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Publié par La Tribune Franco-Rwandaise

Par CESAR en réation au commentaire de Jean Musafiri

"Musafili dit ce que Jean-Marie Ndagijimana et autres ont dit et disent depuis des années.Il n' y a pas de grandes victimes et de petites victimes ou des victimes et des sous-victimes rwandaises.Il y a purement et simplement les victimes rwandaises. Contrairement à ce que disent verbalement et expresséement les maîtres actuels du Rwanda ( voir préambule point 1 et article 14 de la constitution actuelle du Rwanda sur la discrimination légale à l'égard des victimes Hutu) la qualité de victime n'est pas liée à l'ethnie des intéressés. Kagame et les siens dénient aux Hutu, victimes de ses forfaits ( en sa qualité de commandant en chef de son armée) la qualité de victimes et conséquememnt leur appartenance à l'humanité. La discrimination légale instituée par Kagame à l'endroit des victimes Hutu ( indigne pour un homme qui a une âme et condamnable à plusieurs égards) est inopérante.

Sur les massacres qui ont été commis au Rwanda, il est hasardeux pour un Rwandais sérieux ou qui un sens de la honte de soutenir que les Interahamwe sont exclusivement responsables des crimes qui ont été commis dans notre pays. Il est de notoriété publique qu'à compter du 7 avril 1994, toutes les jeunesses des partis politiques rwandais dites ensuite milices sauf bien entendu celle du FPR ont formé une coalition pour défendre leur pays agressé. Il est notoire que le FPR a entraîné militairement les membres des jeunesses des partis d'opposition et que conséquemment ces derniers connaissaient les Rwandais qui étaient et n'étaient pas membres du ou pro-FPR. Il est incontestable que Kanyarengwe Alexis, alors président de paille du FPR a recruté massivement les jeunes Hutu de ses région et commune natales aux seules fins de les infiltrés dans les jeunesses des partis d'opposition, plus particulièrement les INTERAHAMWE. Ce fait est connu de tous les Rwandais. Ils avaient une mission précise: commettre les crimes avec des machettes et se faire photographier avec leurs armes, le tout afin que le FPR puissent imputer leurs forfaits aux INTERAHAMWEet corrérativement au MRND en l'occurrence. 
La preuve: tous les Rwandais qui ont vu les images diffusées par RTBF sur les crimes qui ont été commis par les milices rwandaises imputées erronement aux Interahamwe ont pu éventuellement reconnaître certains miliciens armés de machettes originaires de la région de Kanyarengwe. Moi j'ai reconnu quelques uns qui vivent actuellement au Rwanda et qui n'ont jamais été inquiétés outre mesure. Par ailleurs, certains officiers du FPR qui pris le chemin de l'exil ont exposé pourquoi et comment le FPR avait infiltré tous les partis politiques rwandais et a imputé aux INTERAHAMWE les crimes qui ont été commis par ses éléments infilitrés opérant au sein de ces derniers.Certains membres des jeunesses des partis politiques ont commis des crimes contre les Tutsi et les Hutu. C'est une évidence. Mais il es inexact d'affirmer que tous les membres de ces jeunesses dont les INTERAHAMWE ont commis les crimes.
Les crimes ont été commis par certains rwandais membres des jeunesses de tous les partis politiques et les infiltrés hutu et tutsi ci-dessus évoqués.Il est intellectuellement malhonnête de soutenir que seuls les Interahamwe ont commis des crimes partout au Rwanda alors qu'au surplus, les faits prouvent le contraire. Les maîtres du Rwanda sont devenus des experts dans la négation de l'évidence, sauf qu'aucun Rwandais n'accorde aucun crédit à leurs galimatias amphigouriques.

La reponsabilité de Kagame dans les massacres des tutsi est de quatre ordres.

