Diplomatie

Mardi 9 novembre 2010 2 09 /11 /Nov /2010 09:06

(Le Potentiel 08/11/2010)


Prévu initialement en novembre 2010 à Kinshasa, le sommet des chefs d’Etat et de gouvernement des Grands Lacs est reporté à une date ultérieure.

Le sommet extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement sur l’exploitation illégale des ressources minières dans la région des Grands Lacs n’aura plus lieu en ce mois de novembre à Kinshasa, comme initialement prévu. La confirmation a été faite, le jeudi 4 novembre 2010, par Baudouin Hamuli Kabarhuza, coordonnateur national de la Conférence internationale sur la paix, la sécurité, la démocratie et le développement de la région des Grands Lacs.

« Ce léger report qui pourrait prendre six mois, n’empêcherait pas, par contre, la tenue des réunions préparatoires dont celles du comité interministériel, du secrétariat de la Conférence et de la coordination nationale », a précisé Baudouin Hamuli Kabarhuza, lors d’un entretien avec le journal Le Potentiel. Avant d’indiquer qu’en décidant de ce report, le gouvernement congolais souhaite que cette rencontre soit accompagnée des actions concrètes dans le pays. En fait, il sera l’occasion pour l’organe exécutif de mobiliser la communauté internationale afin non seulement de s’investir pour le retour de la paix en RDC, préalable à la tenue de ces assises. Mais aussi, négocier avec les entreprises étrangères pour les amener à investir dans le secteur minier en RDC.

A scruter l’analyse de près, l’on se rend à l’évidence qu’il existe certains faits qui pourraient compromettre la tenue du sommet spécial de Kinshasa. Sur le plan régional, on peut citer le rapport Mapping récemment publié par les Nations unies sur les violations des droits de l’Homme en RDC. Ce qui, selon lui, a créé une sorte de nuage dans la région. Ensuite, le mois d’octobre prévu pour le sommet coïncide avec le processus électoral dans plusieurs pays de la région. Ce qui pourra empêcher certains chefs d’Etat des prendre part à ces assises et faire ainsi échec à la tenue du sommet. C’est le cas de la Tanzanie et de la Centrafrique. Les difficultés financières constitueraient en outre un facteur explicatif du report du sommet. D’autant plus que la RDC vient de dépenser d’importante somme d’argent lors de la Marche internationale de femmes organisée il y a peu à Bukavu. A ces facteurs, s’ajoute la tenue prochaine à Kinshasa de la Conférence de la commission des forêts de l’Afrique centrale (COMIFAC). Pour réussir le bon déroulement de cette conférence, Kinshasa devrait encore se préparer en conséquence. Et cela, en matière de finances, de la logistique, etc.

Sur le plan international, il y a la loi Obama interdisant l’exploitation des minerais en provenance des zones de conflits. Une mesure qui exige de l’Etat congolais de réussir son pari de reprendre le contrôle de minerais. Allusion faite à la mesure suspendant l’exploitation des ressources minières dans la partie-Est et les mesures administratives, consistant à accompagner cette suspension.

En plus, les experts nationaux de la CIRGL, réunis dernièrement lors d’un atelier à Kinshasa, avaient opté pour la mise en place d’un « mécanisme de certification des ressources naturelles dans la région des Grands Lacs ». Ce, en vue de mettre fin à l’exploitation illégale de ressources naturelles dans la région. Il s’agit notamment de la création d’un forum de consultation régional ; la définition des objectifs et des normes du mécanisme de certification ; la précision par chaque pays de ressources naturelles qui devront faire l’objet de certification ; la création d’une grille décrivant la nature de chaque produit minéral ; la définition des règles d’origine.


Bienvenu Ipan
 

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Mardi 12 octobre 2010 2 12 /10 /Oct /2010 03:37

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

Inkingi

Forces Démocratiques Unifiées - United Democratic Forces

Kigali -Rwanda

Kigali, le 08 octobre 2010

 

Hier au cours d victoire-ingabire-flyer fdu e la cérémonie de prestation de serment de ses ministres, le Général Paul KAGAME très en colère a étonné le public en d isant qu'il n'y avait plus d'espace politique pour l'opposition et qu'il n'a pas besoin de leçons à recevoir des donateurs perfides. Il réagissait aux appels en provenance des pays étrangers pour plus d'espace politique afin de désamorcer l'impasse politique actuelle.

Tout en se moquant ouvertement de certains partenaires bilatéraux occidentaux «qui sont heureux de prodiguer des conseils sur des questions  de bonne gouvernance alors qu'ils ont été incapables de former leurs propres gouvernements chez eux», le Président divulgue aussi sa stratégie, soit de les écouter tout en poursuivant son agenda ou soit d’hiberner tactiquement jusqu'à ce qu'ils se fatiguent et se taisent. C'est une suite logique de son discours du mois d'août dernier quand il a dit haut et fort que les Africains n'ont pas besoin de démocratie. Il ne peut pas ignorer indéfiniment des conseils et des appels de Rwandais et des amis du Rwanda. L'ouverture de l'espace politique est un préalable indispensable à la réconciliation nationale et pour une paix durable au Rwanda.

L’assomption selon laquelle il n'y aurait plus d'espace politique est un autre pas de plus vers l'exclusion politique d'une grande partie de la population de la gouvernance du pays. L'exclusion politique a toujours été à l'origine de la spirale de violence, du génocide et des crimes contre l'humanité qui ont secoué le pays et continuent à peser sur le dos des générations futures.

Ses aveux publics sur ses difficultés particulières à gouverner le pays ne sont un secret pour personne. La solution est justement d'ouvrir l'espace politique et de cesser ses menaces contre l'opposition ainsi que ses dénigrements des bonnes intentions des partenaires  bilatéraux.  La démocratie et la justice sont des valeurs universelles. Il n'y a pas de norme sous standard pour l'Afrique et le Rwanda en particulier. Le rejet catégorique de tout appel à plus d’espace politique met en péril l'avenir de notre pays.

Nous encourageons tous les amis loyaux du Rwanda à renforcer la pression jusqu'à ce que la démocratie et la justice soient une réalité dans ce pays.

 

Mme Victoire INGABIRE UMUHOZA

Présidente des FDU-INKINGI.

Tel : (+250) 728636000 Fdu.inkingi.rwa@gmail.com
http://www.fdu-rwanda.org http://www.victoire2010.com

Sur Facebook: http://www.facebook.com/pages/Victoire-Ingabire-Umuhoza-for-President/109504816547-

Sur YouTube: http://www.youtube.com/user/FDUInkingi123

Sur Twitter: http://twitter.com/VictoireUmuhoza

 

 

 

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Vendredi 8 octobre 2010 5 08 /10 /Oct /2010 19:32

 Traduction libre d'un extrait du discours de P.KAGAME lors de la prestation de serment de ses  ministres le 7 octobre 2010

Kagame fâché Il s’en e st pris de façon ironique à 3 pays, sans les citer :

La Belgique :

"Il ya des pays qui nous demandent d'ouvrir l'espace politique (réf. au Ministre Belge Charles Michel), alors qu'ils sont incapables de mettre en place leur propre gouvernement !

"L'espace politique du Rwanda est occupé et il est plein!"

  

La Hollande :  « Il y a des pays qui nous reprochent de juger les opposants politiques alors que chez eux, les musulmans sont mis sur la touche » (réf. au virage à  droite de la politique Hollandaise) !

 

Les USA:   « Il ya des pays qui veulent me juger pour avoir été au Congo, pour avoir pillé le Congo alors qu'ils étaient présents à  nos côté, maintenant ils veulent nous juger !!! »

 

Exceptionnel!

Pour une fois, ce n'est pas la faute des français! Et ça, c'est vraiment le signe que Kagame est fatigué!


