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LA TRIBUNE FRANCO-RWANDAISE (TFR)

Actualités, opinions, études, analyses, diplomatie et géopolitique de la Région des Grands lacs.

Tension entre le Burundi et le Secrétaire Général de la Communauté de l'Afrique de l'Est, le Rwandais Richard Sezibera

M.Richard Sezibera, SG EAC  ( photo: http://igihe.com )

M.Richard Sezibera, SG EAC ( photo: http://igihe.com )

A Bujumbura, ce jeudi 27 août 2015, le gouvernement du Burundi a accusé le Secrétariat général de l’EAC/East African Community M. Richard Sezibera d’être à l’origine de la decision de  l’Allemagne par le biais du fonds de développement allemand GIZ,  d’avoir déclaré qu’elle coupera toute son aide à la EAC si le Burundi n’est pas suspendu de la EAC.

Selon l’entourage de Mme la Ministre burundaise EAC, Mme Leontine Niyonzima,  ce n’est pas la première fois que ce SG EAC Rwandais M. Richard Sezibera  tente d’envenimer les relations entre les pays de l’East African Community EAC.  Il y a une ambiance très négative qui règne depuis l’accession du  Rwandais  M. Richard SEZIBERA au poste de Secrétaire Général de l’East African Community – EAC.  Aujourd’hui, l’EAC est partagé – géopolitiquement – en 2 camps.
Alors que l’Ouganda, la Tanzanie, le Kenya ont soutenu le Burundi face à l’agression des USA, de la France et de la Belgique pendant la période électorale qui vient de prendre fin chez les Barundi, le Rwanda lui avait choisi le camps inverse.
A la fin de l’élection présidentielle du mardi 21 juillet 2015 au Burundi, alors que les observateurs EAC qui avaient suivi l’élection présidentielle auprès de nombreux Barundi membres de la Société Civile burundaise, qui ensemble avaient conclu à une élection paisible qui s’était bien déroulé, curieusement le rédacteur du rapport d’observation de l’EAC lui rédigea un rapport négatif pour la mission d’observation EAC au Burundi. Pour les autorités burundaises,  c’était encore un coup de ce monsieur Rwandais  Richard SEZIBERA Secrétariat général de l’EAC …
Les autorités du Burundi ne veulent plus de ce Secrétaire Générale EAC trop politisé, pro KIGALI  et anti – East Africa.  M. Richard Sezibera n’a pas l’esprit EAST AFRICA.

Le Rwanda a été un allié dans la région des Grands Lacs africain des impérialistes USA/FRANCE/BELGIQUE qui ont tenté un changement de régime au Burundi au mois de mai 2015.  Depuis la crise en RDC Congo en 2013, où la Tanzanie, avec la MONUSCO – Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo -,  avaient été mandatée par l’ONU de mettre hors d’état de nuire -la force négative du Mouvement du 23 mars (M23)- qui sèmait la désolation au Kivu. Soudain, au sein de l’EAC, des réunions en aparté,avait débuté, d’une part entre la Rwanda et l’Ouganda (accusés par la Communauté internationale d’être les bases arrières et les soutiens du M23 ), et le Kenya ( à cette époque qui ne digérait toujours pas le fait que S.E. OBAMA, le Président des USA, dans sa première tournée africaine, avait préféré la Tanzanie … ). Ainsi du jour au lendemain, le Burundi ( qui avait prêté son aéroport pour soutenir la force onusienne  de paix en RDC contre la force négative du M23 ) et la Tanzanie,  s’étaient retrouvé écarté des rencontres officielles de l’EAC. Ainsi, 2 rencontres avaient eu lieu sans le Burundi et la Tanzanie, dont une avec le Sud-Soudan. Depuis cette période,  les Barundi et les Tanzaniens ont toujours soupçonné le Rwandais, M. Richard SEZIBERA,  Secrétaire Général de l’EAC, de ne pas être de bonne foi. Il s’agit de comportements indignes et de fautes graves du SG EAC…

DAM, NY, AGNEWS, le jeudi 27 août 2015

http://burundi-agnews.org/le-politique/politique/?p=20481​

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CESAR 30/08/2015 01:12

Richard Sezibera est au service de son maître à savoir Kagame comme en témoignent ses agissements contraires aux stipulations du statut institutif de l'EAC relativement à ses missions. L'inverse aurait été surprenant.

