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LA TRIBUNE FRANCO-RWANDAISE (TFR)

Actualités, opinions, études, analyses, diplomatie et géopolitique de la Région des Grands lacs.

Rwanda: la communauté internationale rappelle les principes de l’alternance

mediaLa communauté internationale a finalement réagi au vote cette semaine du Parlement rwandais en faveur d’une réforme de la Constitution ouvrant la voie à un 3e mandat pour Paul Kagame (ici à l'UA en janvier 2015).REUTERS/Tiksa Negeri

La communauté internationale a finalement réagi au vote cette semaine du Parlement rwandais en faveur d’une réforme de la Constitution ouvrant la voie à un 3e mandat pour Paul Kagame. Dans un pays souvent critiqué en matière de liberté d’expression et épinglé par l’ONU pour son manque d’espace politique, les parlementaires ont, à l’unanimité, jugée recevable la pétition signée assurent-ils volontairement par près de 4 millions de Rwandais - soit plus de la moitié du corps électoral - réclamant la fin de la limitation à deux mandats présidentiels.

Si les Etats-Unis avaient exprimé leur opposition à un troisième mandat de Paul Kagamé, face à ce nouveau pas vers une réforme de la constitution, Belgique, Union européenne et Royaume-Uni soulignent l’importance du principe de l’alternance démocratique.

La Belgique et l’Union européenne rappellent leur attachement au respect des constitutions et au principe de l’alternance politique, tout en reconnaissant que la décision d’une réforme appartient au peuple rwandais. Un éventuel référendum constitutionnel « doit pouvoir se dérouler dans le cadre d’un débat libre et ouvert », tient toutefois à préciser Bruxelles et, rappelle le porte-parole adjoint du ministère belge des Affaires étrangères, « un changement de constitution ne peut pas être fait uniquement pour des intérêts personnels ». L’Union européenne précise pour sa part « que tous les Rwandais devraient être libres d’exprimer leurs points de vue ».

Londres est plus direct. Selon une porte-parole du Foreign Office, afin d’inscrire dans la durée les progrès réalisés depuis le génocide de 1994, le Rwanda doit désormais « approfondir la gouvernance démocratique, à travers l’ouverture de l’espace politique, une plus grande liberté d’expression et le futur transfert pacifique du pouvoir ».

Comme pour parer les critiques d’ingérence étrangère, l’officielle britannique - comme l’Union européenne-, se réfugie derrière les principes décidés par les Africains eux-mêmes : « La Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance, que le Rwanda a ratifiée, l'engage à veiller à ce qu'il ne porte pas atteinte au droit de peuple à changer démocratiquement de gouvernements », explique le Foreign Office.

