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La Tribune Franco Rwandaise

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Le blog de Jean-Marie Ndagijimana

LE BURUNDI FLIRTE AVEC SES VIEUX DÉMONS

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CESAR 01/05/2015 19:17

A la différence du Rwanda, le président Burundais Pierre Nkurunziza n'a jamais envoyé en prison ses opposants parce qu'il a peur de les affronter démocratiquement, royalement et librement. Il n'y a donc pas de prisonniers politiques au Burundi. Dans ce pays, la presse est libre.Il en est de même des associations qui sont très actives. Alos qu'au Rwanda, ce que l'on appelle les médias, sont en réalité les instruments de propagande et d'oppression du régime Kagame.Les associations et oppositions sont les excroissances du régime Kagame et de son parti FPR. Bref, le régime Pierre Nkurunziza est un régime en voie de démocratisation les sans- échec n'arrivent pas à comprendre que le Burundi d'aujourd'hui n'est pas celui d'hier et que le régime clanique relève du passé. Le problème posé en l'espèce est un problème juridique.
La constitution burundaise qui a été approuvé par voie référendaire par le Peuple Burundais dit que le président est élu au suffrage universel direct et nnullement indirect ou par le parlement comme le dit le fameux accord signé à Arusha en 2000 par les parties en présence pour mettre fin à la guerre civile qui ravageait le pays après l'assassinat du président Ndadaye par les Tutsi et non pas par les Hutu. Par ailleur, cet accord ne dit pas que c'est Nkurunziza qui sera désigné Président intérimaire par le parlement.Il y avait plusieurs candidats.Le parlement a choisi ce dernier pour une période intérimaire de cinq ans au cours de laquelle le pays allait se doter des insititutions démocratiques dont la présidence élu exclusivement et directement par le Peuple. Dans tous les Etats du monde, dans la hiérarchie des normes juridiques, la constitution est au premier rang des lois.Il s'ensuit que après l'entrée en vigueur de la nouvelle constitution, l'accord signé en Tanzanie et excipé par les opposants au président burundais est devenu inopérant. Il est primé par la loi fondamentale qu'est la constitution même s'il est vrai celle-ci l'évoque dans une de ses dispositions. Pour montrer qu'il est respectueux de la loi et de la paix dans son pays, le président burundais vient de saisir la Cour Constitutionnelle afin qu'elle tranche ce litige qui l'oppose à ses adversaires.Il convient de rappeler que celle-ci est indépedante et que sa décision s'impose à tous et ne peut par conséquent faire l'objet de critique de la part de ceux qui prétendent diriger le Burundi demain. Or, force est de constater qu'ils crient à longueur de journée que cette insititution est en réalité un instrument du régime c'est-à-dire que selon eux, les membres de la Cour Constitutionnelle sont au service de Nkurunziza et nullement du respect de la légalité par le gouvernement. Par leur critique contre cette institution, les opposants burundais montre à l'évidence manque de crédibilité pour diriger le pays et luer peur d'affronter démocratiquement et yoyalement le président en place. Quelqu'un qui prétend être apte à diriger son pays ne peut critiquer ses institutions démocratiques au surplus. Par contre au Rwanda, voici ce que dit la constitution rwandaise dans son préambule:
1- Constitution Rwandaise

Nous, KAGAME Paul,

Président de la République ;

Vu la Loi Fondamentale de la République Rwandaise, telle que révisée à ce jour, spécialement l'Accord de Paix d'Arusha dans sa partie relative au partage du pouvoir en son article 41, ainsi que dans sa partie relative aux questions diverses et dispositions finales en son article 22 ;

Vu que la Nouvelle Constitution de la République du Rwanda a été adoptée par les Rwandais lors du
Référendum du 26 mai 2003 tel que confirmé par la Cour Suprême dans son Arrêt n°772/14.06/2003 du
02/06/2003 ;

PROMULGUONS LA PRESENTE CONSTITUTION ET ORDONNONS QU'ELLE SOIT PUBLIEE AU JOURNAL
OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DU RWANDA.

Cette constitution dit "accord de Paix d'Arusha quant au partage du pouvoir".
Or, Kagame a lui-même dit devant des millions de Rwanda que cet accord est un accord dépourvu de valeur juridique.Il a ordonné l'enterrement des partis d'oppostion dans son pays.Il a mis en prison et liquidé tous les dirigeants des partis d'opposition alors que la constitution qu'il a promulguée évoque l'accord de paix d'Arusha.Il a mis en place un régime à 100% FPR et despotique. Les faits ne sont pas a prouvé.Contairement au Budundi où il ya eu des maladresses rédactionnelles dans la constitution qui ne peuvent profiter qu'au président en place, notre constitution dit ce qui suit:
"Article 101.
Le président de la République est élu pour un mandat de sept ans renouvelable une seule fois.
En aucun cas, nul ne peut exercer plus de deux mandats présidentiels.

