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Publié par La Tribune Franco-Rwandaise

SECTEUR BIJUNDE

- Nizeye, beau-frère de Edouard Sebushumba

- Bahizi, autre beau-frère de Shebushumba Edouard

- Toute la famille de Rwangampuwe et plusieurs autres personnes présentes. La fille de Rwangampuwe, Mutezimana, était capitaine dans les forces armées rwandaises (FAR).

- Théodore, fils de Rukeribuga Déogratias, ancien conseiller communal

- Patrice et Karimba, fils de Vincent de Paul Kalima, percepteur communal

- Bagirubwira Félicien, commerçant à Kabuga, fils de Kimonyo et gendre de Kalima Vincent de Paul.

- Singirankabo Pascal, catéchiste à la paroisse de Rwamiko

- Ntawoganayo Martin, barman à Mutambiko.Il fut tué avec toutes les personnes présentes dans son bistrot.

- Ngirabakunzi, fils de Bangashaka

- Pali et son frère Sibomana, fils de Ruduli

- Kaboyi, fils de Ngerageze.Il fut tué avec plusieurs autres personnes non loin de la fontaine publique près du domicile familial d'Edouard Sebushumba.

- Banabeza, fusillé avec son fils Ntatsikira

- Macumu, il fut ligoté puis tué par un coup de vieille houe sur la tête (agafuni)

- Nsengiyumva, fils de Rwaje.Il fut fusillé alors qu'il s'apprêtait à emmener sa femme accoucher au centre de santé de Rutare.

- Bakesha Godfroid, tué chez son père Gatuku avec plusieurs autres personnes présentes.

- Ruzayire et son frère, tués avec toute leur famille et leur bétail.

SECTEUR NYANZA

- Munyakazi Télesphore, président du tribunal de canton de Rutare

- Rwasubutare Alphonse, enseignant à l'école primaire de Rwesero

- Mugabo Alfred, commerçant à Kabuga

- Madame Gatabazi Euphrasie,commerçante à Kigaga.Torturée puis mutilée (langue et jambes coupées)

- Nkubito Jean Bosco, beau-frère de madame Gatabazi Euphrasie.

- Libera Michel, commerçant à Kabuga

- Edith, épouse de Rwasubutare Alphonse également enseignante à l'école de Rwesero.Elle était enceinte.

- Sengabo Faustin, policier communal

- Nyirabaperu, épouse de Sengabo Faustin, tuée avec son fils.

- Ruhara Etienne, fonctionnaire communal chargé de l'entretien des routes.

- Twagirayezu Emmanuel, commerçant à Kigaga.

- Munyengabe, catéchiste à Rwesero

- Kabera Boniface, employé au petit séminaire de Rwesero

- Rugamba, fils de Sefara

- Ubalijoro, fils de Seromba

- Ndura, petit frère de Ubalijoro

- Bizimana, fils de Urayeneza

- Gashakamba André,un de ses fils était soldat dans les FAR

- Rwanamiza Charles, fils de Gashamba André

- Buramba

- Senkoko Damien

- Mwumvaneza, fils de Veronika

- Rutamu, fils de Samugabo Isidore

- Kabugu, flis de Ndoyobotse

- Kagabo, fils de Kabera, brûlé vif avec plusieurs autres personnes dans sa maison

- Ntaganda Léodomir, fils unique de Muhangaza

- Byungura, fils de Makuba et petit frère de Nyirinkwaya Faustin agronome au projet DRB tué à Byumba par le FPR

- Rwasubutare, petit frère de Byungura

- Karasira Silas

- Muhire fils de Ngaboyisonga

SECTEUR RUZIZI

216 personnes tuées le 22 avril 1994 parmi elles:

- Gapsisi Emmanuel, secrétaire communal avec toute sa famille.Il a été atrocement torturé avant d'être tué.

- Rwanyagapfizi, policier communal

- Ntakirutimana Mathias, enseignant à Tanda et fils du conseiller communal

- Mukamugenga Spéphanie, enseignante à Tanda ,tuée avec son bébé et ses frères

- Kalinda Pierre Claver, enseignant à Tanda

- Havugimana Charles, assistant médical

- Fwagilimana Tharcisse, assistant médical

- Musengimana, petit frère du diplômate,Nsengiyuma Célestin, ancien interprête anglophone du président Juvénal Habyarimana

- Karangali, tué avec toute sa famille au centre de santé de Ruzizi.

