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La Tribune Franco-Rwandaise

EN DIRECT : FLOTTEMENT AU BURUNDI APRÈS L'ANNONCE D'UN COUP D'ETAT

L'essentiel

  • Un général de l'armée burundaise a annoncé mercredi, au micro d'une radio privée, la destitution du président, Pierre Nkurunziza, après plus de deux semaines de tensions.
  • M. Nkurunziza se trouve actuellement à Dar es-Salaam, en Tanzanie, à un sommet extraordinaire de chefs d'Etat d'Afrique de l'Est. La présidence a démenti sa destitution dans l'après-midi.
  • Depuis le 26 avril, des milliers de Burundais manifestent contre sa candidature à un troisième mandat, qu'ils jugent inconstitutionnelle.

Une certaine confusion règne, mercredi 13 mai, au Burundi, où l'ancien chef du service des renseignements, le général Godefroid Niyombare, a annoncé la destitution du président, Pierre Nkurunziza. « Le président Pierre Nkurunziza est destitué de ses fonctions, le gouvernement est dissous », a-t-il déclaré sur une radio privée, promettant « la reprise du processus électoral dans un climat serein et équitable ». Le général Niyombare avait été limogé en février par le chef de l'Etat après lui avoir déconseillé de briguer un troisième mandat jugé anticonstitutionnel par ses adversaires politiques.

Il est encore trop tôt pour prendre la mesure de cette déclaration, et du soutien dont dispose Godefroid Nyombare au sein des forces armées. La présidence burundaise a très vite démenti tout « coup d'Etat », assurant que « la situation est maîtrisée »

M. Nkurunziza, lui, se trouve acutellement à Dar es-Salaam, en Tanzanie, à un sommet extraordinaire de chefs d'Etat d'Afrique de l'Est pour tenter de trouver une solution à la crise ouverte qui a éclaté depuis le 26 avril. La présidence burundaise a, elle, affirmé mercredi sur son compte Twitter que la tentative de coup d'Etat « a[vait] échoué ».

Suivre la situation en direct à Bujumbura, avec notamment l'envoyé spécial du Monde sur place : 

Des « tractations » en cours

A Bujumbura, la capitale du Burundi, la police a utilisé des gaz lacrymogènes et quelques tirs de sommation pour disperser un rassemblement de quelques milliers de personnes, qui tentaient de se rendre au siège de la radio nationale, la RTNB. C'est la première fois depuis le début de la contestation, le 26 avril, qu'un groupe de manifestants parvient à se rassembler sur la place de l'Indépendance, en plein centre-ville.

Une barricade, faite d'arbres et de pneus enflammés, a été érigée pour la première fois dans le centre-ville, sur un axe majeur rejoignant le nord de la ville. Des détonations étaient entendues, sans que l'on sache s'il s'agissait de tirs de sommation ou sur les manifestants, à blanc ou à balles réelles. En milieu d'après-midi, la police commençait à se replier et des « tractations » étaient en cours, entre loyalistes et putschistes, selon un haut-gradé loyaliste cité par l'AFP.

Malgré pressions internationales et manifestations d'un côté, et la féroce répression de l'autre, le camp présidentiel et celui de ses adversaires restent arc-boutés sur leurs positions. Cette impasse suscite l'inquiétude, dans un pays dont l'histoire récente est jalonnée de massacres ethniques et qui peine à se remettre d'une longue guerre civile (1993-2006) encore présente dans les esprits.

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