements comme le Président rwandais Paul Kagame et le Premier Ministre israélien Bénjamin Netanyahu n’hésitent pas à s’y livrer avec des contrats juteux. L’opacité qui couvre ces derniers  autour de migrants érythréens et soudanais est à la mesure de leur  horrible indécence. Ces contrats ne sont rien d’autre que la traite d’êtres humains définie comme : « le fait d'assurer, afin d'en tirer, directement ou indirectement, un avantage financier ou un autre avantage matériel, l'entrée illégale dans un État Partie d'une personne qui n'est ni un ressortissant ni un résident permanent de cet État » Plus largement

Les observateurs de ce trafic affirment que   la traite des êtres humains génère annuellement plus de 32 milliards de dollars de chiffre d'affaires rivalisant ainsi avec le trafic de drogues et d’armes légères. Ce qui explique en partie la complaisance et l’indifférence des Etats et des Grandes puissances face à ce néfaste fléau qui touche  près 2,5 millions de personnes, dont des femmes,  des enfants, et des mineurs non accompagnés notamment. Face à ce fléau, les Nations Unies n’ont pu que se résigner à faire adopter timidement la Convention internationale contre le crime organisé et de ne dédier qu’une journée, le 30/07/ de chaque année, à la dignité des victimes de la traite des êtres humains, se limitant à dénoncer la prostitution et l’esclave domestique. Dans les deux cas, elles ont évité soigneusement de pointer du doigt le ravage du trafic des migrants qui touche tous les pays. Aucune des grandes puissances n’a osé lever son doigt contre le Président Kagame ou contre le Premier Ministre Netanyahu, pourtant identifiés comme des passe-droits, sans foi ni loi, en dépit du rang trop élevé qu’ils veulent s’attribuer dans la gestion de la protection des valeurs universelles.

La progression à une vitesse vertigineuse que connaît  le crime de la traite d’êtres humains est le résultat de l’impunité, de la corruption et de la complicité dont les auteurs bénéficient à tous les niveaux. Si en France, pays des droits de l’homme, les proxénètes encourent jusqu’à vingt ans de prison, l’on constate que la moyenne de la peine leur infligée se situe à 2 ans10 mois. Dans beaucoup d’autres pays, la loi réprimant ce crime est plus douce et les juges sont encouragés à l’appliquer avec une mansuétude trop laxiste. De nombreux pays dont le Rwanda et l’Ouganda, où a fleuri le commerce d’Erythréens et de se Soudanais renvoyés d’Israël, sont réputés pour l’insuffisance de leurs efforts dans la poursuite des crimes relatifs à la traite d’êtres humains. Ils sont en plus accusés d’enrôler des enfants soldats dans leurs armées, et d’être les responsables de l’insécurité dans la région des grands lacs,  tout en continuant à bénéficier d’importantes subventions financières des Nations Unies, en matière de sécurité.

Compte tenu de la nuisance de ces contradictions, le RIPRODHOR demande à :

  •  L’Union Interparlementaire de prendre l’initiative d’adoption, sur le plan national et international, de lois préconisant l’imprescriptibilité du crime de traite d’êtres humains permettant de le qualifier comme crime contre l’humanité.
  • L’organisation des Nations Unies de prendre l’initiative d’une Convention internationale qualifiant le crime de traite d’êtres humains de crimes contre l’humanité , et  de création de mécanismes de poursuite appropriés, dès le constat de l’absence ou de l’insuffisance   des voies de recours.
  •  Au conseil économique et social des Nations Unies de créer le poste de rapporteur spécial de la traite des êtres humains, chargé d’identifier les victimes par la mise en mouvement de fichiers informatiques permettant la recherche de personnes disparues et d’en débusquer les réseaux criminels de manière décomplexée.

Fait à Lyon le 12/01/2018

Théobald RUTIHUNZA

RIPRODHOR

Réseau International pour la promotion et la défense des droits de l’Homme au Rwanda

Association Loi 1901

73 rue des Martyrs de la Résistance

69200 Vénissieux

TEL.33  7 63 16 64 58

 

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