Dans cette Affaire, au regard des méfaits de divers acteurs nationaux burundais et internationaux dont la Chancelière allemande Angela Merkel à l'endroit du Président Burundais, il ne s'agit pas du nombre de mandats de Nkurunziza qui est en cause mais bel et bien la tête de celui-ci que les intéressés veulent et ce, par tous les moyens.

En effet, après leur fiasco dans le coût d'Etat contre le Président Burundais, les véritables auteurs de celui-ci ont sorti le plan B. Ce plan consiste à mettre en œuvre tous les moyens possibles aux seules fins de mettre hors jeu le Président Burundais, vif ou mort:
-les assassinats ciblés des collaborateurs du Président Nkurunziza,
-l’imputation de leurs méfaits au gouvernement burundais
-les fabulations, les insultes, les dénigrements, les chantages et divagations en tous genres colportés à grande échelle via les médias étrangers telle que RFI et autres contre le président burundais et son gouvernement issu de la volonté de la majorité écrasante du Peuple Burundais
-la suspension des miettes étrangères allouées à l'Etat Burundais.

Le monde entier a entendu les divagations pitoyables d’un représentant du Gouvernement des USA contre le Président Burundais. Outre le mépris de ces gens à l’égard des dirigeants Noirs Africains, il est minable et pitoyables d’entendre un représentant d’un Etat qui se dit démocratique proférer de tels propos qui, au demeurant n’honorent pas son pays et son Président. Ce qui est frappant, c’est que ces gens qui osent vilipender un président noir africain ne peut aucun sortir telles divagations contre un dirigeant arabe.

