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Publié par La Tribune Franco-Rwandaise

Ouagadougou (AFP) - 11.11.2014 18:27 - Par Romaric Ollo HIEN, Aymeric VINCENOT

De g à d: des représentants de l'ONU Mohamed Ibn Chambas, de la Cédéao Desire Kadre Ouedraogo, de l'Union africaine Edem Kodjo, le président de l'UA Mohamed Ould Abdel Aziz et le lieutenant-colonel Isaac Zida, le 10 novembre 2014 à Ouagadougou

voir le zoom : De g à d: des représentants de l'ONU Mohamed Ibn Chambas, de la Cédéao Desire Kadre Ouedraogo, de l'Union africaine Edem Kodjo, le président de l'UA Mohamed Ould Abdel Aziz et le lieutenant-colonel Isaac Zida, le 10 novembre 2014 à OuagadougouDe g à d: des représentants de l'ONU Mohamed Ibn Chambas, de la Cédéao Desire Kadre Ouedraogo, de l'Union africaine Edem Kodjo, le président de l'UA Mohamed Ould Abdel Aziz et le lieutenant-colonel Isaac Zida, le 10 novembre 2014 à Ouagadougou
afp.com - Issouf Sanogo
 
voir le zoom : Le président en exercice de l'Union africaine, Mohamed Ould Abdel Aziz, et le lieutenant-colonel Isaac Zida, l'homme fort du Burkina Faso, le 10 novembre à OuagadougouLe président en exercice de l'Union africaine, Mohamed Ould Abdel Aziz, et le lieutenant-colonel Isaac Zida, l'homme fort du Burkina Faso, le 10 novembre à Ouagadougou
afp.com - Issouf Sanogo
voir le zoom : Des chefs de l'opposition burkinabè, Zephirin Diabre (g) et Roch Marc-Christian Kaboré, lors des négociations sur la  Charte de la transition , le 8 novembre 2014 à OuagadougouDes chefs de l'opposition burkinabè, Zephirin Diabre (g) et Roch Marc-Christian Kaboré, lors des négociations sur la "Charte de la transition", le 8 novembre 2014 à Ouagadougou
afp.com - Issouf Sanogo

Les pays voisins du Burkina Faso affichaient leur confiance en une rapide sortie de crise du pays, dix jours à peine après la chute du président Blaise Compaoré et la prise du pouvoir par l'armée, qui doit le transmettre aux civils.

"Je suis certain que, en discutant avec le lieutenant-colonel Zida (actuel chef de la transition) ainsi qu'avec toutes les composantes (civiles), nous arriverons aujourd'hui (mardi) à certainement valider la charte", a déclaré le président sénégalais Macky Sall, désigné émissaire de la Cédéao au Burkina Faso.

Une fois la charte validée, "le reste va naturellement aller très vite", a jugé le chef de l'Etat sénégalais, qui a été nommé par la Cédéao, l'union économique ouest-africaine, pour diriger un groupe de contact afin de "faciliter le processus de transition" au Burkina.

De telles prévisions paraissent extrêmement optimistes au vu de l'avancement des discussions entre les différentes parties. "Je pense qu'ils se sont trompés de jour", a réagi un diplomate après cette déclaration.

Militaires et civils ont chacun rédigé un document encadrant la procédure de transition, mais ils n'ont pas eu le temps de se rencontrer pour parvenir à une synthèse, a-t-on appris auprès des deux parties.

"De toute façon, c'est à nous de rédiger la charte, pas à eux !", a lancé Bénéwendé Sankara, un leader de l'opposition, pestant contre les avancées à marches forcées imposées par la communauté internationale.

Lundi, le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, président en exercice de l'Union africaine, venait rassurer les protagonistes de la crise. L'UA avait posé le 3 novembre un ultimatum à l'armée burkinabè pour qu'elle cède sous quinzaine le pouvoir aux civils.

"L'UA n'est pas venue (...) pour vous menacer de quoi que ce soit", avait déclaré M. Aziz, multipliant les messages rassurants devant la presse. Mais il se montrait bien moins conciliant en petit comité, loin des micros. Le délai de l'UA, qui expire dans six jours, a ainsi été maintenu, a-t-on appris de source diplomatique.

- Retard -

Mardi, le président sénégalais est arrivé dans la capitale burkinabè peu après son homologue togolais Faure Gnassingbé. Les deux chefs d'Etat, venus dans des jets privés, ont eu droit à un accueil officiel du lieutenant-colonel Zida, à qui ils ont fait la bise, avant de procéder à une revue des troupes.

Après s'être entretenus individuellement avec certains protagonistes de la crise (opposition, société civile, chefs traditionnels et religieux, etc.), ils devaient les rencontrer collectivement vers 16H00 locales et GMT. Mais ceux-ci, réunis dans une salle d'un luxueux hôtel de Ouagadougou, attendaient encore les deux chefs d'Etat à 16H45.

Leur visite, qui n'était pas annoncée lundi soir, se fait au nom de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), hostile à des sanctions contre le Burkina "compte tenu des efforts en cours".

Un pas important a été franchi lundi, quand opposition et société civile ont transmis à l'armée leur projet de "Charte de la transition" - une constitution intérimaire, sur laquelle elles s'étaient mises d'accord dimanche après de laborieuses discussions.

Ce texte, qui régit la structure et le fonctionnement des futures autorités de transition, prévoit notamment un président civil, un gouvernement de 25 ministres et une Assemblée de transition de 90 députés. Seuls 10 sièges sont attribués aux militaires dans ce projet.

"Les discussions avancent doucement mais elles avancent", a réagi Abdoulaye Sama, un constitutionnaliste burkinabè, qui attend "les commentaires de l'armée sur la charte."

Le texte devrait être "finalisé" "incessamment sous peu avec les militaires", a estimé Siaka Coulibaly, un politologue qui faisait partie de la délégation de la société civile reçue lundi par le président de l'UA.

"C'était prévu (lundi) mais le départ tardif de M. Aziz a amené un report", a-t-il fait savoir à l'AFP, regrettant "les changements de calendrier" provoqués par les visites officielles.

Une fois un accord trouvé se posera le choix, très délicat, du président de la transition.

Malgré l'"espoir" affiché par Macky Sall mardi d'un "choix consensuel" "dans les heures ou les jours à venir" de futur homme fort du Burkina et de "toutes les autres personnes qui devront être trouvées", aucun nom n'est encore officiellement avancé.

Le nom de l'archevêque de Bobo-Dioulasso (sud, deuxième ville du pays), Mgr Paul Ouédraogo, qui semblait recueillir l'assentiment général, a été écarté en raison de réticences de la hiérarchie catholique, selon Jonas Hien, un responsable de la société civile.

© 2014 AFP

Burkina: les pays voisins affichent leur espoir d'une transition rapide
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