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LA TRIBUNE FRANCO-RWANDAISE (TFR)

Actualités, opinions, études, analyses, diplomatie et géopolitique de la Région des Grands lacs.

Rwanda : feu vert du Parlement à une réforme de la Constitution

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CESAR 13/08/2015 20:51

L'inverse aurait été surprenant.

Après vérification de la véracité de cette déclaration auprès d'un oligarque qui le connaît très bien, selon celui-ci, Kaberuka ne peut en aucun cas désapprouver la décision de son maître à qui il doit ce qu'il est aujourd'hui. Par ailleurs, il est membre éminent du FPR. Dès lors, sous peine de démissionner et quitter le Rwanda, il ne peut nullement désapprouver la violation de la constitution par les siens.
Le fait qu'il soit docteur en économie et ex-président de la BAD ne change rien quant à l'altération de son esprit de jugement et de son bon sens élémentaire.
Lors d'une réunion organisée par les kleptocrates du parti-Etat, FPR, des millions de Rwandais ont vu des individus qui se disent docteurs en droit défiler et rivaliser dans la glorification de Kagame, devenu leurs sauveurs. Ce qui est inquiétant, ces mêmes soi disant docteurs ont longuement exposé le prétendu bien fondé de la révision des articles 101 et 193. Un jeune Rwandais diplômé en droit qui assistait à la mise en scène folklorique leur a demandé de préciser le fondement juridique de leurs dires à savoir les dispositions de la constitution qui disposent que les articles précités sont révisables par le jeu des pétitions écrites par les Rwandais d'une part et les conditions de fond et de forme relatives à ces pétitions d'autre part. Il a bien précisé que ses maîtres lui ont appris que seule la constitution prévoit les conditions de fond et de forme quant à sa révision et que celle-ci est au premier rang dans la hiérarchie des normes juridiques rwandaises. Ils ont mangé leurs crayons. La réponse à sa question fut sommaire, limpide et pitoyable: Le Rwanda ne peut être dirigé par une autre personne que Kagame. Autrement dit, sauf Kagame, aucun autre membre du FPR n'est apte à diriger le Rwanda. Le FPR est par conséquent une boîte des incapables, sauf bien entendu le commandant suprême, devenu le guidé éclairé par le Saint Esprit comme l'enseignent à leurs fidèles certains religieux de toutes les religions du Rwanda. Kagame est un extra-terrestre. Il faut espérer que l’auteur de cette déclaration ne récidivera pas.
Ce qui se passe ici au Rwanda c’est du jamais vu dans l’histoire de notre pays. Les pères fondateurs de notre chère Nation n’avaient pas fréquenté l’école mais ils avaient le sens profond et aigu de l’honneur et de la dignité. La honte et le ridicule avaient pour eux un sens profond. Or, le constat est que nos docteurs et diplômés dans tous les domaines membres du parti-Etat, FPR et les courtisans en tous genres ne leur arrivent pas aux chevilles. Les faits sont têtus.
Que le Plus Haut ait Pitié des Rwandais et de notre Pays.

CESAR 13/08/2015 14:27

Il ne s'agit du Parlement au sens juridique exact du terme mais du Club des obligés de Kagame.
Il convient de rappeler que Kagame est en fait compétent pour renvoyer un député ou un sénateur comme bon lui semble.

Sur la révision de la constitution, il aurait été judicieux de dire: le feu vert du club des obligés de Kagame à une violation de la constitution. Ils ont désormais donc reçu le feu vert de leur maître.
Il est dit dans sa biographie sommaire que la présidente de la chambre des députés est juriste de formation. Ce qui signifie qu'elle a des bases en droit constitutionnel et en logique juridique. Elle n'a pas précisé l’Université dans laquelle elle a obtenu son diplôme de droit. Cela permettrait aux chercheurs de vérifier s'elle a effectivement suivi son cours de droit constitutionnel. S'elle a suivi l'enseignement de droit constitutionnel et l'a compris, elle ne serait pas la honte des Rwandais qui ont fréquenté l'école.

Au regarde des faits, elle n'a certainement pas suivi ce cours. En effet, il est impensable qu'une présidente de l'assemblée nationale, juriste de formation et troisième personnage de l'Etat Rwandais puisse soutenir que la constitution de notre pays prévoit les conditions de fond et de forme quant à la révision des articles 101 et 193.Cependant, force est de constater qu’elle mange son crayons quand on lui demande de préciser le fondement juridique de ses affirmations.

Au vu de l'ensemble des faits, l'affiliation des ces gens aux régimes Kagame a gravement altéré leurs esprit de jugement et bon sens élémentaire. C'est problème majeur et lourd de conséquence pour notre pays et les Rwandais. Docteur Kaberuka Donald, digne fis du Rwanda a résumé la situation dans sa déclaration sommaire désapprouvant expressément la violation de la constitution par Kagame. Ruteramara et Mushikiwabo vont-ils le traiter de génocidaire car tous ceux qui, à bon droit, demandent à Kagame de respecter la constitution sous peine d'être commettre la haute trahison et subir en tout état de cause les conséquences sont traités de génocidaires des Tutsi.

L’article 193 dernier alinéa interdit strictement à Kagame d’intervenir directement ou indirectement dans la révision de la constitution. A supposer que le club des obligés de Kagame adoptent la loi portant révision de la constitution. Pour que cette loi puisse recevoir application, il faut qu’elle soit promulguée par Kagame c’est-à-dire il faut une intervention directe de Kagame.
Constatant que ses maîtres désapprouvent la violation de la constitution rwandaise en cours, Kagame n’a maladroitement pas voulu se mouiller à savoir adopter un projet de loi portant révision de la constitution comme il l’a fait en 2008. Il a agi via ses obligés dits parlementaires en tête la présidente de l’assemblée nationale. Mais il a oublié qu’au final que c’est par son action que la loi adoptée par le parlement en violation flagrante de la constitution sera appliquée c’est-à-dire que c’est bien lui qui a le dernier mot et concerné au premier chef. Les conséquences de la violation de la constitution : la haute trahison et ses conséquences sont imputables au premier chef à Kagame et secondairement aux membres du club ci-dessus mentionné. Le Jour J, ils seront ensemble à la barre. Ni son conseil spécial Tony Blair qui, par le jeu de magouille vient de réussir un coup impensable dans un Etat dit de droit : le mépris des lois britanniques et européennes par les juges de son pays dans l’Affaire Karake, ni quiconque autre ne lui sera d’aucune utilité. Quand il sonnera celui-ci, il trouvera le téléphone hors service. Tous ceux qui le poussent à se livrer volontairement aux méfaits le nieront. J’ose espérer qu’il a bien lu la déclaration de Kaberuka. Sa profondeur honore l’intéressé, prouve qu’il est le fils digne du Rwanda et effectivement docteur.

La Tribune Franco-Rwandaise 13/08/2015 14:56

Note : la déclaration prêtée à Donald Kaberuka s'est avérée être un faux.Il la 'publiquement dénoncée via son compte Twitter.