Article 193.
L'initiative de la révision de la Constitution appartient concurremment au président de la République après délibération du Conseil des ministres et à chaque chambre du Parlement sur vote à la majorité des deux tiers de ses membres.
La révision n'est acquise que par un vote à la majorité des trois quarts des membres qui composent chaque chambre.

Toutefois, lorsque la révision porte sur le mandat du président de la République, sur la démocratie pluraliste ou sur la nature du régime constitutionnel, notamment la forme républicaine de l'État et l'intégrité du territoire national, elle doit être approuvée par référendum, après son adoption par chaque chambre du Parlement.

Aucun projet de révision du présent article ne peut être recevable."

La constitution rwandaise actuelle interdit strictement un troisième mandat et plus. Elle ne prévoit nulle part sa révision sur une prétendue demande des Rwandais dont rares sont ceux qui ont l'ont lue. Elle est proscrit un projet de révision de la constitution c'est-à-dire sous peine d'irrecevabilité, le gouvernement ne peut présenter au Parlement un projet portant révision de la constitution rwandaise. Or, Kagame prétend que le peuple lui a demandé de préparer un projet de révision de constitution qu'il devrat lui soumettre pour approbation par voie référendaire. Kagame prétend donc qu'en application de la constitution, les Rwandais lui ont demandé de réviser la constitution pour qu'ils le désignent président à vie. Ses obligés sont en train de travailler sur le texte de révision de la constitution Kagame au mépris total de la loi fondamentale du Rwanda. Le constat est que ceux qui font des bruits ou vocifèrent ou font du chantage contre le président Burundais qualifié de dictateur alors que dans le domaine de la tyrannie il est un nain à côté de Kagame observent un silence de tombeau sur le régime sanguinaire et despotique rwandais. Il me semble que, sans être pour le président burundais, les critiques à son endroit sont fondées sur des considérations subjectives. Ce qui est gravissime et constitutif d'un mépris total à l'endroit des Burundais en l'occurrence c'est que certains étrangers voire même des Rwandais se permettent même de critiquer la Cour Constitutionnelle d'un Etat souverain qui au demeurant n'a pas encore rendu sa décision.
Sur le Rwanda, ces mêmes individus dont un certain Jean-François Dupaquier, un Français opérant pour le compte du régime Kagame en France et un pro-tutsi notoire depuis plusieurs années s'est permis d'affirmer indirectement sur RFI que les Hutu burundais sont incapables de diriger leur pays. Sur ce Monsieur, voici ce qui est dit par les médias de son pays:
"Il est un spécialiste de l'Afrique des Grands Lacs, région qu'il a découverte en tant que coopérant au Burundi en 1971. Il est auteur ou co-auteur de plusieurs ouvrages sur les manipulations identitaires et l’instrumentalisation des opinions publiques à des fins politiques au Rwanda et au Burundi. Il a témoigné en tant qu'expert auprès du Tribunal Pénal international pour le Rwanda (TPIR) lors du procès des médias ayant encouragé le génocide de 1994. Il milite activement contre l'impunité, le négationnisme et pour préserver la mémoire du drame rwandais."
Or, il est notoire que cet individu n'a jamais vécu au Rwanda, qu'il a été démasqué devant le TPIR dans l'affaire Nahimana Ferdinand relativement à une prétendue expertise dont il s'était attribuée la paternité et qui est évoquée par les médias de son pays.
En réalité, lui et son son ami Chrétien ont payé des Rwandais dont un certain Kabanda Marcel, diplômé en histoire en France et non historien (car il n'a jamis ensegné histoire et a refusé de revenir au Rwanda pour enseigner l'hitoire aux jeunes rwandais) et ancien étudiant de son ami Jean-Pierre Chrétien à l'EHSS à Paris, pour faire des recherches pour eux sur les prétendus médias de la haine au Rwanda. Kabanda, président d'Ibuka-France et autres ont bricolé sans mettre leurs pieds ici au Rwanda et remis le travail final aux payeurs. Comme ils savaient que leur prétendue expertise n'en est pas une et qu'il s'agit donc d'une arnaque, avant d'aller présenter "cette expertise", Jean Pierre Chrétien et nullement Dupaquier a exigé que le TPIR paye la moitié de son travail avant de quitter la France soit 7.500 dollars USA, ce qui a été fait et l'autre moitié après. Devant les juges du TPIR, potassé par Maître Buju-Duval, avocat de Nahimana, Jean-Pierre Chrétien a été contraint d'avouer qu'il n'est pas l'auteur de la prétendue expertise qu'il présentait