SECTEUR BUKURE

- Havugimana Pascal, comptable de l'école secondaire privée APEGIRUBUKI

- Nyaka Anne Marie, greffière du tribunal de canton de Giti, tuée avec toute sa famille

- Twagirayezu Félicien, commerçant à Bitsibo

- Uwitonze, commerçant à Bitsibo, tuée avec son épouse et les enfants

- Bandubute, enseignant et beau-frère de Félix Mudakemwa éphère maire de Giti de juin à juillet 1994

- Rusanganwa Patrice, enseignant au CERAI

- Gapfizi, chauffeur au MINIPRISEC

SECTEUR KARUSHYA

- Musilikare François, enseignant

- Haguma Michel, enseignant

- Kamasa, enseignant

Les personnalités ecclésiastiques du petit séminaire de Rwesero qui s'y étaient réfugiés:

- Abbé Joseph Hitimana, recteur

- Abbé Christian Nkiliyehe, ancien recteur

- Abbé Nkundabanyanga Athanase, économe général du diocèse de Byumba

- Abbé Havugimana Alexis

- Abbé Faustin Mulindwa

- Abbé Mulinda Faustin

- Abbé Muhayimana Céléstin

- Abbé Mashyenderi Augustin

- Soeur Annonciata

- Soeur Carolla

- Un religieux surnommé Furere

Autres personnalités du petit séminaire de Rwesero tuées:

- Elie surnommé Mwigeme,réfugié burundais.Il était préfet des études.

- Hakizimana Augustin, professeur de Chimie

- Un menuisier prénommé Joseph et toute sa famille.

- ( L'abbé Gaspard Mudashimwa a été tué ailleurs mais était avec les autres prêtres au moment de l'attaque du petit séminaire. Il n'a pas pu fuire avec eux à Karushya où ils ont été éxécutés ).

SECTEUR KIGABIRO

- Plusieurs personnes tuées dont:

- Habyarimana Evariste, enseignant et ex-inspecteur scolaire

- Rubasha Léonard, enseignant

SECTEUR KABACUZI

- Niyibizi Claude, enseignant

- Kamana, commerçant à Muhura

SECTEUR KARAGALI

- Habineza Boniface, caissier communal

- Sindambiwe, enseignant

- Rutayisire Oswald, professeur d'Anglais au petit séminaire de Rwesero

- Murekezi Juvénal, agronome de la commune Giti, tué avec ses enfants et sa mère

SECTEUR RWAMIKO

- Mugire, conseiller communal, tué avec ses trois frères dont Désiré

- Semana, maçon

- Plusieurs jeunes fusillés dans la cour de récréation de l'école primaire de Rwamiko.Ils avaient été appelés pour être recrutés dans l'armée du FPR.

SOURCE : Livre Giti et le génocide rwandais, Léonard Nduwayo*, éditions L'Harmattan, 2002, 260 p

*Le Docteur Léonard Nduwayo est originaire de Giti. Il vit en France.

IBUKABOSE : Personnes tuées par le FPR dans la commune de Giti, préfecture de Byumba, d'Avril à Juin 1994.
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Ciceron 26/04/2015 13:59

Cicéron disait à César ceci: "Après nous, il y aura de grands débats sur vos comptes, comme il y en a eu parmi nous-mêmes". Il faut un débat inter-rwandais franc sur les causes et les responsabilités des uns et des autres dans cette tragédie ainsi que les répercussions tant morales que physiques. Giti n'est pas un hasard, mais toute une histoire derrière qui devrait servir de leçon pour les générations futures. Un monument qui comporterait le slogan "Never again, plus jamais ça" devrait être érigé à Giti en guise de réconciliation, si ce mot a encore du sens dans le cœur des Rwandais. Mais quand on entend le témoignage d'un Tutsi qui était à Giti en avril 1994 (https://www.youtube.com/watch?v=u07UtSnE3Io), on se dit que le débat constructif a déjà commencé sans ingérence ni récupération politique. L'histoire de Giti est à la fois tragique et héroïque, un oasis dans l'enfer du Rwanda. Laissons l'âme de Giti se refaire une santé à travers sa tolérance naturelle. Le temps de la justice viendra et il faut donner le temps au temps, dit un vieil adage. Gacaca à Giti était une bonne idée mais pas pour les bonnes personnes. C'est pourquoi il s'est terminé en queue de poisson malgré l'acharnement de ce qui voulait la tête d'Edouard Sebushumba en chômage de longue durée! Quant à ceux qui ont la soif d'utiliser Giti à des fins politiques, ils attendrons encore longtemps.

CESAR 06/09/2014 12:40

Merci Léonard pour cette information relativement à l'extermination de masse contre les Hutu de Byumba désarmés, indifféremment d'âge et de sexe.

Le génocide contre les paysans de Byumba a commencé bien avant 6 avril 1994.
Il convient de rappeler que le génocide est une question de qualité et nullement de quantité.

Kagame et les siens, regroupés au sein du FPR qui incarne les intérêts des Tutsi, ont pris les armes contre le Rwanda et les Hutu aux seules fins de prendre le pouvoir par la force et l'exercer sans partage au Rwanda.

Cette affirmation n'émane pas de moi mais des auteurs du rapport dit Mucyo contre la France dont un certain Kagabo José, dit Professeur, de nationalité rwandaise et française et sénateur par la volonté de Kagame pour les services rendus à sa communauté.

Ce rapport est limpide quant à la planification et l'exécution de la guerre et conséquemment des massacres de masse ou génocide contre des millions de Hutu. Ce rapport dit ce qui suit.

"Rapport MUCYO / Contexte de la guerre d’octobre 1990 1.3.1paragraphe 3
Le 1er octobre 1990, le FPR lance depuis l’Ouganda une attaque d’envergure contre les FAR, déclenchant la lutte armée. Selon les déclarations du FPR, cette lutte a pour but d’instaurer un Etat de droit au Rwanda, de mettre fin à la politique de discrimination ethnique et régionale institutionnalisée et de permettre le retour des réfugiés éparpillés dans la région des grands lacs et dans le monde, certains depuis trente cinq ans. Cette attaque est l’aboutissement de plusieurs années de mobilisation des communautés réfugiées de part le monde depuis le milieu des années 1980, que ce soit au Kenya, en Ouganda, au Burundi, au Sénégal, en Suisse, en France, aux Etats-Unis ou ailleurs. Les communautés des réfugiés rwandais s’organisent et commencent à articuler une plate forme revendicative fondée sur la fin de la politique de discrimination ethnique et régionale et leur droit au retour. Deux courants apparaissent : l’un, radical, pense que le régime idéologique de la suprématie hutu n’est pas auto réformable et qu’il faut donc le combattre politiquement et militairement ; l’autre, collaborationniste, prône le dialogue et la recherche d’un arrangement de type humanitaire. Cinq évènements poussent à l’accélération du processus de mobilisation et de radicalisation des communautés réfugiées."

Il ressort de cet extrait du rapport dit Mucyo ou plus précisément Rapport Kagame contre la France, que la liquidation des dirigeants rwandais Hutu de tous les secteurs de la vie économique et sociale de notre pays d'une part et l'extermination de masse contre les paysans Hutu de tous âges et conditions à commencer par ceux de Byumba afin de les réduire à une proportion acceptable par Kagame et les siens d'autre part étaient une condition sine qua none pour s'emparer du pouvoir par la force et l'exercer sans partage au Rwanda majoritairement Hutu. Par conséquent ce ne sont sûrement et logiquement pas les victimes de la guerre qui a été déclenché par Kagame et les siens et de cette extermination de masse qui sont responsables de la planification et de l'exécution des crimes qualifiés de génocide contre les Tutsi. Même un une personne en l'état d'insanité avancé le comprend aisément.

Les maîtres actuels du Rwanda et leurs excroissances et sponsors en tous genres opérant dans certains pays occidentaux ont inversé et inversent le raisonnement au mépris du bon sens élémentaire et avec une extrême mauvaise foi. Ils ont fait et font croire au Monde entier que les Tutsi ont été victimes d'une guerre déclenchée par les Hutu et des massacres de masse qualifiés de génocide à leur encontre. Pour eux, les victimes deviennent des bourreaux et des bourreaux des victimes.Il convient de distinguer des Tutsi de l'intérieur des Tutsi l'extérieur. Pour Kagame, des milliers de Tutsi de l'intérieur étaient des renégats et deveaient subir le même sort que que les Hutu.C'est exactement ce qui s'est passsé. Mais il ya une différence.Selon Kagame, les Tutsi qui ont échappé aux massacres sont des rescapés du génocide commis collectivement à leur endroit par les Hutu. Kagame a décidé qu'ils doivent être traités comme tels et leur accordeur légalement des droits spéciaux et gratuits à savoir les droits à l'éducation, à la santé et au logement. Ces droits sont consacrés par la constitution rwandaise actuellement en vigueur. Bref, ces rescapés ont gratuitement droit à tout. Ils sont rescapés de père en fils.Quant aux Hutu, évoquer les Victimes Hutu en l'occurrence ceux évoqués par Docteur Nduwayo Léonard constitue un crime de divisionnisme, de négation du génocide des Tutsi et crime contre l'Etat de Kagame.La parfaite illustration le cas Madame Ingabire Umuhoza?, présidente des FDU, qui croupit en prison pour avoir prononcé le mot "CRIME CONTRE LES HUTU ET LES VICTIMES HUTU".

Ce qu'a fait Nduwayo c'est bon mais pourquoi les membres des familles de ces victimes ( s'il y en a) qui vivent en France ne portent-ils pas plainte devant la justice française contre Kagame et autres pour génocide, crimes de guerre et crime contre l'humanité contre les victimes nommément cités?
Il ne me semble que les juges français sont compétent pour connaître une affaire de ce gerne et déposer une plainte au tribunal d'un Etat démocratique qu'est la France et sans conséquence pour l'auteur de cette plainte. Parler c'est bon mais agir c'est encore mieux.