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Publié par La Tribune Franco-Rwandaise

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uwayezu theophile 15/07/2015 04:08

muraho, twagirango tubasabe ntimugashyireho imitwe y'inkuru ngomurekeraho!

CESAR 14/07/2015 20:09

J’ai suivi une particulière attention l’entretien de Twagiramungu ave les Journaliste : les questions proposées par le journaliste et les réponses données par l’intéressé. Sur cette Affaire, le problème est strictement juridique.
Par conséquent, les questions posées et les réponses doivent être centrées sur les dispositions de la constitution et rien que sur que la constitution. Pourquoi ? Parce que les articles 101 et 193 de notre constitution sont tellement limpides que toute interprétation est exclue. Même un Rwandais qui sait à peine lire et écrire comprend parfaitement leurs significations et effets.
Le droit est caractérisé par sa précision et l'absence de supposition ou de spéculation. Le droit ne retient pas des spéculations ou des subjectivités. Toute affirmation doit être irréfutablement prouvée.
Dans tous les pays du monde qui ont des constitutions, seule la constitution prévoit les conditions de fond et de forme quant à sa révision. Elle peut dès lors prévoir qu'elle sera révisée par le jeu de pétitions des citoyens.
En l'espèce, Kagame est l'auteur de la constitution rwandaise de 2003.Il a ordonné aux rédacteurs de la constitution d’écrire qu’en tout état de cause le nombre de ses mandats ne peut dépasser deux. C’est lui qui a donc posé la limite impérative c’est-à-dire insusceptible de dérogation quant au nombre de ses mandats. Il n’a pas dit que par exception, les articles 101 et 193 pourront être révisés par le jeu des pétitions des Rwandais.
Il s’ensuit que l’évocation de la révision de la révision de notre constitution par les pétitions au surplus des Rwandais illettrés et analphabètes est une divagation et partant inopérante.
La constitution rwandaise ne prévoit pas sa révision par les pétitions. Dans l’entretien de Twagiramungu Faustin avec le journaliste, le problème posé est strictement juridique.
La constitution rwandaise ne prévoit limpidement pas sa révision par les pétitions des Rwandais. Il s’ensuit que toute question sur le fait que les prétendues pétitions émanent des Rwandais et les preuves que leur auteur n’est autre Kagame et donc nullement les quatre millions de Rwandais évoqués par ce dernier est sans intérêt. Que dit notre constitution ? Que ne dit pas la constitution rwandaise actuellement en vigueur ? Elle a été révisée en en 2008 afin d’y intégrer
1-la division des Rwandais en trois strates, par ordre d’importance, les Tutsi, les Hutu et les TWA ;- 2-2- l’exclusion des rescapés Hutu des aides de l’Etat Rwandais et la consécration de celles-ci au bénéfice des seuls tutsi, rescapés de père en fils.
“1/ PREAMBULE(Amendment n°3 of13/8/2008,ArticleOne)
Nous, Peuple Rwandais,
1° Au lendemain du génocide perpétré contre les Tutsi, planifié et supervisé par des dirigeants indignes et autres auteurs, et qui a décimé plus
2/ Article 14 (Révision n°3 du 13/8/2008,article 2)
L’Etat, dans les limites de ses capacités, prend des mesures spéciales pour le bienêtre des rescapés démunis à cause du génocide perpétré contre les Tutsi de 1994 commis au Rwanda du 1er octobre 1990 au 31 décembre 1994, des personnes handicapées, des personnes sans ressources, des personnes âgées ainsi que d’autres personnes vulnérables. »
Il est clairement irréfutablement clair que la division des Rwandais en trois strates ci-dessus-mentionnées alors qu’il prétend qu’au Rwanda il n’existe exclusivement que Rwandais et que tout évocation de mot Hutu, Tutsi et Twa par un Hutu pourtant prévus par la constitution constitue un crime de divisionnisme lourdement sanctionné par le régime Kagame d’une part et l’exclusion des Hutu des aides publique alors qu’ils sont notoirement des rescapés Hutu des crimes qui ont été commis par Kagame et ses soldats contre les leurs d’autre part sont des actes d’une extrême gravité. Or, ce même Kagame qui exhibe les prétendues pétitions des Rwandais qui lui demandent de s’autoproclamer président à vie ne les a pas consultés en 2008. Il me semble que les questions posées sont les suivantes.
Les prétendues pétitions des Rwandais exhibées par Kagame sont-elles prévues par la constitution rwandaise ?
Dans l’infirmative, sur quoi se fonde Kagame pour réviser la constitution ?
Est-il fondé d’exciper des conditions de fond et de forme de révision de la constitution non prévues par celle-ci ?
Toute révision de celle-ci non prévue par elle ne constitue-t-elle pas une violation flagrante de la constitution par Kagame ?
Dans ce cas, quelle est la position des dirigeants des partis d’opposition dont Twagiramungu Faustin ou que peuvent-ils faire pour empêcher Kagame de bafouer impunément la constitution et partant pour que le Rwanda ne soit pas dirigé par un hors-la-loi?
En effet, si par malheur Kagame persiste dans ses méfaits et qu’il s’autoproclamer président à vie du Rwanda au mépris absolu et flagrant de la constitution dont il est pourtant l’auteur, il ne sera jamais été reconnu par les Rwandais comme président légitime sauf les siens bien entendu et les prédicateurs du respect des constitutions africaines tels qu’Obama, Cameron , Hollande, l’Union Africaine qui a vilipendé le président burundais alors que le problème posé portait sur l’interprétation de la constitution burundaise et nullement sur la légalité comme dans le cas présent et l’Union Européenne. Les masques vont sous peu tomber. La crédibilité des dirigeants des partis d’opposition à l’égard des Rwandais se mesurera au regard de leurs actions et capacité de sensibiliser les maîtres de Kagame. Sur la violation flagrante de la constitution rwandaise, quelle est la position du Député européen, le belge Louis Michel, anti-Nkurunziza notoire au seul motif qu’il a violé la constitution ? Les Rwandais verront sou peu le vrai Louis Michel.
Si la saisine da la Cour Suprême par le Parti démocratique vert a été inopérant en raison du caractère tyrannique du régime, il peut saisir la Cour de la Communauté des Etats d’Afrique de l’Est qui siège à Arusha. Les Rwandais pourront alors apprécier l’existence et les actions de celle-ci ou son bienfait d’une part et l’indépendance des juges d’autre part.