et qu'il est par conséquent un imposteur. Kabanda Marcel a expliqué devant les juges du TPIR ce qui s'est exactement passé. La conséquence logique est que les jugres ont rejeté purement et simplement cette prétendue exprtise et corrélativement jamais celle-ci n'a jamais existé. Les médias français évoqué donc une expertise qui n'a jamais existé et dont qu'ils ne sont dès lors en état de prouver. Dupaquier n'a jamasi été expert et/ou mis ses pieds au TPIR sous réserve de préciser l'affaire dans lequelle il est intervenu et comment il est devenu expert du Rwanda alors que sauf quelques jours de tourisme qu'il passé au Rwanda, il ne connaît rien sur notre pays et encore moins sur le Burundi post-Buyoya. Monsieur Dupaquier est un imposteur de première classe. Il est pourtant invité sur RFI pour commenter l'affaire du Burundi ou du Rwanda en réalité pour faire de la propagande au bénéfice de ses amis. Sur Chrétien, il est présenté dans son pays comme Professeur d'universités incontesté et expert des Pays des Grands Lacs à savoir le Rwanda, la RDC et le Burundi alors que sauf le Burundi où il a vécu jusqu'en 1972 et été expulsé par le régime tutsi en place, il n'a jamais vécu au Rwanda et encore moins en RDC.
Ce qui est étonnant, c'est que alors qu'il n'est que détenteur d'une licence en histoire (BAC+4) obtenue dans les années 60 dans son pays, il est devenu professeur d'université sans DEA et doctorat comme l'exige la loi de son pays. Question comment un simple licencié, ex-professeur dans un lycée au Burundi dans le cadre de coopération technique qu'il a intégré par le jeu des magoulles au surplus est devenu professeur d'université en France? Que celui qui connaît l'université où Monsieur Chrétien, ami de Dupaquier a préparé et soutenu sa thèse de doctorat, le titre de celle-ci et l'année de soutenance puisse le porter à la connaissance des lecteurs de la Tribune Franco-Rwandais. Le combre est que certains africains recopient des galimatias des imposteurs et les présentent comme une pure vérité sans se poser la question de savoir si une personne qui n'a jamais vécu et enseigné dans un pays peut devenir expert dans les affaires de ce pays et si une personne détentrice d'une simple licence ( actuellement Master1) peut-elle avoir le titre de professeur voire le grade de maître de conférence dans une université en France? Dans le système français, l'agrégation qu'elle soit de lycée ou d'université n'est pas un diplôme mais un titre.Elle ne peut nullement confèrer le titre de professeur ou la qualité de professeur d'universités. Avant de commenter l'affaire burundaise, il serait judicieux d'attendre la décision de la Cour constitutionnelle.Elle s'imposera à tous les acteurs de l'échiquier politique du Burundi. S'elle est négative et que Nkurunziza l'ignore, dans ce cas, les agissements de ses adversaires seront fondés pour le contraindre à respecter la loi fondemantale en l'ooccurrence. Inversement s'elle est positive, les opposants devront s'incliner et éviter de faire des spectacles qui ne les honorent pas.Aller pleurnicher devant l'ambassadeur des USA est la preuve d'immaturité de la part des intéressé.Lorsque le président démocratiquement élu,Ndadaye a été découpé en morceaux par les bouchers tutsi assoiffés de sang et de pouvoir alors qu'il avait démontré qu'il est président de tous les Burundais et non des membres de son clan, qu'ont fait les USA? Lorsque son successeur a été liquidé par les mêmes Tutsi rwandais, qu'ont fait les USA? Lorsque Buyoya a fait un coup d'Etat contre le gouvernement légal, qu'ont fait les donneurs de leçons? Certes le Burundi est un pays qui n'a pas assez de ressources. Mais la grandeur d'une nation n'est pas liée à sa richesse et encore moins à sa superficie mais au sens aigu de l'honneur et de dignité dont sont pourvus ses dirigeants.Le chantage financier ou toute ménace de la part des donneurs de leçons qui n'ont rien fait lorsque des milliers de femmes, enfants et hommes Hutu de tous âges et conditions étaient découpés en morceaux, jetés dans les rivières et enterrés dans les fosses communes dans les années 70, en tout plus de 300000 morts, constitue un mépris à l'égard des dirigeants burundais et doit être inopérant. Il convient de rappeler surtout aux jeunes burundais qui sont nés dans les années 80 et 90 que le Président Melchior Ndadaye était un rescapé du génocide et que comme plusieurs de ses compagnons dont certains n'étaient que des enfants âgés de moins de 10 ans, a été pris en charge par les frères de la Charité du Groupe Scolaire de Butare.