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La Tribune Franco-Rwandaise

Comment l'Occident a voulu déstabiliser le Burundi par le biais de la FIFA de Joseph "Sepp" Blatter

Comment l'Occident a voulu déstabiliser le Burundi par le biais de la FIFA de Joseph "Sepp" Blatter

Par TFR

Qui, en Suisse, a chargé Joseph "Sepp" Blatter (ancien président de la FIFA) de proposer au Président Pierre Nkurunziza du Burundi de démissionner en échange d'un poste d'ambassadeur pour le football mondial ? 

Certaines sources n'hésitent pas à pointer du doigt l'ancien président suisse Pascal Couchepin, 73 ans, Conseiller fédéral suisse (ministre) de 1998 à 2009, président de la Confédération en 2003 et 2008, par ailleurs proche de l'ancien président burundais Pierre Buyoya

Cette malencontreuse idée - la démission contre un rôle de pantin (ibihendabana) à la FIFA -, démontre une fois de plus, s'il en était encore besoin, le peu d'estime accordée aux des chefs d'Etat africains par leurs homologues du Nord.

TFR

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Article de BBC Afrique

Joseph "Sepp" Blatter déclare dans un nouveau livre que les autorités suisses lui avaient demandé son aide pour convaincre le président burundais de ne pas se représenter.

L'ancien président de la FIFA dit que l'idée était d'offrir à Pierre Nkurunziza un rôle d'ambassadeur pour le football mondial, avant d'abandonner ce plan à cause d'autres questions à traiter.

"Les Suisses, qui voulaient défendre les intérêts du Burundi, m'ont demandé de parler avec le président Pierre Nkurunziza, qui est aussi un grand fan de football, pour le persuader de ne pas se représenter", a déclaré M. Blatter à la presse, à l'issue de la présentation à Zurich de sa biographie.

Il précise dans ce livre que cette intervention pour le compte de la Suisse avait été faite "à la demande des Américains" afin de tenter de résoudre la crise au Burundi.

"On lui a proposé d'être ambassadeur du football pour l'Afrique ou en dehors. Le président Nkurunziza a dit : "Je suis très touché, je vous donnerai une réponse". J'ai insisté auprès de lui, finalement il a réfléchi et au bout d'un moment, il a répondu : "Non je vais quand même me représenter", a ajouté Sepp Blatter.

Cette rencontre avait eu lieu en mai dernier, selon lui, avant l'éclatement du scandale de corruption à la Fifa.

L'ex-président de la Fifa poursuit : "Ce n'est pas la première fois que l'on fait quelque chose avec le ministère des Affaires étrangères de Suisse. J'ai toujours invité ou informé l'ambassadeur ou le consul général suisse de mes visites. Parfois, il pouvait même assister à un entretien avec le chef d'Etat qu'il n'aurait jamais eu tout seul, car le football ouvre des portes".

Dans un communiqué, le ministère suisse des Affaires étrangères (FDFA) a "confirmé qu'il y avait eu un contact entre le secrétaire d'Etat Yves Rossier et M. Joseph Blatter. L'intention était de contribuer à une solution pacifique afin de résoudre la crise actuelle au Burundi". Mais "le FDFA n'a jamais demandé au président Nkurunziza de ne pas se représenter à l'élection présidentielle", a ajouté le ministère.

De son côté, le conseiller en communication du Président burundais a également confirmé à la BBC que Pierre Nkurunziza a en effet été approché par Sepp Blatter pour lui demander de démissionner.

Willy Nyamitwe ajoute que Sepp Blatter a été commis par d'autres puissances occidentales (qu'il n'a pas nommées) y compris de l'Union Européenne.

http://www.bbc.com/afrique/region/2016/04/160421_blatter_nkurunziza_poste

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