1- Entraîner militairement des centaines de membres de jeunesses des partis d' opposition, ce qui a permis à ces derniers de connaître les Hutu et les Tutsi affiliés au ou sympathisants du FPR et les massacrer consécutivement à la reprise de la guerre généralisée par Kagame.
2- Infiltrer les jeunesses des partis politiques rwandais dont principalement le MRND afin que ses éléments infiltrés commettent des crimes devant les cameras du monde entier contre les Tutsi et les Hutu et les imputer ensuite aux fameux Interahamwe. Pour lui et les siens , Interahamwe est un nom générique de tous les Hutu comme en témoigne des millions de prisonniers qui croupissent dans les prisons rwandais pour "génocide des Tutsi". 
3- Accepter que des milliers de Tutsi de l'intérieur quittent les écoles, universités et leur travail pour s'enrôler massivement dans son armée et conséquemment participer activement à la commission des crimes contre leurs amis et vosins Hutu, alors qu'il savait qu'en tout état de cause, la réaction des Hutu, qu'elle soit fondée ou pas, à l'endroit des membres des familles des intéressés sera foudroyante. De plus, Kagame en se livrant aux massacres de masses contre les pauvres paysans Hutu du Nord du Rwanda, il savait que la réaction des Hutu indistinctement de leur appartenance régionale à l'égard des Tutsi de l'intérieur sera terrible et inévitable.
Le rapport dit Mucyo est limpide sur les objectifs du FPR et l'enrôlement massif des Tutsi rwandais de l'intérieur dans le FPR.

" 3- Rapport Kagame dit Mucyo contre la France : attaques armées du FPR contre le Rwanda pour prendre le pouvoir et l'exercer sans partage.

Rapport MUCYO / Contexte de la guerre d’octobre 1990 1.3.1paragraphe 3

Le 1er octobre 1990, le FPR lance depuis l’Ouganda une attaque d’envergure contre les FAR, déclenchant la lutte armée. Selon les déclarations du FPR, cette lutte a pour but d’instaurer un Etat de droit au Rwanda, de mettre fin à la politique de discrimination ethnique et régionale institutionnalisée et de permettre le retour des réfugiés éparpillés dans la région des grands lacs et dans le monde, certains depuis trente cinq ans. Cette attaque est l’aboutissement de plusieurs années de mobilisation des communautés réfugiées de part le monde depuis le milieu des années 1980, que ce soit au Kenya, en Ouganda, au Burundi, au Sénégal, en Suisse, en France, aux Etats-Unis ou ailleurs. Les communautés des réfugiés rwandais s’organisent et commencent à articuler une plate forme revendicative fondée sur la fin de la politique de discrimination ethnique et régionale et leur droit au retour. Deux courants apparaissent : l’un, radical, pense que le régime idéologique de la suprématie hutu n’est pas auto réformable et qu’il faut donc le combattre politiquement et militairement ; l’autre, collaborationniste, prône le dialogue et la recherche d’un arrangement de type humanitaire. Cinq évènements poussent à l’accélération du processus de mobilisation et de radicalisation des communautés réfugiées."
4- Assassiner Habyalimana alors que celui-ci lui avait tout donné et accepté l'inacceptable à savoir négocier avec les bandes armées et les reconnaître comme une organisation politico-militaire interne rwandaise, armée au demeurant, cas sui generis, alors qu'il savait que nonobstant la guerre entre les partis politiques internes rwandais par l'intermédiaire de leurs jeunesses uniquement pour le pouvoir, ces jeunesses formeront une coalition pour la défense de leur pays au cas où Kagama assassinerait Habyalimana et reprendrait les hostilité en violation totale de l'Accord de Paix d'Arusha qu'il venait de signer d'une part et qu'en tout état de cause, les Tutsi, qu'elles soient membres du ou pro-FPR, seront massacrés d'autre part.

Sur les crimes qui ont été commis dans notre pays et qui ont touché toutes les familles rwandaises, il faut se garder de jeter la responsabilité sur un des acteurs de l'échiquier politique rwandais. Les dirigeants de tous les partis politiques rwandais y compris le FPR ont une part de responsabilité dans la tragédie rwandaise. Kagame nie et reconnaît maladroitement sa responsabilité afin de se maintenir au pouvoir et d'opprimer des millions de Rwandais en ignorant qu'aucune oppression contre un Peuple ne peut rester impunie. Kagame ne pourra échapper aux crimes contre des millions de Rwandais et Congolais. C'est une question de temps. Les commémorations annuelles sélectives ne lui seront d'aucune utilité et sont inopérantes. Ses amis qui ont quitté la barque avant qu'elle ne coule définitivement ont fait un bon choix.

CESAR

Lecteur de TFR

 

Ci-après : photo du massacre de Kibeho 22 avril 1995

Commentaire de CESAR à l'article "Notre ADN, notre ethnie, c'est celle des persécutés et des victimes"
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