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Publié par La Tribune Franco-Rwandaise

Par Jean-Marie  NDAGIJIMANA*

Dans plusieurs articles récents du journal Rushyashya publié à Kigali, son rédacteur en chef Tom NDAHIRO, conseiller en communication du président Paul Kagame, s'en est pris violemment à moi et à l'organisation IBUKABOSE-RENGERABOSE MEMOIRE ET JUSTICE POUR TOUS dont je suis le fondateur. Tom NDAHIRO m'accuse notamment d'avoir converti des rescapés tutsi à l'idéologie d'IBUKABOSE prônant l'égalité, la mémoire et la justice pour toutes les victimes du génocide, des crimes contre l'humanité et des crimes de guerre au Rwanda. 

Tom Ndahiro, porte-parole occulte du gouvernement Kagame, est allé jusqu'à prétendre que le fait de dénoncer la discrimination ethnique pratiquée par le régime rwandais serait une forme de négationnisme et de révisionnisme. Selon Tom Ndahiro, en exigeant la stricte application du principe d'égalité et de justice mémorielle dont IBUKABOSE est le porte-étendard, je deviens passible du crime d'apologie de l'idéologie génocidaire !

Dans cet amalgame auquel le régime de Paul Kagame nous a habitués, les rédacteurs de cette feuille de chou accusent notre organisation d'avoir oganisé une campagne de recrutement en ciblant prioritairement les personnes nées de parents hutu et tutsi. Comme si la mixité ethnique était un crime de lèse-majesté! 

Les articles de Rushyashya s'en prennent pêle-mêle à Jean-Marie NDAGIJIMANA, à Joseph MATATA, à Ally Yusufu MUGENZI journaliste de la BBC, et à Paul RUSESABAGINA le héros du film Hotel Rwanda. Et comme si cela ne suffisait pas, l'ambassadeur Jean-Marie NDAGIJIMANA se voit accusé d'avoir entraîné dans ce combat contre l'apartheid mémoriel un groupe de rescapés tutsi nommément cités, en l'occurrence Mme Espérance SISI née MUKASHEMA, le Docteur Placide KALISA (médecin belgo-rwandais) et l'artiste musicien KIZITO MIHIGO. Rappelons que ce dernier croupit en prison depuis quelques mois, précisément pour avoir plaidé à travers sa chanson fétiche IGISOBANURO CY'URUPFU en faveur d'une mémoire commune et égale pour toutes les victimes sans discrimination aucune. Par je ne sais quelle magie, Rushyashya a même émis un sérieux doute sur l'ethnie réelle de l'artiste musicien le plus populaire du Rwanda, insinuant que celui-ci serait, lui aussi, un mélangé HUTSI, ceci expliquant cela. Une telle démarche est stupide et franchement indécente. La haine ethnique dans toute son horreur! Cela porte un nom : c'est du RACISME ethnique.

Comme on le voit, Tom NDAHIRO et son groupe d'extrémistes tutsi du journal RUSHYASHYA passent leur temps à distribuer les points de la pureté ethnique pour donner un sens à la politique d'apartheid mémorielle pratiquée au quotidien par le régime qu'ils défendent par des moyens souvent inavoués. Bien évidemment, IBUKABOSE ne partage pas cette obsession racialiste de la pureté ethnique, ce monstre affreux, cette bête immonde que nous abhorrons.

Mais au fond, Hutu ou Tutsi, quelle importance ? 

Sans aucune hésitation, IBUKABOSE RENGERABOSE MEMOIRE ET JUSTICE POUR TOUS a choisi son camp : 

NOTRE ADN, NOTRE ETHNIE, C'EST CELLE DES PERSÉCUTÉS ET DES VICTIMES.