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CESAR 19/07/2015 00:18

La réaction des maitres des maîtres de Kagame appelés communauté internationale est floue.
Seul Cameron est relativement plus clair que les autres. Pour lui, ce n'est pas aux occidentaux de sommer les kleptocrates et despotes africains de respecter les lois de leurs pays et les conventions internationales qu'ils sont signées et ratifiées. C'est à l'Union Africaine de faire son travail et de prouver qu'elle est institution au service des Africains et non celui de dictateurs notoires. Il a parfaitement raison.Or, le constat amer et regrettable est le silence de tombeau de Madame Zuma, celle-là même qui s'est pourtant permise de vilipender le président burundais au motif qu'il violé la constitution de son pays.
Mais la responsabilitéle première revient aux Rwandais via les partis politiques d'opposition. Ils doivent coordonner leur actions et parler d'une seule voix par l'intermédiaire d'une personne choisie sur la base de critères donfées sur ses compétences techniques et patriotisme c'est-à -dire son sens aigu d'intérêt général. Le tout dans l'unique intérêt de stopper le hors-la-loi qu'est Kagame. Le monde entier doit savoir ce qu'il est. Pour ce faire, une compagne d'information à grande échelle au niveau mindiale doit être menée. Elle est doit faire l'objet d'évaluation tous les deux mois par un petit groupe.
La mise en scène pitoyable de la présidente de la chambre des obligés de Kagame dits députés a commencé il ya plusieurs semaines. Force est de constater que les réactions des dirigeants des partis d'opposition sont disparates et non coordonnées. Ils ne sont bien audibles pour les Rwandais et les étrangers du moins ceux qui sont ici en l'occurrence les diploamates. Le problème est strictement juridique.ll me semble qu'il aurait été judicieux de chosir une personne ( même circonciellement ) qui maîtrise relativement le contentieux constitutionnel pour démolir les galimatias de Kagame via ses obligés, le tout au nom de tous les partis. A défaut, chaque partis aurait pu chosir un spécialiste dans ce domaine. Si Kagame a un mépris absolu à l'égard des Rwandais, il ne reste pas moins qu'il doit ce qu'il est aux maîtres du mondeet conséquemment, ne peut rester insensible à leurs réactions négatives.
Ceux-ci réagissent via ses collaborateurs qui sont des techniciens et non des politiciens ou sur la base des rapports techniques et sommaires de ces derniers. Un argument juridique est donc plus opérant qu'un argument politique, surtout dans les médias.
Dans les argumentx excipés par Nyiragasuku ya Kabili ya Kagame, iyambere ikaba ali Mushikiwabo, il n'y'a aucune qui est crédible. Elle a parlé comme les grands-mères qui savent à peine à lire et écrire.
J'ai lu et relu la constitution rwandaise révisée en 2008 pour y introduire ou légaliser la division des Rwandais en trois stratesà savoir par ordre d'importance Tutsi, Hutu et Twa et la discrimation à l'endroit des rescapés Hutu. Ceux-ci sont exclus des aides publiques qui sont réservées aux seules rescapés tutsi.Ceux-ci génétiquement rescapés: école, les soins de santé, les maisons d'habitations, les terrains fertiles appartenant à l' Etat gratuis etc (voir préambule point 1 et article 14 de la constitution).
Il faut espèrer que l'initiative des partis d'opposition portera ses fruits.
Il est chanté sur tous les toits que Kagame n'a peur de rien.En réalité, il a peur ventrale de deux choses.
1- Affronter les justices pour les crimes qu'il a commis. Il suffit qu'on lui parle de la prison qu'il encourt pour qu'il soit frappé par la peur et récule. Le problème est que ses adversaires n'osent pas lui parler tout droit et surtout lui faire savoir les conséquences d'extrême gravité encourue par en raison de ses méfaits.
2- Il une peur épidermique d'affronter ses adversaires politiques parce qu'il sait qu'en cas duel politique, il sera démasqué et ce sera fini pour lui, ne serait que le vol de plusieurs millions de dollars dans les caisses publiques par lui et les siens et la tranformation du FPR en parti-Etat et entreprise commerciale côté à la bourse de Kigali. J'ai évoqué ce problème inique au Rwanda et en Afrique il ye trois ans sur la gestion des deniers publics non pas le ministre des finances mais par le FPR, parti-Etat qu'il fait fructifier via la bourse et les banques d'Affaires telle que la Banque de Kigali devenue la Banque Kagame-FPR, grand actionnaires.

Tout homme a ses défauts et ses qualités.La qualité de Twagiramungu Faustin est qu'il dit à Kagame tout ce qu'il pense même s'il est loin. Il n'utilise pas les discours indirects.En politique, ceux-ci sont sans effet. Un discours doit être frappant. Face à son adversaire, un homme politique n'est pas un diplomate.Il doit politiquement cogner fort son adversaire.Or, Kagame a peur d'être cogné. C'est son point faible et la chance pour la remener à la raison pour qu'il ne commette pas l'irréparable.Il semble ignorer que la parjure et la haute trahison ne resteront jamais impunies, quelles soient les époques. Habré est à la barre trente ans après ses méfaits contre ses compatriotes. Le prochain dignitaire africain après Habré sera Kagame.
Face à la tentative en cours de Kagame quant à la violation de la constitution Hollande reste muet.
Le premier ministre belge quant à lui, ne sait sur quel pied danse pour concocter un discours médian.
Son père Louis Michel qui a violemment vilipendé le président burundais est resté muet. Il convient de rappeler que son attachée parlementaire est une jeune femme tutsi.