Illustration : Les Egyptiens ont majoritairement choisi librement et démocratiquement Monsieur Morsi comme Président. Quelques mois plus tard, les maitres du monde ont décidé qu’il doit être mis hors jeu. Il a été déposé par le Président actuel d’Egypte qui s’est ensuite autoproclamé président après une mise en scène électorale. Morsi , ses collaborateurs et des journalistes ont été condamnés à mort et attentent leur exécution par le nouveau maître de ce pays. Qu’ont fait ces donneurs de leçon? Plusieurs journalistes égyptiens croupissent en prison sur décision du nouveau régime pour avoir fait leur travail à savoir informer les Egyptiens sur ce qui se passe dans leur pays. Qu’a fait Obama via ce représentant qui a vilipendé le Président Burundais ? Qu’a fait la Chancelière allemande qui fait du chantage à l’endroit des dirigeants des Etats de l’EAC ? Obama et Merkel ont approuvé les condamnations à mort des ex-dirigeants égyptiens qui, pourtant ont été élus démocratiquement. Au vu de leurs agissements, quelle leçon de moral et de démocratie ceux-ci peuvent-ils se permettre à donner au Président Burundais. Combien de Noirs sont tués froidement par les policiers blancs américains pour avoir commis un seul crime, celui d’être Noir ? Combien de policiers assassins sont judiciairement poursuivis pour leurs méfaits ? Très peu et qui font un petit séjour en prison puis recasés dans un autre Etat américain.
La décision de la Chancelière Merkel prise au non de son pays est, à mon sens, intéressante à plusieurs égards
.
Par sa décision, Merkel dit aux Africains en l'occurrence les citoyens des Etats membres de l'EAC qu'en réalité, les organisations régionales africaines telle que l'EAC ne sont africaines que de nom. L'EAC à l'instar de l'Union Africaine est substantiellement financée par l'Allemagne. Les conséquences logiques sont :
Sezibera et ses collaborateurs sont logés et nourris par l'Allemagne dont ils sont dès lors les obligés,
Merkel peut décider de rendre fonctionnellement impotente l'EAC, le tout comme bon lui semble.
elle entend dire aux Présidents des Etats membres de l'EAC qui soutiennent le Président burundais qu'ils ne valent rien et conséquemment, ils doivent s'enrôler dans le groupe anti-Nkurunziza, à défaut, il n'y aura plus d’EAC.
Merkel entend dire aux Africains que ce sont les maîtres du monde qui décident qui doit ou ne doit pas diriger un pays africain. Certains Etats Africains ne fonctionnant que par les miettes qui leur sont allouées par les maîtres du monde. Il s’ensuit que les dirigeants de ces Etats sont les obligés de ces derniers et le choix des dirigeants africains par leurs peuples est dépourvu de signification. Si démocratie doit y avoir dans ces pays, ce sont ceux qui font fonctionner les services publics de ces pays, financent le fonctionnement de l'Union Africaine et celui de l'EAC qui décident quel tel ou tel africain doit diriger son pays.
Les Burundais viennent de renouveler leur confiance à leurs dirigeants. Pour Merkel, c'est son pays qui décide qui doit diriger le Burundi et non pas les Burundais. Ceux-ci sont des zébus.
Ce que Merkel semble manifestement ignorer c’est que le Burundi comme son frère jumeau, le Rwanda sont des Nations qui viennent du fond des âges et que les Burundais comme les Rwandais n’ont pas attendu les Allemands pour manger.
De plus, si dans le passé ce genre de chantage a fonctionné, il est aujourd’hui inopérant car la nouvelle génération burundaise sait parfaitement comment fonctionne le monde d’aujourd’hui gangréné par les mafias impitoyables dont font partie les oligarques rwandais sous la direction de Kagame et la loi de l’argent.
Enfin, Merkel a méconnu une règle basique. Si les méfaits de son pays ont porté ses fruits au Rwanda, ils sont sans effet au Burundi. En effet, le gouvernement allemand faut du chantage financier contre le président Habyalimana. Ce chantage a réussi parce que les conseillers de Habyalimana ne savaient pas comment fonctionne le monde après l’implosion de l’URSS et donc la fin du clivage Est-Ouest. Celle-ci est caractérisée par la naissance de dirigeants d’un genre nouveau à savoir les multinationales et les charognards internationaux spécialisés dans la destruction des Etats africains listés et des pillages à grande échelle des richesses de ces Etats avec la bénédiction de leurs pays . Ce qui n’est pas le cas des dirigeants actuels du Burundi majoritairement jeunes formés dans les universités des Etats occidentaux dans les années fin 90 et 2000.
Il est notoire que le Gouvernement allemand, sur décision du Chancelier conservateur Kohl qui a financé la guerre de Kagame contre le Rwanda.
Les successeurs de celui se sont inscrits dans le même droit fil à tel point le gouvernement Merkel a renforcé substantiellement les financements alloués au gouvernement Kagame et non au Rwanda. Pourquoi non au Rwanda ? Parce que tous les financements externes alloués légalement à l’Etat Rwandais sont gérés non pas par le Ministère des finances et de la planification économique mais directement par Kagame et les siens. L’Allemagne finance donc Kagame et nullement le Rwanda.
Concernant es crimes de masse qualifiés par l’ONU de génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre contre des millions de réfugiés rwandais , burundais en ex-Zaïre et Zaïrois devenus Congolais qui ont été perpétrés par les soldats rwandais sous le commandement de Kagame, sur décision de Merkel son pays s’est toujours opposé aux sanctions contre les bouchers des millions de morts innocents.
Alors qu’il n’est pas à prouver que Kagame est un tyran et un sanguinaire, que plusieurs prisonniers politiques dont la Courageuse Madame Ingabire Umuhoza croupissent dans les geôles de Kagame, qu’il a envoyé et envoie des escadrons de la mort en Allemagne et dans d’autres pays pour liquider les opposants politiques listés, le tout au vu et au su des autorités allemandes et belges en l’occurrence, qu’il a assassine froidement les réfugiés rwandais et reconnaît publiquement ses méfaits, la même Angela Merkel qui vilipende le président burundais soutient avec bec et ongles Kagame. Ce qui a choqué des millions de Rwandais mais qui en même temps a été instructif, alors que Kagame venait d’enfermer Madame Victoire Umuhoza, présidente du plus grand parti d’opposition et s’est ensuite autoproclamé président après une mise en scène électorale, la chancelière allemande lui a envoyé une lettre de remerciements pour sa réélection à la tête de notre pays.
Il n’est pas à prouver que dans notre Région, il y a un seul président démocrate : le Président Burundais, Pierre Nkurunziza. Pour la chancelière allemande, Kagame est un démocrate et Nkurunziza un tyran. Nous sommes dans un monde où le ridicule est devenu un mot dépourvu de sens.
Jusqu’à présent, Kagame ne s’est pas encore prononcé sur la mise en scène folklorique de la présidente de la Cambre des députes, dite juriste de formation sans préciser l’université où elle a obtenu son diplôme.
Lorsqu’il se prononcera ou passera directement à l’acte : la violation flagrante de la constitution et conséquemment la commission de crime de haute trahison et de parjure, les Rwandais verront alors la réaction de Merkel qui prétend être contre les tyrans et les hors-la-loi.
Vilipendera-t-elle Kagame comme il l’a fait avec un mépris absolu contre le président burundais et fermera-t-elle les robinets contre Kagame comme elle vient de le faire à l’endroit de l’EAC ?

