Diplomatie

Lundi 6 octobre 2008 1 06 /10 /Oct /2008 16:27

COMMUNICATION DU GOUVERNEMENT DE LA RDC AUX AMBASSADEURS REPRESENTANTS LES PAYS MEMBRES DU CONSEIL DE SECURITE DES NATIONS UNIES(Mbusa Nyamwisi, Ministre des Affaires Etrangères)

(La Prospérité 06/10/2008)

Excellences Messieurs les Ambassadeurs,

Je commence tout d’abord par vous souhaiter la bienvenue et vous présenter le cadre et l’objet de cette rencontre.

Comme vous l’aurez constaté, nous nous retrouvons avec le Ministre d’Etat chargé de l’Intérieur, Décentralisation et Sécurité, Président du Comité de Pilotage du Programme AMANI, moi-même, Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale et Président du comité de Pilotage du processus de Naïrobi avec le Coordonnateur de ce plan, le Conseiller Spécial du Chef de l’Etat en matière de sécurité. Ce programme traite des groupes armés étrangers présents sur le sol congolais.

En ce qui concerne le cadre de cette rencontre, nous le situons en rapport avec l’évolution de la situation sécuritaire à l’Est de notre pays. Et nous avons tenu à présenter nos deux préoccupations à la Facilitation qui est commune aux deux Programmes (AMANI et Communiqué de Naïrobi).

La première préoccupation :

La déclaration belliqueuse de Laurent Nkundabatware.

Nous voudrions rappeler à votre auguste assistance que Nkundabatware a déclaré en date du 02 octobre 2008 que, pour lui, AMANi est enterré et que son mouvement cessait d’être un mouvement de revendication et devenait une rébellion avec une mise en place des structures telles que un gouvernement parallèle.

Compte tenu des conséquences graves que pourraient entraîner ce genre des déclarations sur la paix et la sécurité dans la Sous – région, nous tenons à interpeller les membres du Conseil de Sécurité que vous êtes afin que vous puissiez jouer pleinement votre rôle de prévention et de maintien de la paix et surtout pour veiller à ce que les résolutions antérieures prises par le Conseil de Sécurité des Nations Unies soient respectées notamment :

PRIMO : en matière de respect de l’intégrité et de l’autorité sur l’ensemble du Territoire Congolais

SECUNDO : en matière de respect du programme AMANI et du communiqué de Nairobi comme seul cadre ultime pour le rétablissement de la paix dans la Sous – Région.

Nous vous demandons que la MONUC soit outillée en conséquence pour imposer la paix et nous appuyons la demande qui venait d’être formulée par le Représentant Spécial du Secrétaire général des Nations Unies aux membres du Conseil de Sécurité à cet effet.

La deuxième préoccupation :

En rapport avec les informations en provenance du Rwanda qui appuie visiblement le CNDP, et renforce ses positions tout au long de la frontière avec notre pays de Bunagana à Kibumba, en violation flagrante de tous les processus en cours.

Nous demandons aux membres du Conseil de Sécurité de suivre attentivement cette situation qui risque d’embraser la Région et de perturber durablement la paix, si le Conseil de Sécurité ne joue pas son rôle de prévention et de maintien de la paix en exerçant des pressions sur le Rwanda.

Pour terminer, en notre qualité de Présidents des Comités de Pilotage des deux Programmes, nous réitérons le souci du Gouvernement de la République de faire aboutir concomitamment les deux programmes pour permettre le retour à la paix, le retour des réfugiés et déplacés internes et l’instauration d’un climat de concorde et de cohabitation pacifique entre toutes les communautés de base, ainsi que le retour des groupes armés étrangers dans leurs pays d’origine.

Nous vous remercions pour votre attention et sommes disposés à répondre à d’éventuelles questions. – (fin de texte).

LPM
06-10-2008 - 09:10:44

© Copyright La Prospérité

Par JMV Ndagijimana - Publié dans : Diplomatie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 20 septembre 2008 6 20 /09 /Sep /2008 20:40

Les présidents congolais et rwandais s’affrontent par médias interposés

Le président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, accuse son homologue rwandais de soutenir la rébellion qui ensanglante l’est de son pays. Paul Kagamé s’en défend et taxe les accusations du président congolais de « fausses allégations 

 

vendredi 19 septembre 2008, par René Dassié  

Depuis fin août dernier, les combats ont repris à l’est de la RDC, où l’armée gouvernementale affronte des groupes rebelles, dont le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) du chef rebelle Tutsi congolais Laurent Nkunda constitue la faction la plus active. Jeudi, en déplacement dans la région, Joseph Kabila a accusé le Rwanda d’être impliqué dans la reprise des hostilités. Le Rwanda a tout de suite démenti cette accusation qu’il juge faux et regrettable. La reprise des combats porte un coup dur au processus de paix en cours, et provoque des déplacements massifs de populations. L’Onu de son côté déplore le pillage des centres de santé par les belligérants.

Passe d’armes diplomatique entre la République démocratique du Congo et le Rwanda. Jeudi, Joseph Kabila a accusé le Rwanda d’être impliqué dans la reprise de la guerre à l’est de la RDC. « Le Rwanda n’est pas loin des événements qui se passent actuellement au Nord Kivu, il n’est pas innocent non plus », a déclaré, jeudi, Joseph Kabila au cours d’un point de presse à Goma la capitale de cette province dans laquelle il effectuait un séjour de travail de six jours. « Les autres pays limitrophes, l’Ouganda, le Burundi, la Tanzanie sont bien avec nous. Nous avons déjà suivi plusieurs mécanismes pour rétablir la coopération avec le Rwanda, mais ça n’a pas encore bien marché », avait ajouté le président de la RDC.