Ecouter le discours en Kinyarwanda
Source

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Mardi 31 août 2010 2 31 /08 /Août /2010 17:14
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Dimanche 22 août 2010 7 22 /08 /Août /2010 08:14

WASHINGTON (Reuters) Fri Aug 13, 2010

The United States expressed concern on Friday about "disturbing events" surrounding this week's presidential election in Rwanda in which incumbent Paul Kagame drew 93 percent of the votes.

The White House National Security Council said in a statement that progress has been in Rwanda since the 1994 genocide of 800,000 ethnic Tutsis and moderate Hutus.

"We remain concerned, however, about a series of disturbing events prior to the election, including the suspension of two newspapers, the expulsion of a human rights researcher, the barring of two opposition parties from taking part in the election, and the arrest of journalists," National Security Council spokesman Mike Hammer said in a statement.

The land-locked African country's stability and prosperity will be difficult to sustain without broad political debate and open political participation, Hammer said.

Critics say the Rwandan election campaign was marred by government repression. Human rights groups pointed to mounting violence during the run-up to the election after the fatal shooting of a local journalist and the killing of an opposition official who was found nearly beheaded in July. The government denied involvement.

"Democracy is about more than holding elections," Hammer added. "A democracy reflects the will of the people, where minority voices are heard and respected, where opposition candidates run on the issues without threat or intimidation, where freedom of expression and freedom of the press are protected."


The White House statement does not congratulate Kagame for his re-election in Monday's voting.

Kagame's nearest rival, Jean Damascene Ntawukuliryayo of the Social Democratic Party, won 5 percent of the vote, according to final election results released on Wednesday.

"We have expressed our concerns to the government of Rwanda, and we hope the leadership will take steps toward more democratic governance, increased respect for minority and opposition views, and continued peace," Hammer said.


(Reporting by Tom Doggett; Editing by Will Dunham)

 

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Vendredi 6 août 2010 5 06 /08 /Août /2010 16:28

Soumis par Jean-bernard Gervais le ven, 08/06/2010 - 15:46

Signe de la tension qui règne actuellement entre la république sud-africaine et le Rwanda, l'ambassadeur de la RSA au Rwanda Gladstone Dumisani Gwadiso a été rappelé à Pretoria début août. Se défendant de tout refroidissement des relations entre Pretoria et Kigali, Ayanda Nstaluba, directeur général des relations internationales en Afrique du Sud, a néanmoins reconnu que le problème des réfugiés rwandais en RSA, en particulier Kayumba Nyamwasa et Karegera, tendait les relations bilatérales entre les deux pays. Officiellement, Dumisani Gwadiso a donc été rappelé pour consultations. "Il n'y a aucun rapport entre le rappel de notre ambassadeur et la tentative d'assassinat de Kayumba Nyamwasa", a ajouté Ayanda Nstaluba. En juin dernier, Kayumba Nyamwasa, un opposant rwandais en exil en RSA, a été victime d'une tentative d'assassinat près de son domicile. Cinq suspects ont été arrêtés, dont un citoyen rwandais, qui devraient passer devant la cour le 12 août prochain. Par ailleurs, le Rwanda doit faire face à la réprobation internationale, suite à l'assassinat d'un opposant rwandais, vice-président du Green Party, André Rwisereka, décapité en juillet dernier.

Source

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Vendredi 6 août 2010 5 06 /08 /Août /2010 15:09

Angop 05/08/10 14:11

 

Kigali - Aucun observateur électoral de l'Union européenne (UE) n'assistera à l'élection présidentielle de lundi au Rwanda, où un total de 1.394 observateurs ont été officiellement accrédités pour suivre le scrutin.

"Depuis janvier, nous avons annoncé aux autorités rwandaises que nous n'effectuerons pas d'observation", a indiqué jeudi à l'AFP le représentant de l'UE à Kigali, Michel Arrion. "Le Rwanda n'était pas parmi les pays les plus prioritaires. Cela a été justifié principalement par des raisons budgétaires", a expliqué M. Arrion.

Seuls quatre experts de l'UE, spécialisés dans les élections, les questions juridiques et les médias,  assisteront aux opérations de vote et feront un rapport en interne à la Commission et aux Etats membres. Aucun communiqué officiel ne sera rendu public, toujours selon M. Arrion.

Selon la Commission électorale rwandaise, 1.394 observateurs ont été accrédités pour suivre la présidentielle, dont 214 internationaux représentant notamment l'Union africaine (UA), le Commonwealth, la Francophonie et des diplomates en poste au Rwanda.

Source portalangop

 

 

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Jeudi 22 juillet 2010 4 22 /07 /Juil /2010 08:49

Spanish Prime Minister Jose Luis Zapatero (pictured) did not attend a UN meeting co-chaired by Rwandan president Paul Kagame on Friday, following protests that Kagame's regime was linked to the 1994 Rwandan genocide.

By News Wires

 

AFP - Spain's Prime Minister Jose Luis Zapatero shunned Friday a UN-backed meeting with Rwandan leader Paul Kagame after protests that his regime was linked to the 1994 genocide as the UN chief called for a probe into recent deaths in the central African nation.

Spain's Deputy Prime Minister Maria Teresa Fernandez de la Vega said Zapatero had received a request from several other Spanish political parties that he not meet Kagame because of Spanish legal proceedings against 40 Rwandan officers linked to the genocide.

He was "sensitive to that and responded" by deciding not to attend the meeting which was attended by UN Secretary General Ban Ki-moon, she told public television TVE.

Spain was represented instead by Foreign Minister Miguel Angel Moratinos at the first meeting of the MDG Advocacy Group set up last month by the United Nations to advance the Millennium Development Goals, which include halving extreme poverty by 2015.

Kagame and Zapatero are the co-chairs of the group.

The meeting had also been moved from government headquarters to a Madrid hotel while Zapatero met separately with Ban.

"It is not a big deal for us. It is Spain's internal politics," Rwandan Foreign Minister Louise Mushikiwabo told reporters on the sidelines of the gathering.

"We would like the Spanish people to get to know Rwanda's President Kagame better. He is not what we see him portrayed as."

In 2008 Spain's High Court announced its intention to prosecute 40 Rwandan army officers for genocide, crimes against humanity and terrorism related to events that took place between 1994 and 2000, including under Kagame's rule.

Kagame's then rebel Rwandan Patriotic Front in July 1994 ended the 100-day slaughter of at least 800,000 people, mostly from his Tutsi minority, by Hutu extremist militias and government troops.

But the Spanish judiciary accuses Kagame of fomenting the ethnic clashes in a bid to seize power.

The Rwandan officers are accused, among other things, of murdering nine Spanish missionaries and expatriates allegedly witnesses to massacres.

But Kagame is immune from prosecution because of his status as head of state. His government has vehemently rejected the accusations.

During an interview with Spanish news radio Cadena Ser, Ban refused comment on the Spanish legal proceedings against Rwandan officials.

He stressed that Rwanda was one of the "rare" African nations that have made "significant" progress in the fight against infant mortality.

The meeting in Madrid comes ahead of a high-level MDG Advocacy Group summit that will take place at the UN's headquarters in New York in September which Ban said Friday would be attended by 150 heads of state.
"This is an unprecedented number," he said, adding the Millennium Development Goals "can not be changed" despite the global economic downturn.

During talks with Rwandan leader Paul Kagame in Madrid, Ban "expressed his concerns" that the recent murder of opposition official Andre Kagwa Rwisereka and journalist Jean Leonard Rugambage has "caused political tensions" in Rwanda ahead of August 9 presidential elections, his spokeswoman said.

"He encouraged the Rwandan authorities to carry out a full investigation into these incidents," Ban's his spokeswoman Vannina Maestracci told AFP.

Rwisereka was the deputy president of the Rwandan Democratic Green Party. His nearly decapitated body was found dumped by a river on Wednesday.

Rugambage, who was critical of Kagame's government, was shot dead near his home on June 24.

The Rwandan Democratic Green Party is unregistered and has no candidate for next month's presidential elections. It has accused Kagame of blocking it from taking part in the polls.