Qu'ils soient BATWA, BAHUTU ou BATUTSI, BARUNDI, CONGOLAIS OU AUTRES. C'est le sens et la raison d'être de notre combat au sein d'IBUKABOSE-RENGERABOSE, pour l'égalité et la justice, au Rwanda et dans toute la région des grands lacs

Je profite de cette occasion pour remercier tous nos compatriotes et les nombreux amis d'IBUKABOSE à travers le monde qui ont compris que toutes les victimes méritent la même compassion et que tous les criminels se valent. Victoire Ingabire, Déo Mushayidi, Kizito Mihigo et leurs compagnons de captivité sont injustement détenus dans les prisons mouroirs de Kigali pour avoir fustigé l'apartheid qui sévit au Rwanda. A nous de leur témoigner notre solidarité et notre fraternité humaine. Et pour paraphraser Kizito MIHIGO, "Soyons d'abord des Hommes avant dêtre des Rwandais" (Ndi umunyarwanda ijye ibanzirizwa na ndi umuntu).

Jean-Marie NDAGIJIMANA*

Coordinateur et porte-parole d'IBUKABOSE RENGERABOSE

 

Ci-après deux interviews marquants de Jean-Marie NDAGIJIMANA

https://www.youtube.com/watch?v=rhUKmw7XzPY

​http://www.dailymotion.com/video/x1quiah_le-talk-jean-marie-ndagijimana-rwanda_news

La chanson de Kizito Mihigo sur la mémoire pour tous http://www.youtube.com/watch?v=oAaUN1KrRrI

Notre ADN, notre ethnie, c'est celle des persécutés et des victimes (IBUKABOSE)
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Jean Musafiri 27/09/2014 12:00

PLAIDOYER POUR LA MEMOIRE POUR TOUTES LES VICTIMES

Mon cher Jean-Marie,
Je partage entièrement avec vous le contenu de votre article très intéressant intitulé : « NOTRE ADN, NOTRE ETHNIE, C’EST CELLE DES PERSECUTES ET DES VICTIMES (IBUKA BOSE)» qui dénonce fermement à haute voix les mensonges politiques des chantres inconditionnels du régime agonisant FPR.

La faute dont vous êtes accusés est sans nul doute celle d’obéir à votre conscience et de donner raison à votre intellect par la sensibilisation et le plaidoyer légitime sur l’importance de la mémoire équitable de toutes les victimes sans distinction aucune (ethnies, régions ou nationalités). Si c’est cela que le régime du FPR qualifie de « Révisionnisme » ou au pire de « Négationnisme », alors-là, nous serons nombreux à être taxés comme tels, parfaitement conscients que promouvoir les idées de changement positif et dire la vérité qui dérange les acteurs du système politique totalitaire F.P.R.ien est un sacrilège politique et un crime de lèse-majesté.
Après avoir lu attentivement votre article et écouté la chanson mélodieuse très émouvante et porteuse de messages pacifiques de mémoire équitable pour toutes les victimes, un chef-d’œuvre de qualités artistiques remarquables et de valeur inestimable de l’artiste KIZITO MIHIGO, je suis arrivé à la conclusion suivante que la révélation au public de la vérité politique subtilement cachée est fortement embarrassante et contre-productive pour les acteurs politiques du FPR qui croyaient avoir enterré définitivement la vérité sur les causes et la dynamique du génocide rwandais éclipsés par le seul aspect réducteur du génocide Tutsi instrumentalisé pour des fins politiques!!! Révéler la vérité politique cachée devient donc porter atteinte au régime anti-démocratique du système FPR.

Dans cette logique de raisonnement, toutes personnes, associations ou partis politiques qui disent la vérité sur la genèse, les dynamiques et les responsabilités criminelles des protagonistes belliqueux du génocide rwandais, sur la pluralité ethnique des victimes et les responsabilités partagées entre les extrémistes Hutu /Interahamwe et les extrémistes Tutsi/ FPR, contredisent les dogmes politiques mensongers du FPR, et de ce fait, deviennent ennemis jurés des acteurs et du système politique décadent FPR en train de s’écrouler irrémédiablement.