Des accusations immédiatement démenti par le Rwanda. « Le Rwanda n’a jamais apporté son soutien au mouvement rebelle du général Nkunda », a soutenu jeudi dans la soirée Rosemary Museminali, la ministre rwandaise des affaires étrangères, qualifiant au passage les accusations de M. Kabila de « fausses allégations ».

De fait, les combats entre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), l’armée régulière, et les rebelles du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) du chef rebelle Tutsi congolais Laurent Nkunda ont repris le 28 août dernier dans les collines de la province du Nord-Kivu, frontalière du Rwanda. Une transgression du cessez-le feu consécutif à l’accord de paix signé le 28 janvier à Goma (RDC), entre le gouvernement congolais, le CNDP et une vingtaine de groupes armés locaux.

Les combats ont repris au Nord-Kivu

Pour les détracteurs de Laurent Nkunda, celui-ci est instrumentalisé par Kigali. M. Kunda n’a pas commenté cette accusation contestée par le Rwanda. Son mouvement, le CNDP, s’est retiré depuis plusieurs mois du programme baptisé Amani mis en place pour faire appliquer l’accord de paix de Goma. Cet accord prévoyait l’éloignement réciproque des belligérants de leurs positions respectives pour permettre l’interposition des casques bleus de l’Onu et de la police congolaise.

Fidèle à ce processus, Joseph Kabila demande depuis au CNDP de rentrer sans condition dans les négociations de paix. Mais Laurent Nkunda ne l’entend pas de cette oreille. S’appuyant visiblement sur la combativité de son mouvement sur le terrain militaire – le CNDP a notamment repris aux FARDC les localités de Ngungu, dans le Nord-Kivu, et celle de Nundi dans le Sud-Kivu- le chef rebelle a déclaré avoir définitivement quitté le processus de paix. Il exige désormais d’avoir des négociations directes avec Kinshasa, dans un pays neutre. Elles pourraient, selon lui, se tenir à Addis Abeba la capitale éthiopienne, siège de l’Union africaine.

La reprise des combats à l’est du Congo a entraîné un vaste mouvement des populations civiles. Selon l’ONU, près de 100 000 personnes auraient ainsi été contraintes de se déplacer. L’ONU accuse également les différents belligérants de dévaster les centres de santé. « Nous devons déplorer des pillages systématiques de toutes les structures de santé dans les zones de combat. Ces pillages sont commis par toutes les forces en présence, sans exception », a déploré Nestor Yombo Djema, un porte-parole du bureau de coordination des Affaires humanitaires (OCHA) de l’ONU. Selon lui, l’absence de soins médicaux et l’indisponibilité des médicaments compliqueraient d’avantage la situation humanitaire.

http://www.afrik.com/article15257.html

Par JMV Ndagijimana - Publié dans : Diplomatie - Communauté : Afrique des Grands Lacs
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 13 septembre 2008 6 13 /09 /Sep /2008 17:47

Opinion

On le croyait assagi par l'expérience du pouvoir. Le président Kagame a pourtant du mal à se défaire de ses habits de guérillero. Ses principales armes restent le chantage, la simulation et le mensonge. La menace de retirer le contingent rwandais du Darfour en cas de non renouvellement du contrat du général génocidaire Karenzi Karake au poste de commandant adjoint des forces onusiennes du Darfour en est un très bon exemple. De fait, Kagame ne souhaite pas le retour du général Karake que certains milieux bien informés au sein du FPR présentent comme le concurrent le plus sérieux de Paul Kagame. Le maintien de Karenzi Karake au Darfour est une sorte d'assurance vie pour Paul Kagame. Pour combien de temps encore ? Il appartient aux autorités onusiennes de faire passer la justice internationale avant la protection des criminels et d'oser dire non au chantage du président rwandais.
La rédaction

Dépêche

Le Président Kagamé menace de retirer ses troupes du Darfour
APA-Kigali (Rwanda)
Le président de Rwanda, Paul Kagame, a menacé de retirer ses troupes déployées au Darfour dans le cadre de la mission conjointe de paix Onu-Union Africaine, si le contrat du commandant adjoint rwandais de cette force hybride n’était pas approuvé et lui était retiré. Kagame, qui s’exprimait dimanche dans l’émission ’Cross Fire’ (Feu croisé) d’une radio FM privée locale, a estimé que l’affaire de cet officier est un « mauvais procès arbitraire » engagé par le juge espagnol.
Ce juge avait récemment porté des accusations contre 40 officiers supérieurs rwandais, dont le Général Karenzi Karake, qui auraient tous été impliqués dans le génocide et les autres crimes de guerre au Rwanda en 1994. Le Rwanda, qui a envoyé environ quatre bataillons au Darfour, possède actuellement le plus gros contingent de la mission de paix. En outre dix de ses soldats ont été déjà tués dans cette province du Soudan.
SN/tjm/fss/aft/APA
020908

Par JMV Ndagijimana - Publié dans : Diplomatie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Recherche

Articles récents

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés