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La Tribune Franco Rwandaise

La Tribune Franco Rwandaise

Le blog de Jean-Marie Ndagijimana

Débat Parlementaire sur le déploiement des troupes étrangères au Burundi

Le lundi 21 décembre 2015, le Parlement Burundais a organisé un débat public pour analyser la décision du Conseil Paix et Sécurité de l’Union Africaine de déployer une Mission Africaine de Prévention et de Protection au Burundi, MAPROBU en sigle.

Le débat était dirigé par le Président de l’Assemblée Nationale, Honorable Pascal Nyabenda, et retransmis en direct sur les radios locales et la télévision nationale. les Parlementaires ont été unanimes, en soulignant le refus de l’envoi de la MAPROBU au Burundi.

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CESAR 29/01/2016 19:00

Sur le Burundi, il me semble que Madame Zuma, présidente de l’UA, les envoyés de l'UA et de l'ONU sont sciemment frappés de cécité.
Les faits sont limpides et ne sont donc pas à prouver. Ceux qui sèment la mort et la terreur au Burundi sont notoirement armés par Kagame. Le mal qui ronge notre région est donc exclusivement Kagame. Il s’ensuit logiquement que ce mal doit être traité définitivement.
Au lieu de sommer Kagame à se soumettre aux dispositions des Chartes de l'ONU et de l'UA, les maîtres du Monde et Madame Zuma se fourvoient dans des considérations subjectives et hors sujet.
Si l'UA entend envoyer des soldats pour assurer la sécurité des citoyens burundais, c'est une bonne chose. Mais, dès lors que la racine du mal est de l'autre côté de la frontière burundaise et que ce fait est de notoriété publique, il serait judicieux et conséquent pour ces gens d'envoyer les soldats au Rwanda et nullement au Burundi. Ainsi le mal sera déraciné une fois pour toute. C'est méprisant de la part de Madame Zuma à l'endroit du Peuple Burundais. C’est au hors-la-loi de se soumettre aux dispositions de la Charte de l'UA et nullement à la victime à savoir le Peuple Burundais.
Le Peuple Burundais est un Peuple qui vient du fond des âges. Il mérite un respect. Le président Nkurunziza qui vient d'être élu par son Peuple et qui incarne celui-ci, son premier devoir est de faire respecter l'honneur et la dignité du Peuple Burundais. Dans le cas présent, il ne s'agit donc pas de la crédibilité du Gouvernement burundais qui est en jeu mais celle du Peuple Burundais. Pour l'honneur et la dignité de celui-ci, toute décision de l'UA portant envoi de soldats au Burundi et non pas au Rwanda, siège notoire du mal, doit en tout état de cause être rejetée par les autorités burundaises. Il en va de la crédibilité de son Peuple. Dans le cas contraire, cela signifierait qu'il s'agit d'un problème purement interne au Burundi. Ce qui, dès lors exclut toute responsabilité, pourtant flagrante de Kagame dans les crimes commis au Burundi par les escadrons de la mort formés et armés par lui et continuera en toute impunité ses méfaits. Madame Zuma a pour mission première de faire respecter la Charte de l'UA. Tous les dirigeants des Etats membres de l’UA sont tenus de respecter les dispositions de la Charte de l’UA, sous peine d’être sanctionnés en application des dispositions en vigueur. Or, le constat est affligeant. La méconnaissance de la Charte de l’UA par certains tyrans dit dirigeants des Etats membres, en l’espèce Kagame, est la règle et la sanction l’exception.
Alors que la violation de la Charte de l'UA par Kagame est flagrante et que sa responsabilité dans les horreurs commises au Burundi contre les citoyens burundais n'est pas à prouver, Madame Zuma, pourtant parfaitement informée des méfaits de Kagame, a fait fi des demandes du Burundi à savoir soumettre Kagame aux dispositions de la Charte de l'UA. C’est cette inertie de Madame Zuma qui renforce le hors-la-loi dans ses méfaits contre le Burundi.
Les autorités burundaises sont donc fondées à demander publiquement et expressément à Madame Zuma à faire son travail pour lequel elle a été élue et payée par les contribuables des Etats membres, le tout devant les dirigeants africains qui seront à Addis demain le 30 janvier 2016. Elles doivent parler audiblement et clairement.
La décision de rejet d'envoi d’un contingent de soldats au Burundi doit être irrévocable et il faut le faire savoir à Madame Zuma. Le Peuple Burundais ne peut pas accepter ce qu'aucun peuple digne de ce nom ne peut accepter. Le chantage, quelle que soit sa nature, étant inopérant. C’est pitoyable et minable d’entendre certains burundais dits opposants demander aux kleptocrates et sans honneur dits, dirigeants africains d’imposer au gouvernement burundais l’envoi des soldats dans leur pays. Ils font comme les opposants à Habyalimana. Pour eux, le mal à traiter était Habyalimana et uniquement celui-ci. Les bouchers des milliers de femmes, enfants et hommes de tous âges du Nord du Rwanda méritaient une considération particulière. La loi qui protégeait les citoyens rwandais contre les méfaits des hors-la-loi devait s’appliquer à Habyalimana et nullement aux criminels.
Pour les pseudos opposants à Nkurunziza, le mal est interne et nullement externe. Selon eux, Kagame n’a aucune part de responsabilité dans les crimes commis par les escadrons de la mort formés et armés par celui au vu et au su des Rwandais et Burundais contre leurs compatriotes.
La négation de l’évidence de leur part et la défense de leurs petits intérêts au détriment d’intérêt général des Burundais sont des actes qui les discréditent définitivement. Ils constitutifs de preuve qu’ils sont incapables de diriger leur pays.
Que le Plus Haut ait pitié d’eux.