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La Tribune Franco-Rwandaise

Burundi: un ancien ministre rwandais meurt dans dans une prison

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CESAR 31/03/2016 11:32

Docteur Jacques Bihozagara, certes fut porte parole du FPR en Europe, ministre puis ambassadeur mais il n'était plus aux affaires publiques. Dans sa retraite, il faisait des affaires.
Il est allé au Burundi, son pays car il avait également la nationalité burundaise, sous réserve de prouver qu'il en avait été déchu, pour les business et ce n'était pas la première fois. Il a été arrêté et mis en détention par les autorités de ce pays en application des lois burundaises. Il est mort hier le 30 mars 2016 en prison.
Lors de la dernière mésaventure de Kagame en RDC, plusieurs jeunes soldats de son armée, recrutés par James Kabarebe pour renforcer les effectifs de la fameuse M23 ont été capturés par l'armée congolaise. Ils étaient au service du gouvernement rwandais. Kagame a nié leur existence alors qu'ils ont décliné leurs identités, précisé leur mission et leurs régions d'origines. Par ailleurs, ils ont été présentés à la presse internationale et au représentant de l'ONU en RDC. Ils croupissent dans les geôles congolaises depuis plusieurs années. En raison des conditions infrahumaines dans lesquelles ils se trouvent et le mauvais traitement qui leur est infligé, certains sont morts. Ils ont été enterrés dans les fosses communes comme des chiens sans maître. Les démarches effectuées par leurs parents auprès des autorités militaires rwandaises ne serait ce que pour avoir de leurs nouvelles n'ont rien donné. Au contraire, ils ont été sommés de ne plus parler de leurs enfants, sous peine de s’exposer aux sanctions pénales. Aucun média rwandais n'a parlé de ces jeunes gens, fils du Rwanda dont Kagame a nié leur existence alors que les faits sont flagrants. Il en est de même des partis politiques dits d'opposition.
Il y a quelques jours, un soldat rwandais en opération au Burundi sur ordre du gouvernement rwandais a été pris la main dans le sac par les autorités burundaises. Il a décliné son identité et précisé ses missions dans ce pays. Il est croupit dans une prison au Burundi. Kagame a nié son existence. Mais Major Théogène Rutayomba qui fut son commandant le connaît bien. Il a donné des informations suffisantes sur ce soldat de sorte que sous peine de mauvaise fois ou de prouver le contraire, nul ne peut soutenir que l’intéressé n’est pas officier de l’armée de Kagame. Ce qui est pitoyable et effrayant dans cette affaire, les soi disant parents de ce soldat ont affirmé que l’intéressé n’est pas un soldat du FPR. Mais dans la reproduction des divagations dictées par la police politique du régime, ils ont commis une erreur. Ils n’ont pas expliqué ce que faisait ce paysan, selon eux, au Burundi et dans un couvent des nones d’une part et où et comment il a pu se procurer des documents militaires d’autre part. Il a décliné son identité. Ils n’ont pas expliqué comment paysan mentalement perturbé, selon leurs dires, a inventé un matricule militaire rwandais. Dès lors que le gouvernement rwandais a nié son existence, il sera traité comme tous les criminels mercenaires qui sèment la terreur et la mort au Burundi alors que si le Rwandais l’avait et partant reconfirmé ses méfaits notoires contre les Burundais, son soldat aurait pu bénéficier d’un statut particulier. Comme il est mentalement perturbé et conséquemment a besoin de soins idoines qu’il n’aura sûrement pas, il risque d’y laisser sa tête et enterré dans les fosses communes comme les soldats rwandais morts en RDC ci-dessus évoqués. Bihozagara fut un proche et collaborateur de Kagame. Il a été arrêté au Burundi. Aucun Rwandais n’a entendu la réaction ni de Kagame et encore celle du gouvernement rwandais. Ils ont observé le silence de tombeau. Le Rwanda a un ambassadeur au Burundi. Personne ne l’a entendu sur cette affaire. C’est ce même ambassadeur qui a osé dire que les soldats rwandais capturés par l’armée congolaise sur le champ de bataille ou qui se sont volontairement rendus ne sont pas au service du gouvernement rwandais et qu’en conséquence celui-ci ne les reconnaît pas. Pour lui ce sont des extra-terrestres rwandais. A qui la faute ? A Kagame. Son inhumanité est sui generis. Pourra-t-il indéfiniment et impunément continuer à nier l’évidence ?
Les médias qui commentent l’Affaire feu Bihozagara devraient également informer les Rwandais d’autres cas en l’occurrence ceux susmentionnés. Les Rwandais ont droit de savoir qui est Kagame effectivement en tant que tel. Un mort rwandais est un mort. Ce qui, à mon sens, exclut la hiérarchisation des morts à savoir ceux qui méritent que l'on parle d'eux et ceux qui ne le méritent pas. La souffrance morale des proches des victimes est la même.