EU foreign affairs chief Catherine Ashton on Friday urged the Rwandan authorities to "clarify the exact circumstances" of Rwisereka's "horrific killing and bring the perpetrators rapidly to justice."

Click here to find out more!

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Samedi 17 juillet 2010 6 17 /07 /Juil /2010 17:04

Africa News 

JP Mbelukagame-3.jpg

Photos ci-contre : manifestants anti-Kagame en Espagne

Hier, vendredi 18 juillet 2010, dans une dépêche  intitulée « Zapatero cède aux critiques et renonce à s'afficher avec Kagame à Madrid », l’AFP rendait compte du lapin posé par Zapatero au président rwandais  Paul Kagame invité de l’ONU à une réunion sur la pauvreté en Espagne.  La dépêche rappelle que « la levée de boucliers en Espagne trouve son origine dans les mandats d'arrêt pour "génocide" lancés par un juge espagnol en février 2008 contre 40 militaires du régime de M. Kagame, accusés d'avoir fomenté des affrontements ethniques dans les années 90 pour s'emparer du pouvoir. Ces militaires sont accusés d'avoir sciemment déstabilisé le régime extrémiste hutu de Juvénal Habyarimana en place à l'époque, en commettant des actes terroristes avant de prendre le pouvoir. Le juge Fernando Andreu avait lancé des accusations détaillées contre M. Kagame, sans le poursuivre en raison de son immunité de chef d'Etat. »  Et « la réunion, initialement prévue au siège du gouvernement, a eu lieu à l'hôtel Ritz. » Quel est le nombre d’Espagnols sur lesquels porte l’enquête  du juge Fernando Andreu ?  La dépêche répond : « Le juge espagnol enquête notamment sur les assassinats présumés par les milices tutsies du Front patriotique rwandais (FPR), dirigées alors par M. Kagame, de neuf missionnaires et coopérants espagnols témoins de massacres. »

 

Quelle a été la réaction immédiate des responsables rwandais face au geste hautement symbolique de Zapatero ? « "Ce n'est pas un grave problème pour nous", a minimisé la ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo, qui a évoqué devant la presse une décision de "politique intérieure espagnole" ».

 

En lisant cette dépêche, quelques réflexions peuvent être faites. Zapatero est un premier ministre à l’écoute des critiques  de  la classe politique espagnole. Cette dernière existe et veille à la protection et à la sécurité des citoyens espagnols où qu’ils se retrouvent à travers le monde. La justice espagnole est indépendante et respectée par la classe politique.

Zapatero n’a pas accepté que l’assassin présumé de ses compatriotes participe à une réunion « au siège du gouvernement », l’un des lieux hautement symboliques  de la souveraineté de son peuple.

 

Contrairement à la virulence de leurs réactions face aux Français, aux Belges ou aux Congolais, à Madrid, les gouvernants rwandais ont fait profil bas et respecté « une décision de politique intérieure espagnole ». Les petites mains médiatiques occidentales luttant contre « la diabolisation » de l’homme fort de Kigali traînent à réagir à ce lapin posé à leur client…

 

Et quand nous savons que le même Kagame venait, deux semaines plus tôt, de marcher sur un tapis rouge  dans la capitale du pays où les témoins espagnols  de ses massacres ont été tués ; là où des millions des Congolaises et Congolais ont été victimes de la barbarie des miliciens du FPR ; quand nous savons que Kagame est arrivé dans cette ville, avec deux heures de retard, pour le défilé de la fête de l’accession du Congo à sa souveraineté nationale et internationale et qu’il n’y a eu aucune protestation officielle ni de la classe politique ni des ONG des droits de l’homme, ni de quelques magistrats épris d’un certain sens de justice, il y a des hypothèses qui peuvent être émises sur notre devenir commun en tant que peuple.

Ou la guerre d’agression à laquelle nous résistons depuis plus de dix ans a détruit en nous tout sens de protestation et de révolte ; ou nous n’avons pas encore eu une classe politique sur laquelle nos populations peuvent compter ; ou nous avons fini, dans notre immense majorité par accepter notre état de sous-humanisation depuis la guerre de l’AFDL, etc.

 

Comment se fait-il que les mêmes gouvernants capables d’organiser une réunion pour écrire une lettre de protestation contre les politiques et les journalistes Belges ayant critiqué le cadeau d’Olive Lembe à la reine Paola en disant du pays de Karel de Gucht qu’il est le repère de comploteurs contre les intérêts du Congo peuvent dérouler le tapis rouge à Kagame et Museveni, assassins de nos populations ?

 

En cédant aux critiques de la classe politique espagnole, Zapatero reconnaît, en filigrane, les conclusions de l’enquête du juge Fernando Andreu. Il partage celle-ci : « Une fois l’immunité présidentielle de Kagame levée, il sera poursuivi par la justice espagnole. »  Le même Kagame dont les miliciens ont assassiné (et assassinent encore ?) les Congolais et les Congolaises n’a été traduit à aucun tribunal par les gouvernants Congolais, donneurs de leçons de souveraineté à la Belgique !  De  la rhétorique souverainiste à la complicité avec le pouvoir meurtrier de Kigali et à la traitrise du peuple congolais, il y a  un pas que les petits restes et les minorités d’acteurs-créateurs Congolais n’ont fait que franchir. (Est-ce avec ces traîtres de la nation qu’il faut  aller aux élections en 2011 ?)

En cédant aux critiques la classe politique espagnole, Zapatero constitue dorénavant une exception (rarissime) en Occident où Kagame est adulé malgré le sang qu’il ne cesse de verser.

 

Il y a là un signe qui ne trompe pas. Le travail de lobbying  congolais à travers le monde, les divisons au cœur du FPR et  des soutiens anglo-saxons de Paul de Kigali et l’épée de Damoclès de la justice espagnole sur sa tête risquent de sonner le glas d’un pouvoir acquis au bout de l’épée et  de celui de ses dépendants en poste à Kinshasa… (à suivre)

 

J.-P. Mbelu

 

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Samedi 17 juillet 2010 6 17 /07 /Juil /2010 05:18

BBC

kagame-2.jpgDes partis politiques et des ONG espagnoles s'opposent à la présence du président rwandais Paul Kagamé en Espagne. Le premier ministre espagnol, sous pression, a refusé de rencontrer Paul Kagamé.

Dans une interview à la BBC, un porte-parole du premier ministère espagnol, qui a souhaité garder l'anonymat, a déclaré que le chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero n'a pas voulu rencontrer le président Kagamé par souci de respecter l'opinion publique espagnole.

Selon ce porte-parole le président rwandais n’a jamais été invité à Madrid par les autorités espagnoles, il est en Espagne pour prendre part à une réunion du groupe de contact sur les Objectifs du millénaire pour le développement. Monsieur Kagamé codirige ce groupe à la demande du secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-Moon.

En marge de cette réunion, une rencontre était prévue entre le chef de l'Etat rwandais et José Luis Rodriguez Zapatero.

Mais des députés de l'assemblée nationale espagnole ont fait parvenir une lettre à Zapatero pour manifester leur opposition à cette rencontre.

La lettre accuse le président Kagamé d’être impliqué dans la mort de 9 missionnaires espagnols dont la majorité ont été tués au Congo entre 1997 et 1999. Cette affaire fait l'objet d'une enquête espagnole et des mandats ont été émis par un juge espagnol contre une quarantaine de soldats rwandais.

Le porte-parole du gouvernement a dit que par ailleurs plusieurs Organisations non-gouvernementales espagnoles ont exprimé leur inquiétude face à la détérioration de la situation des droits de l’homme au Rwanda à l'approche de la présidentielle d'Aout prochain.

Les ONG font allusion aux meurtres non-élucidés d'un journaliste et d'un homme politique et au fait que des opposants, dont Victoire Ingabire, n’ont pas le droit de prendre part au scrutin pour des raisons diverses, dont celles de terrorisme et promotion d'une idéologie génocidaire.

 

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