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Publié par La Tribune Franco-Rwandaise

Mercredi 20 Décembre 2017 Le consortium des ONG d’appui à la diversification de l’économie congolaise a primé, le 20 décembre à Brazzaville, une trentaine de réfugiés rwandais et centrafricains pour leur apport dans le domaine agricole.

Composé de trois ONG, notamment la Convention nationale des acteurs non étatiques et sympathisants de la majorité présidentielle, l’Initiative développement local ainsi que la Jeunesse action et réussite, le consortium qui est assisté d’un cabinet des économistes vient de reconnaître les actions des deux communautés établies au Congo. « Nous avons reçu au Congo des communautés centrafricaine et rwandaise. Elles ont intégré la société nationale, c’est normal. Ce qu’il y a de positif, c’est que ces communautés ne sont pas venues se croiser les bras et tendre toujours la main afin qu’on leur donne à manger. Elles ont prouvé qu’elles étaient capables de diversifier l’économie congolaise en pratiquant l’agriculture et l’élevage », a expliqué le vice-président de l’Initiative développement local, Rogatien Lokaka.

S’agissant des critères de choix, il a indiqué que l’équipe qui a sillonné presque toute la partie nord du pays a pu retrouver des Rwandais le long de la rivière Likouala aux herbes, la Sangha, le fleuve Congo où ils pratiquent l’agriculture et même la pêche. Ce qui a inspiré, selon lui, des Congolais à la pratique de l’agriculture. « Si je peux prendre le cas de ceux qui habitent le district de Loukolela, lorsque vous y arrivez, vous trouverez des Rwandais en train de vous produire des bottes de choux, de la tomate alors que les Congolais qui habitent ces mêmes terres très riches et fertiles, n’ont jamais produit une seule botte de choux. Cela permet aux Congolais, aux habitants de cette zone de sortir des sentiers battus au lieu de ne pratiquer que la pêche », a poursuivi Rogatien Lokaka.

Près de 70% d’importation

Il a, par ailleurs, rappelé que le Congo était entièrement dépendant de l’extérieur, car il importait à hauteur de 70% de denrées alimentaires alors que le pays disposait de plus de dix millions d’hectares de terres et de pâturage. Ceci avec un réseau hydrographique très dense, caractérisé par la présence du soleil et une pluviométrie régulière.

D’après le coordonnateur de cette plate-forme d’ONG, Yvon Patrick Ongagna, la situation des réfugiés ne doit pas être vue seulement sur le plan des droits de l’homme. Il s’agit également d’une question hautement économique, parce que la présence de ces deux communautés a permis de soutenir le processus de diversification de l’économie congolaise.

Outre le domaine de l’agriculture, ces trois ONG ont aussi récompensé des réfugiés qui émergent dans le secteur du commerce et de l’éducation. Arrivé au Congo en 1997, Aloys Bayingana exerce depuis 2000 à l’école spéciale des « Dix Maisons » à Brazzaville où il enseigne l’initiation à la production et la pratique de la culture maraîchère. « Je suis très content, je remercie cette organisation qui a pensé à visiter là où j’enseigne. Pour moi, c’est un encouragement, je compte continuer mon travail », s’est-il réjoui.

Proclamée par l'ONU le 4 décembre 2000 et commémorant l'adoption de la Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille, la journée des migrants est célébrée tous les 18 décembre de chaque année dans les États membres. Le but étant de « dissiper les préjugés » sur les migrants et de sensibiliser l’opinion à leurs contributions dans les domaines économique, culturel et social, au profit tant de leur pays d’origine que de leur pays d'accueil.

31 décembre, date butoir pour les réfugiés rwandais

L’édition 2017 est commémorée au Congo à quelques jours de la date de la clause de cessation de la prise en charge du Haut commissariat aux refugiés à l’endroit de tous les réfugiés rwandais. « C’est vrai que le 31 décembre c’est la date butoir, ce que nous avons demandé c’est que le Congo puisse nous faciliter l’intégration locale sans nous exiger des passeports rwandais. Jusqu’à présent, il n’y a pas encore de solutions, nous espérons quand même que le Congo, qui nous a très bien accueillis depuis pratiquement vingt ans, donnera une réponse favorable à nos doléances », espère le président de la communauté rwandaise en République du Congo, Aloys Bayingana.

Parfait Wilfried Douniama

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