A voir.

Si dans le passé, on pouvait aisément parler du problème Hutu-Tutsi aussi bien au Rwanda qu'au Burundi, ce n'est pas le cas aujourd'hui.Il convient de rappeler que les jeunes rwandais et burundais nés dans les années 90 appelée la jeunesse de l'intern et du téléphone portable et donc de la nouvelle technologie représentent plus de la moitié de la population dans ces deux pays. Leurs soucis c'est lécole, le travail et fonder dignement un foyer. Mêmes si certains parents tentent d'empoisonneur leurs progénitures avec la division Hutu-Tutsi, à l'ère de l'internet, les enfants disposent plusieurs canaux d'informations afin de se faire une opinion sur tel ou tel sujet ou leçon d'éducation prodiguée par leurs parents. La pafaite illustration est la déclaration de nos jeunes de l'UNR qui, majoritairement ont désapprouvé la mdification de notre constitution. Kagame est tombé des nues.Il ne pouvait en aucun instant penser que les jeunes rwandais nés sous son règne peuvent oser lui dire "STOP", respect de la loi et uniquement respect de la loi.

Le problème au Rwanda et au Burundi est purement politique.Je n'ignore pas que certains burundais et rwandais, pour leurs petits intérêts personnels à court terme, chantent sur tous les toits avec extrême mauvaise foi via les radios et télévisions étrangères qu'il s'agit du problème hutu-tusi.Ce sont menteurs impénitents qui courent derière l'argent au mépris de la dignité élémentaire.Au Rwanda, le génocide dit des Tutsi dont les certains burundais qui errent ici au Rwanda avaiement commencé, eux aussi, à diffuser dans les médias du régime rwandais avant leur fiasco dans le coup d'Etat, est devenu une mine d'or inépuisable pour les oligarques rwandais différents des Tutsi. Les barundais qui sont ici à Kigali voulaient aussi créer le génocided des tutis burundais par les Hutu burundais sur ordre de Nkurunziza.
et le transformé en mine dor inépuisable à présenter aux divers investisseurs et bienfaiteurs étrangers. Ils ont foiré ou ils ont mal appris la leçon prodiguée par Kagame et les siens. Malheur à celui qui tentera de diviser les Peuples Rwandais et Burundais en deux camps, celui des Hutu d'un côté et celui des Tutsi de l'autre.

Marcel Haguma 29/08/2015 04:27

En tout cas,j'ai aime la declaration de la ministre burundise,Mme Leontine Nzeyimana.Elle a ose cracher la verite.Ce Sezibera,est l'un de ces tutsi malhonnete comme son patron,le sanguinaire Kagame.Dans leurs tetes la malhonnetete est une vertue.Maintenant,les Kenyans et les tanzanians qui s'etaient opposes a l'entree du Rwanda dans l'EAC commencent avoir raison.Le FPR-Kagame utilise toujour la magouille pour se faire accepte dans les differentes organisations telle que Commonwealth,BDA (banque africaine de developpement,Conseil de securite des nations-unies.....Dans leur education,les tutsi les mieux eduques sont ceux qui n'accepte jamais une faute commise.Ceux qui connassent la nature de ces perfides n'ont pas ete etonnes par les niaiseries et betises de Richard Sezibera.

La Tribune Franco-Rwandaise 29/08/2015 06:45

A Monsieur Marcel Haguma,
D'accord sur les manipulations de Kagame et Sezibera pour contrecarrer le Burundi en induisant en erreur les membres de l'EAC.
Cependant, la Rédaction de TFR ne partage pas vos déclarations anti-tutsi caractérisées par un racisme primaire. Les Tutsi ne sont pas plus menteurs que les autres peuples du Rwanda. Les crimes de Kagame ou Sezibera n'engagent pas les Tutsi. Il y a des menteurs, des criminels, des méchants, chez les BaTutsi, chez les BaHutu, chez les BaTwa, et au sein d'autres peuples du monde. Arrêtons de globaliser et de stigmatiser nos compatriotes. Les génocides commencent toujours par la propagation de clichés négatifs, de stigmatisations salissantes et dévalorisantes. Nous sommes engagés à combattre le racisme inter-communautaire qui a semé la désolation génocidaire au Rwanda et dans la région des grands lacs.
TFR