Nulle surprise donc que les garde-chiourmes du système moribond FPR s’en prennent avec une rage furieuse aux défenseurs de droits de l’homme et aux membres actifs de la société civile qui mettent en valeur la pluralité de toutes les victimes (Hutu, Tutsi, Twa, HuTsi, Congolais et autres nationalités), alors que les mensonges politiques des extrémistes Tutsi du FPR pour éclipser leurs propres crimes laissent focaliser les yeux du monde entier sur un seul aspect éblouissant fortement réducteur du génocide rwandais, partialement réservé à la seule ethnie Tutsi dont les lieux de mémoires et les commémorations officielles leur sont exclusivement réservés, au détriment des autres ethnies reléguées cyniquement dans un oubli abject!!! Cette discrimination ethnique des victimes est l’antipode de la RECONCIATION NATIONALE. C’est plutôt une évidence de crime culturel sur l’iniquité et la discrimination mémorielles entre les victimes appartenant au même Etat-Nation RWANDA . Un apartheid mémoriel tout-court à contre-courant de la Réconciliation nationale.
Faut-il rappeler sans cesse que, quel que soit leur gravité, similitudes ou différences, le drame des uns ne doit jamais faire oublier celui des autres. Loin s’en faut !!! De ce fait-même, le génocide explosif des Tutsi accompli par les extrémistes Hutu Interahamwe en trois mois (d’avril à juillet 1994) à la lumière du jour au Rwanda ne doit jamais faire oublier le génocide insidieux de longue haleine pendant plus de deux décennies (du 1ier octobre 1990 jusqu’à cette date 2014 !!!) subtilement accompli par les extrémistes Tutsi du FPR/Abakada sous forme de stratagèmes de réunions guet-apens mortels « inama kirimbuzi za BaNyamwinshi» sur les stades et autres lieux publics, ou récemment sous formes d’incendies, de disparitions forcées avec plus de 46.000 rwandais disparus incognito dont les corps ligotés arc-boutés sont amassés dans des sacs-plastics puis jetés comme l’immondice dans la rivière Akagera et charriés ensuite dans le lac Rweru; ou enfin sous forme de crimes de masses à grande échelle dans les camps de réfugiés de Kibeho et dans le Congo ex-Zaire.(Voir UN-mapping report 2010).
Voilà brièvement toute la vérité qui pousse au paroxysme la rage des troubadours « SAGIHOBE » du régime agonisant FPR envers lesquels je dédie cette maxime en guise de panacée pour les aider à retrouver la raison et l’humanité sur la valeur ontologique de l’être humain « UBUMUNTU » : «Le partage des mémoires passe par un effort de mise à jour de la vérité historique». (René Lemarchand, 2004).

Jean Musafiri (sé),
Bergamo, Italie. 27 Septembre 2014

Jean Musafiri 27/09/2014 12:00

PLAIDOYER POUR LA MEMOIRE POUR TOUTES LES VICTIMES

Mon cher Jean-Marie,
Je partage entièrement avec vous le contenu de votre article très intéressant intitulé : « NOTRE ADN, NOTRE ETHNIE, C’EST CELLE DES PERSECUTES ET DES VICTIMES (IBUKA BOSE)» qui dénonce fermement à haute voix les mensonges politiques des chantres inconditionnels du régime agonisant FPR.

La faute dont vous êtes accusés est sans nul doute celle d’obéir à votre conscience et de donner raison à votre intellect par la sensibilisation et le plaidoyer légitime sur l’importance de la mémoire équitable de toutes les victimes sans distinction aucune (ethnies, régions ou nationalités). Si c’est cela que le régime du FPR qualifie de « Révisionnisme » ou au pire de « Négationnisme », alors-là, nous serons nombreux à être taxés comme tels, parfaitement conscients que promouvoir les idées de changement positif et dire la vérité qui dérange les acteurs du système politique totalitaire F.P.R.ien est un sacrilège politique et un crime de lèse-majesté.
Après avoir lu attentivement votre article et écouté la chanson mélodieuse très émouvante et porteuse de messages pacifiques de mémoire équitable pour toutes les victimes, un chef-d’œuvre de qualités artistiques remarquables et de valeur inestimable de l’artiste KIZITO MIHIGO, je suis arrivé à la conclusion suivante que la révélation au public de la vérité politique subtilement cachée est fortement embarrassante et contre-productive pour les acteurs politiques du FPR qui croyaient avoir enterré définitivement la vérité sur les causes et la dynamique du génocide rwandais éclipsés par le seul aspect réducteur du génocide Tutsi instrumentalisé pour des fins politiques!!! Révéler la vérité politique cachée devient donc porter atteinte au régime anti-démocratique du système FPR.

Dans cette logique de raisonnement, toutes personnes, associations ou partis politiques qui disent la vérité sur la genèse, les dynamiques et les responsabilités criminelles des protagonistes belliqueux du génocide rwandais, sur la pluralité ethnique des victimes et les responsabilités partagées entre les extrémistes Hutu /Interahamwe et les extrémistes Tutsi/ FPR, contredisent les dogmes politiques mensongers du FPR, et de ce fait, deviennent ennemis jurés des acteurs et du système politique décadent FPR en train de s’écrouler irrémédiablement.

Nulle surprise donc que les garde-chiourmes du système moribond FPR s’en prennent avec une rage furieuse aux défenseurs de droits de l’homme et aux membres actifs de la société civile qui mettent en valeur la pluralité de toutes les victimes (Hutu, Tutsi, Twa, HuTsi, Congolais et autres nationalités), alors que les mensonges politiques des extrémistes Tutsi du FPR pour éclipser leurs propres crimes laissent focaliser les yeux du monde entier sur un seul aspect éblouissant fortement réducteur du génocide rwandais, partialement réservé à la seule ethnie Tutsi dont les lieux de mémoires et les commémorations officielles leur sont exclusivement réservés, au détriment des autres ethnies reléguées cyniquement dans un oubli abject!!! Cette discrimination ethnique des victimes est l’antipode de la RECONCIATION NATIONALE. C’est plutôt une évidence de crime culturel sur l’iniquité et la discrimination mémorielles entre les victimes appartenant au même Etat-Nation RWANDA . Un apartheid mémoriel tout-court à contre-courant de la Réconciliation nationale.
Faut-il rappeler sans cesse que, quel que soit leur gravité, similitudes ou différences, le drame des uns ne doit jamais faire oublier celui des autres. Loin s’en faut !!! De ce fait-même, le génocide explosif des Tutsi accompli par les extrémistes Hutu Interahamwe en trois mois (d’avril à juillet 1994) à la lumière du jour au Rwanda ne doit jamais faire oublier le génocide insidieux de longue haleine pendant plus de deux décennies (du 1ier octobre 1990 jusqu’à cette date 2014 !!!) subtilement accompli par les extrémistes Tutsi du FPR/Abakada sous forme de stratagèmes de réunions guet-apens mortels « inama kirimbuzi za BaNyamwinshi» sur les stades et autres lieux publics, ou récemment sous formes d’incendies, de disparitions forcées avec plus de 46.000 rwandais disparus incognito dont les corps ligotés arc-boutés sont amassés dans des sacs-plastics puis jetés comme l’immondice dans la rivière Akagera et charriés ensuite dans le lac Rweru; ou enfin sous forme de crimes de masses à grande échelle dans les camps de réfugiés de Kibeho et dans le Congo ex-Zaire.(Voir UN-mapping report 2010).
Voilà brièvement toute la vérité qui pousse au paroxysme la rage des troubadours « SAGIHOBE » du régime agonisant FPR envers lesquels je dédie cette maxime en guise de panacée pour les aider à retrouver la raison et l’humanité sur la valeur ontologique de l’être humain « UBUMUNTU » : «Le partage des mémoires passe par un effort de mise à jour de la vérité historique». (René Lemarchand, 2004).

Jean Musafiri (sé),
Bergamo, Italie. 27 Septembre 2014

Gaby Maindron 25/09/2014 19:19

Merci de dire la vérité et de parler pour toutes les victimes de crimes et de mensonges.

TFR 29/09/2014 16:05

Venant de vous, ces paroles renforcent notre engagement en faveur de tous ceux qui subissent l'injustice au Rwanda. A mon tour de vous dire merci.
Jean-Marie Ndagijimana